samedi 27 septembre 2025

Le retour de Kapa 69 : quand les souvenirs CB refont surface

Salut à tous ! 👋 Hier, j’ai eu une belle surprise sur les ondes : le retour de mon ami Kapa 69, que je n’avais pas entendu depuis un bon moment. Quel plaisir de retrouver la toute première voix que j’avais captée sur la CB, un certain 20 novembre 2022 vers 20h, sur le canal 4 FM, le canal d’appel de la Suisse romande. Trois coups dans le micro pour se saluer… et hop, la magie des ondes opère ! 🔊 Souvenir de mon tout premier contact Ce soir-là, j’étais avec mon fidèle Alan 42, mon tout premier poste CB portable. J’avais raconté cette expérience dans un article dédié, que vous pouvez retrouver ici : 👉 Mon premier contact CB avec l’Alan 42 . À l’époque, l’échange avait été assez bref. Je n’avais même pas demandé son prénom, juste son indicatif : Kapa 69. Mais ce premier contact reste un moment fort, celui qui m’a fait tomber amoureux de la CB. Nos retrouvailles sur les ondes Hier, c’était tout autre chose : on a discuté une bonne dizaine de minutes, en testant différents modes et canaux : 4 FM pour commencer, Puis 4 AM, Ensuite 7 AM, Et enfin 7 USB, la BLU. Et là, surprise technique ! En AM, il passait même mieux qu’en FM, Et en BLU (USB)… c’était un vrai boulet de canon grâce à ses 12 watts PEP. 💥 En plus, avec ses 20 mètres de fil d’antenne, il avait une portée impressionnante. 📡 L’esprit cibiste toujours vivant Après cette discussion, j’ai ressenti ce mélange unique : La nostalgie de mes débuts en 2022, Et la motivation pour continuer à faire vivre la CB, car comme on dit : "Cibiste un jour, cibiste toujours !" Hi hi hi ! Trois coups dans le micro ! 🔊 Un message pour les curieux et les anciens Pour celles et ceux qui veulent se lancer, je conseille de commencer doucement, avec un petit poste portable, facile à utiliser. Je prépare d’ailleurs un guide universel, pour aveugles et voyants, afin d’expliquer pas à pas comment débuter en CB ou PMR 446. Pour les anciens qui hésitent à revenir, rappelez-vous : ce ne sera peut-être plus comme dans les années 80 ou 90, mais il y a encore du monde sur les ondes, et ça fait tellement plaisir d’entendre de nouvelles voix et de faire revivre cette belle passion. Et vous ? Et vous, quels sont vos plus beaux souvenirs de CB ? Avez-vous déjà repris le micro récemment, ou l’envie vous titille-t-elle ? Partagez vos expériences dans les commentaires, et peut-être qu’on se croisera un jour… sur le canal 4 FM ! 🎙️

mercredi 24 septembre 2025

Ma technique pour cuire une entrecôte parfaite (sans la voir)

Salut à tous ! 👋 Aujourd’hui, on va parler cuisine, et plus précisément de ma technique pour cuire une entrecôte de bœuf à la poêle, une méthode simple et efficace qui marche même quand on est aveugle, comme moi. Je vous emmène dans ma cuisine pour vous montrer comment je fais, étape par étape, avec mes repères sensoriels et un petit coup de pouce technologique. 🥩🔥 1. Préparer le matériel et la viande Je commence toujours par tout préparer avant d’allumer la plaque, pour ne pas être pris de court. Dans ma fameuse boîte à outils spéciale cuisine, je prends : Une poêle adaptée à ma plaque induction, Mon pique à viande pour retourner la pièce facilement et sans risque d’éclaboussures, Une assiette propre pour poser la viande cuite, Le sel et le poivre, Mes herbes de Provence pour parfumer l’entrecôte. Côté viande, je fais confiance à ma sœur, qui connaît mes goûts et choisit pour moi une belle pièce de qualité. Quand on ne peut pas vérifier visuellement, avoir une personne de confiance ou un boucher habituel, c’est essentiel. 🤝 2. La cuisson, étape par étape La cuisson, c’est le cœur de la recette. Je procède toujours de la même manière, avec mes repères sensoriels et un petit coup de pouce technologique grâce à Siri sur mon Apple Watch. ⏱️ Je verse l’huile dans la poêle à froid, pour éviter les éclaboussures. J’allume la plaque induction et j’écoute attentivement. Quand l’huile commence à crépiter, c’est le signal parfait pour poser l’entrecôte. 🔊 Je demande à Siri : "Dis Siri, mets un minuteur de 3 minutes." Au bip, je retourne la viande avec le pique et je redemande 3 minutes pour la deuxième face. En 6 minutes pile, j’obtiens une cuisson saignante, exactement comme je l’aime. 3. L’assaisonnement en cours de cuisson Je sale et poivre la viande pendant la cuisson, directement dans la poêle, sur les deux faces : Première face : avec mon moulin manuel, pour avoir un poivre grossier et bien parfumé. 🌿 Deuxième face : avec le moulin électrique, plus rapide mais qui donne un poivre plus fin. À chaque retournement, je saupoudre des herbes de Provence, qui apportent un délicieux parfum méditerranéen. 🌱 4. Le repos et la garniture Une fois la viande cuite, je la dépose dans l’assiette et je la laisse reposer une ou deux minutes. Cette étape est cruciale : elle permet aux jus de se répartir, ce qui rend l’entrecôte encore plus tendre et juteuse. 💧 Pour le contraste, j’ajoute une garniture. Ce dimanche, c’était des courgettes au four, préparées par ma sœur. Je les ai laissées froides, et le mélange entre la chaleur de la viande et la fraîcheur des courgettes était tout simplement… rude bon ! 😋 Mes repères pour réussir sans voir En tant qu’aveugle, mes repères ne sont pas visuels, mais auditifs et tactiles : Le crépitement de l’huile pour savoir quand démarrer, Le bip du minuteur pour la précision du temps, Le toucher avec le pique pour vérifier la cuisson : Un peu ferme mais encore souple = saignant parfait. Avec l’habitude, ces repères deviennent automatiques, et la cuisine devient un vrai plaisir, sans stress. Conclusion : à vos poêles ! Cuisiner, ce n’est pas juste nourrir son corps, c’est aussi se faire plaisir et partager un moment convivial. Avec un peu d’organisation et de bons repères, même sans voir, tout le monde peut réussir une belle entrecôte. Et vous, quelles sont vos astuces pour réussir la cuisson de la viande ? Avez-vous une technique secrète, un assaisonnement préféré ? Partagez vos conseils et vos expériences dans les commentaires, et surtout… bon appétit ! 🥩🔥

samedi 20 septembre 2025

Les radios qui ont marqué ma vie

👋 Salut à tous !
Aujourd'hui, je vous emmène dans un voyage sonore, à travers mes souvenirs, mes émotions et ces voix qui ont rythmé ma vie.
Pour moi, la radio n'est pas juste un appareil : c'est un compagnon de route, une présence chaleureuse qui a toujours été là, de l'enfance jusqu'à aujourd'hui.

Comme je suis aveugle de naissance, la radio occupe une place encore plus particulière dans ma vie.
Elle est bien plus qu'un simple média : elle me permet de voir le monde autrement, à travers les voix, les musiques et les sons.
Chaque émission, chaque commentaire sportif, chaque générique devient une fenêtre ouverte sur l'extérieur.


Le tout premier souvenir : le Fisher-Price rouge

Ma toute première « radio » était en réalité un radiocassette  Fisher-Price, rouge pétant avec de gros boutons de couleur.
Je m'en souviens comme si c'était hier :

  • deux blancs pour avancer et reculer la bande,
  • un rouge pour enregistrer,
  • un vert pour lancer la lecture,
  • et un bleu pour arrêter et ouvrir le compartiment à cassettes. 🎶

À cette époque, je l'utilisais surtout pour écouter des cassettes, pas vraiment la radio.
Je l'ai gardé longtemps, jusqu'au jour où on m'a dit qu'il n'était plus réparable, car il était en plastique.
Ce petit poste reste pour moi le symbole de mes premiers pas dans le monde sonore.


Les matins de mon enfance : Patrick Ferla et RSR

Le vrai contact avec la radio est arrivé au petit déjeuner, dans notre appartement du chemin de Roches à Pully.
Nous avions un poste posé sur le parquet, sur la mezzanine du salon, et le son se diffusait dans toute la pièce.
C'était l'époque de la Radio Suisse Romande, devenue ensuite RS Première, puis RTS La Première.

Chaque matin, la voix de Patrick Ferla animait Le Petit Déjeuner. ☕🎙️
Je ne me souviens pas de la marque du poste, mais je me souviens parfaitement de l'ambiance :
ces voix qui accompagnaient le début de la journée,
ce petit rituel familial qui réchauffe encore ma mémoire aujourd'hui.


Au chalet et en voiture : la radio en famille

La radio, c'était aussi les trajets en voiture ou les week-ends au chalet.
Là-bas, nous avions un petit poste Toshiba, qui pouvait fonctionner sur piles, parfait pour un lieu un peu isolé.
On écoutait beaucoup Les Dicodeurs, une émission culte de la RSR, pleine d'humour et de complicité.

Et lors des voyages en voiture, il y avait un rendez-vous incontournable :
les radios autoroutes sur la fréquence 107.7.
Elles accompagnaient nos trajets, avec des infos trafic très utiles et une musique d'ambiance parfaite pour la route. 🚗🎧


Radio Framboise et le premier poste rien qu'à moi

En parallèle, ma station favorite est devenue Radio Framboise 🍓.
À tel point que j'avais programmé mon radio-réveil dessus, pour commencer la journée avec ses animateurs.
Et chaque quart d'heure, à :15, il y avait le célèbre Jackpot Framboise !
Je me souviens encore du numéro à composer pour jouer :

« 0901 56 54 55 » 📞
Un petit moment d'excitation, même si je ne participais pas toujours.

Puis, un jour, ma marraine m'a offert un radio-CD-cassette.
Ce cadeau a été une libération : je n'avais plus besoin de monopoliser la chaîne hi-fi familiale !
C'était mon poste à moi, ma musique, mes cassettes, et surtout ma radio.
Je pouvais enfin écouter ce que je voulais, quand je le voulais.


La magie du direct : le hockey sur Framboise

Vers 2001, la radio a pris une toute nouvelle dimension avec les matchs du Lausanne HC. 🏒🔥
Grâce à Radio Framboise, j'ai découvert l'émotion du direct, cette intensité unique que seule la radio peut transmettre.

Deux voix mythiques m'accompagnaient alors :

  • Paul Magro, plein d'énergie et de passion,
  • David Lemos, plus posé, précis dans ses analyses.

Leurs commentaires me transportaient au cœur de la patinoire.
Je me souviens encore de Paul criant :

« Et goal ! Et goaaaaaaal ! »
Souvent, j'écoutais seul, complètement absorbé,
et encore aujourd'hui, je retrouve cette ambiance sur Global Sport, preuve que la magie est toujours là.


Les grandes émissions cultes

Avec le temps, j'ai élargi mes horizons radio.
Toujours sur RSR La Première, j'écoutais :

  • Les Dicodeurs, bien sûr, une émission indémodable,
  • Salut les Petits Loups, pour la jeunesse,
  • et surtout Le Kiosque à Musique, présenté par Jean-Paul Gigon et Jean-Claude Martin. 🎵

Chaque samedi, l'émission commençait par la célèbre petite phrase « Attention, le samedi… »,
qui annonçait une ambiance festive et conviviale pour tout l'après-midi.
C'était le rendez-vous musical incontournable, qui résonne encore dans mes souvenirs.

Et puis, il y avait Radio Lac, que j'associe directement au Bol d'Or,
cette course mythique sur le lac Léman .
Là, radio et passion pour la navigation se rejoignaient dans une symphonie parfaite.


Couleur 3, Nostalgie et Option Musique

Plus tard, j'ai découvert Couleur 3, avec son style décalé et audacieux.
Le dimanche soir, entre 22h et minuit, j'écoutais Krakoukas,
une émission entièrement consacrée à la musique métal. 🎸🔥
Elle avait une énergie folle, parfois complètement déjantée.
Il m'arrivait même d'oublier de couper la radio en m'endormant…
et de me réveiller avec le métal qui tournait encore en fond sonore. 😅

À côté, il y avait Nostalgie, parfaite pour retrouver les grands classiques,
et Option Musique, devenue RTS Option Musique aujourd'hui.
Quand j'étais à La Tzoumaz, nous utilisions l'émetteur de Savièse pour bien capter la station,
preuve que la radio était aussi liée aux lieux et aux voyages.


Aujourd'hui : la radio à l'ère du DAB+

Même avec Internet, les applis et les podcasts,
je continue à écouter la radio en direct, grâce au DAB+.
La qualité est incroyable, et j'aime rester dans l'instant,
comme lorsque j'écoutais un match ou une émission spéciale il y a des années.

Les applis sont très pratiques pour rattraper ce que j'ai manqué,
mais rien ne remplace la magie du direct.
C'est un parfait mélange entre modernité et tradition,
entre l'enfant que j'étais et l'adulte d'aujourd'hui.


Partagez vos souvenirs !

Et vous, quels sont vos souvenirs liés à la radio ? 🎙️
Laquelle a marqué votre enfance ou vos trajets en voiture ?
Racontez-moi vos anecdotes dans les commentaires, je serai ravi de les lire et d'échanger avec vous.
Et si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos proches pour faire revivre, à plusieurs, la magie de la radio. 💬✨


Conclusion : une radio qui me fait voir le monde

Pour moi qui suis aveugle, la radio est bien plus qu'un simple média :
c'est une fenêtre ouverte sur le monde.
Là où d'autres voient des images, moi j'entends des voix, des musiques et des ambiances qui donnent vie à mon univers.

Chez moi, il y a presque toujours une radio allumée.
Elle accompagne mes journées, mes souvenirs, mes passions.
Du petit Fisher-Price rouge aux cassettes, puis au DAB+ d'aujourd'hui,
la radio est restée ce fil invisible qui relie mon passé et mon présent.

La radio, ce sont des voix et des musiques qui m'accompagnent depuis toujours,
et qui continueront de me faire vibrer encore longtemps.
🎶

 

Partagez vos souvenirs !

Et vous, quels sont vos souvenirs liés à la radio ? 🎙️
Laquelle a marqué votre enfance ou vos trajets en voiture ?
Racontez-moi vos anecdotes dans les commentaires, je serai ravi de les lire et d'échanger avec vous.
Et si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos proches pour faire revivre, à plusieurs, la magie de la radio. 💬✨

 

jeudi 18 septembre 2025

Quand l’information rencontre la passion : mon rêve de présentateur

👋 Salut à tous ! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un rêve qui me suit depuis l’enfance. Un rêve peut-être un peu fou pour certains, mais qui me fait vibrer à chaque fois que je l’imagine : présenter le Téléjournal. Pas le « JT » comme on dit en France, mais bien le Téléjournal suisse, ce rendez-vous mythique qui rythme nos soirées depuis des décennies. Mes premiers souvenirs du Téléjournal Mes tout premiers souvenirs remontent aux années 90, quand j’avais à peine quatre ou cinq ans. À la maison, c’était un moment familial sacré : on s’installait tous ensemble dans le salon pour écouter le Téléjournal. À cet âge-là, je ne comprenais pas encore tout ce qui se disait, mais je ressentais déjà l’importance de ce rituel. Je me souviens encore de l’ambiance sonore : la musique du générique, reconnaissable entre mille, la voix grave et posée du présentateur, et les murmures de mes parents commentant les nouvelles. Même si je ne voyais pas les images, je savais grâce à eux que le décor mythique était bleu-vert, et qu’une personne apparaissait à l’écran pour incarner les infos. Ce générique évoquait pour moi le sérieux et la solennité, mais aussi une certaine curiosité : c’était la porte ouverte vers le monde, vers ce qui se passait en Suisse et ailleurs. La voix qui a marqué une génération Pendant près de vingt ans, Darius Rochebin a été la voix et le visage du Téléjournal. Pour moi, il reste l’incarnation de l’information suisse, avec sa voix posée et rassurante. Il avait ce mélange rare de rigueur et d’humanité, qui donnait confiance au public. Aujourd’hui, c’est Philippe Revaz qui tient ce rôle avec brio. Je le vois un peu comme un Darius moderne, avec une touche qui me rappelle aussi Patrick Poivre d’Arvor, tout en ayant son propre style unique. Il perpétue la tradition, tout en apportant une énergie nouvelle. Le rêve de présenter le Téléjournal Mon rêve n’est pas seulement d’annoncer quelques titres ou de conclure l’émission. Je voudrais présenter le Téléjournal en entier, du générique d’ouverture jusqu’à la phrase de clôture. Ce serait un immense honneur, mais aussi un sacré défi technique. Les présentateurs voyants lisent leurs textes sur des téléprompteurs. Pour moi, il faudrait imaginer un système adapté, peut-être un téléprompteur en braille. Rien que ce détail montre à quel point l’accessibilité dans les médias est encore un chantier à explorer. Et puis, à la fin du Téléjournal, il y a la tradition : Redonner brièvement les titres, puis annoncer la météo, qui est séparée du TJ depuis 1989. Imaginez-moi dire ces mots mythiques : « Et maintenant, place à la météo, présentée ce soir par Philippe Jeanneret. » Philippe Jeanneret, pour moi, c’est une légende. Non seulement Monsieur Météo, mais aussi un navigateur passionné, comme moi. ⚓️ Pouvoir l’annoncer en direct serait un moment d’émotion incroyable, presque irréel. Sérénité et chaleur : trouver le ton juste Le Téléjournal, ce n’est pas seulement de l’information : c’est entrer chaque soir dans la maison des gens. Les téléspectateurs sont dans leur salon ou leur salle à manger, parfois encore à table. Il faut donc trouver le ton parfait : Solennel, pour montrer le sérieux et le respect des nouvelles, mais aussi chaleureux, pour créer un lien humain et proche. Même un petit fou rire peut avoir sa place : il rappelle que derrière l’écran, ce sont des humains qui parlent à d’autres humains. C’est exactement ce mélange qui me ferait vibrer. Le premier Téléjournal : une note positive Si je devais présenter mon tout premier Téléjournal, j’aimerais commencer avec une bonne nouvelle, quelque chose qui rassemble le pays. Par exemple, une victoire historique de l’équipe suisse de hockey sur glace en finale d’un mondial. 🏒🇨🇭 Un moment de joie collective, avant de traiter les sujets plus lourds avec le sérieux nécessaire. Je ne voudrais pas débuter directement avec une actualité tragique, comme une guerre ou une catastrophe. Je préfère installer d’abord une atmosphère positive, pour marquer les esprits et donner confiance au public. Trop d’infos, trop vite : revenir à l’essentiel Aujourd’hui, l’information est partout : au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, et même dans nos poches, sur nos smartphones. 📱 Le problème, c’est qu’on en a trop. Elle arrive en continu, parfois sans filtre, et au lieu de nous éclairer, elle peut finir par nous noyer. Mon rôle de présentateur serait aussi de remettre de l’ordre dans ce flot, de dire au public : « Voici ce qui compte vraiment aujourd’hui. » Le Téléjournal resterait classique dans sa diffusion, à la télévision, mais avec une présence mesurée sur les réseaux sociaux, juste pour permettre aux gens de revoir ce qu’ils ont manqué — sans transformer l’émission en streaming permanent. Un message pour tous : rêver grand Imaginer ce rêve me remplit de fierté, d’émotion et d’un peu de trac. Parler en public, même indirectement, c’est impressionnant. Mais ce rêve n’est pas seulement le mien. Je veux qu’il parle à tout le monde, que chacun y voie une invitation à rêver grand, peu importe son parcours ou ses obstacles. Mon histoire est celle d’un enfant qui écoutait le Téléjournal dans le salon familial, et qui, un jour, veut être la voix qui informe et rassemble les autres. « Un jour, même les aveugles présenteront le Téléjournal, fidèle à son fond bleu-vert mythique, sérieux mais chaleureux, avec juste ce qu’il faut de modernité… sans jamais en abuser. » Parce qu’au fond, l’essentiel n’est pas que moi je réalise mon rêve, mais que chacun trouve le courage de poursuivre le sien. Un rêve, petit ou grand, peut changer une vie. ✨

lundi 15 septembre 2025

De la tablette au smartphone : mon voyage à travers l’évolution des outils pour aveugles

👋 Salut à tous !
Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient vraiment à cœur :
l'évolution des outils pour les personnes aveugles, de la tablette et
du poinçon jusqu'aux smartphones modernes.
C'est une histoire très personnelle, parce que j'ai eu la chance (et
parfois le défi !) de vivre toutes ces étapes.
Vous allez voir comment chaque appareil a changé ma vie, et comment la
technologie peut transformer le quotidien.

________________________________

La tablette et le poinçon : l'écriture à l'envers

Je possède encore une petite tablette avec son poinçon, même si je ne
l'ai presque jamais utilisée.
C'est un objet très ancien, qui servait à écrire en braille avant la Perkins.
Le principe est simple : on perce le papier point par point, mais à
l'envers, pour que le texte apparaisse dans le bon sens une fois la
feuille retournée.
Ce n'est pas très beau, c'est plutôt archaïque… mais certainement pas inutile.
C'est un peu comme un vieux couteau suisse : on ne s'en sert presque
jamais, mais on le garde "au cas où".

________________________________

La Perkins : mon premier outil d'apprentissage

Dès la première primaire, j'ai découvert la machine Perkins.
C'était l'outil standard pour apprendre à écrire en braille.
Comparée à la tablette et au poinçon, elle paraissait déjà très
moderne, même si aujourd'hui je la qualifierais d'un peu antique.
Elle était bruyante, très robuste, et surtout parfaite pour l'apprentissage.

J'aimais l'utiliser pour des exercices amusants, mais dès qu'il
s'agissait de devoirs, je soupirais intérieurement :
« Oh non, pas encore ça ! » 😅
En classe, chacun tapait à son rythme, créant un concert de cliquetis
mécaniques.
Au bout d'un moment, on n'y prêtait même plus attention : ce vacarme
devenait presque rassurant.

________________________________

La lecture en braille… sans passion

Autant j'ai toujours su écrire en braille, autant lire n'a jamais été
mon plaisir.
Je sais lire suffisamment pour travailler et me divertir, mais jamais
pour le plaisir pur.
À l'école, lire à voix haute en classe était une vraie horreur :
je lisais très lentement, sans envie, juste parce qu'il le fallait.
Aujourd'hui, pour me détendre, je préfère largement les livres audio. 🎧
Pour le travail, en revanche, j'utilise JAWS et ma ligne braille, ce
qui me permet d'être précis et efficace.

________________________________

Le Braille Lite : une Perkins électronique

En 6ᵉ et 7ᵉ primaire, j'ai découvert un appareil qui semblait tout
droit venu du futur : le Braille Lite.
C'était une sorte de Perkins électronique, avec un petit côté "DOS",
très ancien système informatique.
Je m'en servais surtout en classe, notamment lorsque j'étais
secrétaire du conseil de classe.
Aujourd'hui, ce modèle a été remplacé par l'Apex de HumanWare, que
j'utilise encore régulièrement, même si un peu moins qu'avant.

________________________________

L'arrivée de l'informatique au CPHV

En 2004, un grand tournant a eu lieu dans ma vie numérique :
au CPHV (Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue, à
Lausanne), j'ai appris à utiliser un ordinateur sous Windows 98,
équipé de JAWS 3.5 et d'une ligne braille.

Je me souviens encore de la première phrase que j'ai entendue :

« Jao pour Windows est prêt ! »
(Oui, à l'époque, JAWS prononçait son nom bizarrement !)

Au début, c'était étrange, presque perturbant.
Mais très vite, j'ai trouvé ça fabuleux : pour la première fois, une
machine me parlait, me donnant accès au texte et à Internet.
C'était un miracle technologique.

________________________________

Les débuts d'Internet : modem 56k et Edunet.ch

Mon tout premier souvenir d'Internet remonte encore avant 2004.
Je revois mon père, avec son premier Mac portable, se connectant grâce
à une ligne 56k.
Le bruit du modem résonne encore dans ma tête : un mélange de
grésillements et de bips qui annonçaient l'ouverture d'une porte
magique vers un nouveau monde.

Au début, j'allais surtout sur Edunet.ch, un site éducatif suisse.
À l'école, mais aussi à la maison avec mes parents, je découvrais
Internet comme un terrain de jeu éducatif.
Quand j'ai enfin eu mon propre PC avec JAWS, j'ai pu explorer seul.
Je passais beaucoup de temps sur Google, et je téléchargeais des
fichiers MIDI… que j'ai toujours, et que j'écoute encore parfois avec
nostalgie. 🎹

________________________________

Les premiers téléphones parlants

Avant l'iPhone, il y a eu les Nokia avec Mobile Speak.
Mon tout premier modèle a été le Nokia 3230, suivi du N70, puis du
6210 Navigator.
C'était déjà une belle autonomie : je pouvais téléphoner, envoyer des
SMS, et même écouter la radio FM grâce au N70.

Je me souviens d'un moment très fort en 2006, en Provence.
J'étais assis sur mon lit, chez mon oncle et ma tante, et en zappant
les stations programmées, je suis tombé sur Nostalgie.
Pour la première fois, j'ai entendu « Les Bobos » de Renaud, issu de
son album Rouge Sang.
Un souvenir gravé à jamais, associé à ce petit téléphone qui
m'accompagnait partout. 📻

________________________________

L'iPhone 4 : la vraie révolution

En 2011, j'ai acheté mon premier iPhone 4, et là… tout a changé.
Pour la première fois, VoiceOver était intégré gratuitement.
Fini de payer des fortunes pour un lecteur d'écran !
Et surtout, l'iPhone me disait qui m'appelait, ce qui était impensable
avec mes anciens téléphones.

Très vite, j'ai découvert les applications :

celles des journaux télévisés pour suivre les infos du matin, du 12h45
et du 19h30,

et bien sûr Facebook, qui ouvrait un nouveau monde de communication et
d'échanges.

Cette autonomie nouvelle était une véritable révolution.
Je pouvais regarder les téléjournaux quand je voulais, lire les
articles du matin, interagir avec mes amis…
Tout était réuni dans un seul appareil, dans ma poche.

________________________________

L'Apex aujourd'hui : un compagnon complémentaire

Même avec l'iPhone, mon Apex HumanWare reste un outil précieux.
Je l'utilise moins qu'avant, mais il est parfait pour écrire
confortablement, surtout lors de déplacements ou pour de longues
prises de notes.
L'écran tactile est pratique, mais rien ne remplace le confort d'un
clavier braille dédié pour certains travaux.

________________________________

Conclusion : fierté et nostalgie

Quand je repense à tout ce chemin, de la tablette et du poinçon à
l'iPhone et l'Apex, je ressens un mélange unique :

De la fierté, d'avoir su m'adapter à chaque étape et de voir à quel
point la technologie a ouvert des portes pour les personnes aveugles.

De la nostalgie, pour ces sons et ces sensations d'autrefois : le
bruit du modem, le cliquetis des Perkins, la voix de JAWS qui disait
maladroitement « Jao pour Windows est prêt »…

Et surtout de l'émerveillement, en me disant que j'ai eu la chance de
vivre cette évolution incroyable sous mes doigts.

Chaque outil a marqué une époque de ma vie.
Et tout comme la Perkins a remplacé la tablette, et l'iPhone a
remplacé le Nokia, je sais que d'autres innovations viendront encore.
L'histoire continue, et j'ai hâte de voir — ou plutôt de sentir — la suite. ✨

________________________________

Et vous ? Parlons-en !

Et vous, avez-vous connu certaines de ces étapes ou utilisé des outils
qui vous semblent aujourd'hui dépassés ?
Peut-être la Perkins, un vieux Nokia, ou même le fameux modem 56k avec
son bruit inoubliable ? 😅
💬 Racontez-moi vos souvenirs en commentaire, j'ai hâte de vous lire
et d'échanger avec vous.
Si cet article vous a plu, partagez-le autour de vous pour montrer à
quel point la technologie a transformé nos vies !

samedi 13 septembre 2025

🌟 Rêves, cécité et idées reçues : ma vision du monde

Salut à tous, Aujourd’hui, pas de mer directement au programme, mais on va parler de cécité. À travers cet article, j’ai envie de partager mon vécu, casser quelques clichés, et peut-être vous donner envie de réagir en commentaires. Je vous invite à lire jusqu’au bout et à échanger avec moi : vos réactions comptent vraiment ! 💬 💬 Idées reçues sur les aveugles L’un des clichés que j’entends souvent, c’est que les aveugles seraient forcément pianistes ou musiciens. Mais il faut se rendre à l’évidence : un aveugle n’est pas forcément musicien, tout comme un musicien n’est pas forcément aveugle. C’est pareil pour le métier de téléphoniste : on imagine souvent les aveugles derrière un combiné téléphonique… sauf qu’aujourd’hui, ce métier se fait de plus en plus rare. Oui, j’ai appris à répondre au téléphone, mais ça ne me définit pas. Beaucoup de gens pensent aussi qu’une personne aveugle ne peut rien faire, à part peut-être jouer un peu de musique. Moi, j’ai eu la chance d’avoir mes parents à mes côtés, toujours là pour me pousser à avancer et me rappeler que je peux faire bien plus que ce que certains imaginent. Et même s’il y a toujours des gens qui veulent te faire sentir que tu n’es “rien d’autre qu’un aveugle”, je sais que beaucoup d’entre nous arrivent à se démarquer et à construire leur propre chemin. 🙌 Comment aider… ou pas Ce qui m’aide vraiment, c’est quand on fait les choses avec moi, pas à ma place. J’aime qu’on me laisse essayer, apprendre par moi-même, tout en restant pas loin au cas où j’aurais besoin d’un coup de main. C’est comme ça que je progresse et que je gagne en autonomie. Ce qui me rend dingue, par contre, c’est la surprotection : ces moments où on essaye de m’empêcher de faire quelque chose “pour mon bien”, alors que je sais très bien ce que je fais. Ou pire, quand on décide de faire les choses pour moi sans même me montrer comment les faire. Je préfère échouer en essayant que rester coincé à regarder quelqu’un faire à ma place. Bon, après, soyons clairs : pour certaines choses comme les démarches administratives ou les mails compliqués, je suis bien content qu’on m’aide directement. C’est moins stressant et plus efficace. L’important, c’est que ce soit un choix, pas qu’on m’impose de rester spectateur. 🌐 Accessibilité numérique L’accessibilité numérique, c’est un sujet compliqué. Ce qui me convient très bien ne sera pas forcément pratique pour quelqu’un d’autre. Par exemple, je trouve que les applications Apple sont impeccables, fluides et bien pensées. Même certaines applis très connues, comme Facebook, fonctionnent super bien avec VoiceOver. Mais il y a aussi des applis qui donnent envie de s’arracher les cheveux. Instagram, par exemple, est hyper casse-gosses : pour publier une photo, je dois désactiver VoiceOver pour accéder à mes images. Et le pire, c’est qu’avant, on pouvait le faire sans problème ! Au lieu d’améliorer l’accessibilité, ils ont rendu les choses plus compliquées pour nous. Ce genre de détail fait une énorme différence entre une appli inclusive et une appli frustrante. 👁️ La cécité expliquée simplement Beaucoup de gens pensent que “voir noir”, c’est être aveugle. Mais pour moi, ce n’est pas ça. Il n’y a pas de noir, pas de lumière, pas de couleurs. Il n’y a rien. C’est difficile à expliquer, parce que pour quelqu’un qui voit, le “rien” n’existe pas. Mais c’est exactement ce que je vis chaque jour : je ne vois rien du tout. Et il faut savoir qu’il existe différents niveaux de cécité. Certaines personnes perçoivent encore un peu de lumière, des formes ou des couleurs floues. Moi, non. La cécité n’est pas identique pour tout le monde, chacun la vit à sa manière. 📱 Les technologies qui changent la vie Mon iPhone, c’est mon outil numéro un. Il me permet d’envoyer des messages, de me repérer, d’écouter de la musique, de gérer mes mails… bref, je fais presque tout avec. Et bien sûr, ma canne blanche reste indispensable pour mes déplacements, même si ce n’est pas numérique. Depuis quelque temps, je découvre aussi la puissance des intelligences artificielles, comme ChatGPT. Je l’utilise notamment pour rédiger mes rapports de séances de massothérapie. Avant, ça me prenait beaucoup de temps et d’énergie. Maintenant, je dicte mes notes, et ChatGPT les met en forme clairement. Un vrai gain de temps et de liberté ! 🗣️ Conseils pour communiquer Il n’y a pas de “mode d’emploi” pour parler à une personne aveugle, mais voici quelques règles simples : Parlez normalement : pas besoin de crier ou de chercher vos mots. Restez naturel : aucun mot n’est interdit. Vous pouvez dire “regarde” ou “à bientôt” sans souci. Dans la rue, demandez avant d’aider : → La meilleure phrase reste : “Tu veux un coup de main ?” Posez vos questions : c’est mieux que de rester avec des idées reçues. Hier, vendredi, j’attendais le bus avec deux jeunes filles. On a discuté, et elles m’ont demandé : “Comment tu fais pour trouver le passage piéton ?” Ma réponse : “Je vais jusqu’au bord du trottoir, je le longe avec ma canne, et je cherche la partie abaissée. Une fois que je l’ai trouvée, je sais que je peux traverser en sécurité.” Ce genre d’échange, simple et naturel, est toujours agréable. 🌟 Un message pour les parents J’ai eu la chance d’avoir une famille qui m’a toujours intégré dans toutes les activités, comme mes deux sœurs. C’est ce que je conseille aux parents d’un enfant aveugle : faites des choses avec lui, laissez-le explorer et apprendre, même si ça demande des adaptations. C’est ce que ma famille a fait pour moi, et aujourd’hui, je sais à quel point ça m’a aidé à devenir autonome. 😡 Les phrases qui m’agacent On m’a déjà dit : “Oh, t’es courageux !” ou “Moi, je pourrais jamais vivre comme toi !” Je ne l’entends pas souvent, donc ça va, mais c’est quand même agaçant. Ma réponse est toujours la même : “On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a… et je le fais plutôt pas mal !” ❤️ Ce qui me rend fier Ce qui me rend fier, c’est simplement de vivre. J’aurais pu être paraplégique, tétraplégique, autiste, amputé… et pourtant, je suis là, avec ma vie et mes rêves. Bien sûr, il y a des choses que j’aimerais voir : la lune, les étoiles, les paysages… Mais comme ce n’est pas possible, je les ressens autrement, grâce aux sons, aux odeurs et aux sensations. 🌍 Mes rêves pour l’avenir Beaucoup de mes rêves tournent autour de la mer. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Travailler sur un vieux gréement, un grand voilier traditionnel où il faut grimper dans les mâts pour aller toucher les voiles. Vivre dans un phare, pour ce côté mystérieux et pour veiller sur les marins et les bateaux. Et même si je ne vois pas, ma couleur préférée restera toujours le bleu, la couleur de la mer et du ciel que j’imagine à ma façon. Et j’ai un rêve peut-être un peu fou : qu’un jour, les aveugles puissent conduire. Avec des aides techniques ultra sophistiquées, on ferait les gestes de conduite comme tout le monde, pendant que la technologie garantirait la sécurité. Certains se moqueront peut-être, mais je l’assume complètement. Après tout, rêver, c’est gratuit. 💡 Conclusion La cécité fait partie de ma vie, mais elle ne me définit pas. Avec un peu d’ouverture d’esprit, de technologie et de respect, on peut rendre ce monde plus accessible et plus humain. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, mes rêves deviendront réalité. 🌟 Si cet article vous a fait réfléchir, n’hésitez pas à le partager et à me dire en commentaire ce que vous en pensez. Vos réactions comptent beaucoup pour moi !

dimanche 7 septembre 2025

🌊 Dix jours en mer sur le Pegasus avec la Barre Blanche : aventure, houle et sangria ! 🌊

Salut à tous, Aujourd’hui, je vous raconte une expérience qui restera gravée dans ma mémoire : dix jours en mer à bord du Pegasus, un superbe ketch de 11 mètres, pour un périple organisé avec la Barre Blanche. Ce fut dix jours faits de belles navigations, de houle, de galères, de fous rires… et de quelques litres de sangria ! 🍹 ⚓ Qu’est-ce qu’un ketch ? Pour ceux qui ne connaissent pas, un ketch, c’est un voilier équipé de deux mâts : le mât principal, avec la grand-voile, et un mât arrière, plus petit, qui porte une voile appelée artimon. Ce type de gréement a beaucoup de charme, mais demande de la finesse à la barre. Avec l’artimon, le bateau peut avoir tendance à "grimper aux arbres", c’est-à-dire lofer violemment (partir brusquement face au vent). Pour éviter ça, il faut corriger en permanence et en douceur, sans jamais donner de gros coups de barre. Sinon, on se retrouve à compenser tout le temps… et là, c’est l’épuisement assuré. ⚓ 🚍 Le départ… mouvementé ! Tout commence pour moi dans la précipitation. Je suis encore à La Tzoumaz avec ma famille quand je réalise que le groupe est déjà parti de Genève en bus avec la Barre Blanche. Et là je me dis : "Eh merde… qu’est-ce que j’ai foutu ! Bordel, quel con je fais !" Panique totale. Je trouve une solution en dernière minute : prendre un FlixBus pour Montpellier. Je suis seul dans le bus, ambiance plutôt calme, mais je suis tendu comme une corde, avec la peur de louper mon arrêt et de rater le départ. À la frontière, contrôle à Bardonnex : tout le monde descend pour le chien antidrogue, sauf moi qui reste dans le bus avec ma canne blanche. Franchement, une chance, parce que mon plus grand stress, c’était que le bus reparte sans moi. Arrivé à Montpellier, un jeune couple qui continuait vers Barcelone m’aide à descendre mes affaires. Et là, gros soulagement : Nicolas est là, qui m’attend déjà… mais évidemment, il en profite pour me chambrer un peu. 😅 Hop, direction Port-Camargue au Grau-du-Roi. 🍷 Premier soir à bord : apéro improvisé À notre arrivée, je découvre enfin le Pegasus, ce beau ketch de 11 m qui allait devenir notre maison flottante. Comme je suis le dernier à rejoindre l’équipage, j’hérite naturellement de la petite cabine arrière. Mais honnêtement, je m’en fiche : je suis juste heureux d’être là. Petit problème : plus de liquide vaisselle à bord. On file donc au petit Utile du port de Port-Camargue pour en acheter. Et là, je me dis que c’est le bon moment pour me faire pardonner d’être arrivé en décalé : j’en profite pour prendre deux bouteilles de rosé, une Petit Gris et une Merlot. 🍷🍷 Le soir, apéro avec ces deux bouteilles, repas convivial, rires et bonne humeur. On dort à quai cette première nuit, prêts pour le grand départ du lendemain matin. Ambiance : excellente ! 🌬️ Jour 1 – Cap sur Gruissan Le lendemain, c’est parti ! Mais pas un souffle de vent : seulement 2 nœuds, impossible de faire avancer un ketch de 11 mètres et 9 tonnes. On hisse quand même grand-voile et artimon, juste pour l’honneur, mais c’est le moteur et le pilote automatique qui font tout le boulot. À bord, ambiance détendue et tranquille, tout le monde discute et prend ses marques. Après 8 heures de navigation, on arrive à Gruissan, où l’accueil du port est au top. Petit repas simple à bord (on avait déjà englouti des pâtes au pesto pendant la traversée), puis sortie pour boire une bière et manger une glace. Une première étape parfaite pour se mettre dans le bain. 🍺🍦 🌊 Jour 2 – Gruissan → Port-Vendres Cette fois, le vent se lève et la houle aussi. Le Pegasus avance sous grand-voile et artimon, mais ça secoue sévère. Le seau devient le meilleur ami de l’équipage pour ceux qui ont le mal de mer… 🤢 Encore 8 heures de nav, mais dans des conditions bien plus sportives. À l’arrivée, complètement cuits, on s’attache à une bouée derrière Port-Vendres pour la nuit. Et là, cauchemar : ça bouge encore de partout. Les sacs valdinguent, les coffres claquent, impossible de fermer l’œil. Une nuit d’horreur ! 😵‍💫 🌧️ Jour 3 – Fuite vers Puerto La Selva Le lendemain, tentative de s’arrêter à Banyuls, mais impossible : ponton flottant impraticable. Pas le choix, on continue la route. Et comme si ce n’était pas assez, la pluie s’invite à la fête. 🌧️ Tout le monde sort ses coupe-vent et serre les dents. Enfin, on atteint Puerto La Selva, premier port après la frontière espagnole. Enorme soulagement ! On peut enfin se poser, se sécher, et surtout savourer sangria et tapas avant une bonne nuit réparatrice. 🍹🍴 🥶 Jour 4 – Mouillage près de Cadaqués Direction un mouillage à une demi-heure à pied de Cadaqués. Sur le papier, c’était idyllique… sauf que la météo a encore décidé de nous jouer des tours. Pendant la marche, alternance de grosses averses et de moments secs. 🌧️☀️ Visite rapide de Cadaqués sous la bruine, puis refuge bien mérité dans un bar : sangria blanche, tapas, olives. Parfait pour oublier la météo capricieuse. 🍹🫒 Retour de nuit au bateau avec ma lampe frontale pour se diriger. Petit point sécurité : on n’avait pas mis le feu de mouillage (pas bien !). Heureusement, aucun souci cette fois, et on passe une excellente nuit. ☀️ Jour 5 – Enfin le soleil : cap sur L’Escala Réveil, petit-déj, puis départ direction L’Escala. Et là, miracle : grand soleil et vent parfait ! 🌞 On navigue sous génois et artimon, et c’est moi qui barre pendant un long moment. Putain, quel plaisir ! Le Pegasus file, je sens chaque réaction sous mes mains… un moment magique. Petit oubli : personne n’a pensé à la crème solaire. Résultat : "Et merde pour ma pomme !" 😖 Visage cramé, surtout le nez et les joues. Arrivés au mouillage, on part en ville pour manger un morceau et… sangria obligatoire pour fêter ça. 🍹 🌬️ Jour 6 – Tramontane en approche ! Après deux jours tranquilles à L’Escala, on voit que la tramontane va se lever. Décision stratégique : se planquer dans la baie de Roses pour éviter le gros coup de vent en pleine mer. Bien nous en a pris ! Le vent arrive brutalement, et il faut enrouler le génois en urgence, grosse frayeur : on a failli l’abîmer. 😬 Ensuite, navigation toutes voiles dehors, mais avec des ris dans la grand-voile et l’artimon. Malgré ça, le bateau grimpe aux arbres et demande une barre ultra-fine pour rester maîtrisé. Un moment d’adrénaline pure. 🥾 Jour 7 – Rando costaude à Roses On reste une journée entière dans la baie pour souffler et profiter. Au programme : une randonnée bien couillue, pas une balade pépère ! Toute l’après-midi y passe, et on revient crevés mais ravis au bateau. ⛵ Jour 8 – Retour en France, 100 % voile Le lendemain, départ purement à la voile, pas une goutte de fuel, pas un bruit de moteur. Le rêve pour tout marin. 🌊 Le Pegasus glisse en silence, navigation paisible et parfaite. On termine la journée par un mouillage derrière Port-Vendres, dans 3,50 m d’eau, stable et calme. Une vraie bonne nuit reposante. 🚿 Jour 9 – Gruissan, la douche bénie Nouvelle escale à Gruissan. Moment mythique : la douche ! 🚿 Après tant de jours de sel et de fatigue, sentir l’eau chaude couler… "Ah non de dieu, qu’est-ce que ça fait du bien !" Puis repas en ville, bière fraîche, et dodo pour attaquer le dernier jour. ⚓ Jour 10 – Retour à Port-Camargue Départ à 8h15 pour la dernière étape. Huit heures de navigation, alternant moteur, pilote automatique et voile selon le vent. À l’arrivée à Port-Camargue, il est 21h passées. On est cuits, vidés, mais heureux. 😌 🚍 Le retour en Suisse Le lendemain matin, petit-déj, puis grand nettoyage du bateau. Ça prend du temps, mais ça fait partie du rituel. Puis repas final avec une bière avant de reprendre le bus pour la Suisse. Petit arrêt en route pour acheter quelques produits locaux. On m’offre même un melon, que j’offrirai plus tard à mes amis venus me chercher à Meyrin. 🍈 On termine par un repas ensemble, puis retour à Pully, où mes amis m’aident à ouvrir et ranger mes sacs. Fin officielle de ce périple incroyable. ⚓ Bilan Dix jours de navigation, c’est : du soleil et de la pluie, du calme plat et des coups de vent, des rires, des galères, des bières et des litres de sangria. 🍹 Naviguer sur un ketch, c’est exigeant. L’artimon demande une barre fine pour éviter de "grimper aux arbres". Mais c’est aussi une expérience unique qui rapproche de la mer et de soi-même. 💬 À vous la parole ! Et vous, avez-vous déjà navigué sur un ketch ou vécu une aventure en mer qui vous a marqué ? Racontez-moi vos expériences en commentaire, posez vos questions, et partagez vos impressions : la discussion est ouverte ! ⚓ Une seule certitude : je repartirai dès que possible ! 🌊❤️

dimanche 24 août 2025

🌊 La mer quand on ne la voit pas

Odeurs et sons La mer, pour moi, ça commence par une odeur. L’odeur du sel, des algues, de la posidonie réchauffée par le soleil. Elle a mille nuances : parfois douce et apaisante, parfois piquante et forte. C’est souvent ce qui me dit en premier : « tu es arrivé au bord de l’océan ». Puis viennent les sons. En Atlantique, les vagues roulent et se brisent avec puissance ; en Méditerranée, elles sont plus discrètes. J’aime écouter les goélands qui crient, ou le vent qui fait chanter les drisses et les câbles des voiliers. Ce sont mes musiques de mer. À bord Marcher sur une plage, c’est déjà voyager : le sable chaud et doux sous mes pieds, que je préfère aux galets, même si j’aime le bruit particulier qu’ils font sous l’eau. Mais c’est à bord d’un voilier que je me sens vraiment libre. Je ressens la gîte, le roulis, les vibrations. Je fais corps avec le bateau. À la barre, c’est du plaisir, mais je préfère encore les écoutes, les winchs, le piano. Tant que je peux bosser avec l’équipage, je suis heureux. À bord, il n’y a plus de handicap, seulement un équipier parmi les autres. Souvenirs marquants Un souvenir reste gravé : une navigation entre Groix et Houat. J’étais à la barre, le voilier filait à 12 nœuds plein largue, sous un soleil magnifique, sur une mer d’huile, avec un vent parfait. Ce jour-là, j’avais l’impression de voler. Anecdotes de marin Les anecdotes, il y en a toujours. Comme la première fois que j’ai viré au guindeau : j’avais mal sécurisé le couvercle de la baille à mouillage… Résultat, je me le suis pris en pleine tête. Nom de bleu, je ne l’ai pas oublié ! Et puis il y a le mal de mer. Pas la peur, non. Mais la nausée, oui. Là, même entouré, on se sent seul. Je ne le souhaite à personne. Après dix jours en mer, je reviens cuit. Tout ce que je veux, c’est manger et dormir. Et si possible manger de la viande, parce qu’après dix jours végés, j’en rêve 😅. Mais malgré la fatigue, je reviens plus calme, plus serein, parfois même plus fort. Les petites habitudes À bord, on boit beaucoup d’eau. Mais un coup de blanc, un verre de rouge ou une bière, ça fait plaisir. Et surtout, il faut toujours avoir du Coca au frigo : c’est le remède des marins contre le mal de mer. Les manœuvres J’aime barrer, mais ce que je préfère, ce sont les manœuvres d’équipe. En particulier l’envoi et l’affalage du spi : il faut être parfaitement coordonnés, chacun à sa place. C’est ce travail collectif qui me fait vibrer. Les surprises en mer La mer réserve aussi des cadeaux. Comme ces dauphins, en arrivant vers Groix et en repartant. Des dauphins communs, mais aussi des petits dauphins bleus et blancs, comme on me l’a décrit. Un souvenir unique, un moment de grâce. La vie de nuit et au port La nuit à bord, ce sont les craquements du bois, le clapot de l’eau, le souffle du vent. Quand je dors bien en mer… ah nom de bleu, c’est un sommeil profond, bercé par le bateau lui-même. Au port, mon bruit préféré reste l’effervescence du départ : les voix des équipages, les cordages qu’on prépare, les voiles qu’on grée. C’est la vie qui s’anime avant de retrouver le large. Les rêves de vieux gréements Et puis il y a mes rêves. Ceux de vieux gréements à voiles carrées : misaine, hunier, perroquet, cacatois, grand-voile, artimon, perroquets de fougue, perruche et cacatois de perruche. Le rêve de monter aux mâts pour carguer ou déployer les voiles, de brasser les vergues comme les marins d’autrefois. Je rêve aussi de phares, de vapeurs, de navires anciens. Bref, de tout cet imaginaire maritime qui m’habite depuis toujours. En un mot : liberté Si je devais résumer la mer en un mot, ce serait : liberté. Parce qu’elle apporte le calme, la sérénité, l’énergie, mais rappelle aussi qu’elle sera toujours plus forte que nous. 👉 Et vous, qu’est-ce que la mer évoque pour vous ? Est-ce pour vous aussi un souvenir, un rêve, une odeur, une musique, une envie de voyage ? Racontez-moi en commentaire, je serais ravi de lire vos réactions et vos propres expériences de mer.

samedi 23 août 2025

Tout savoir sur les nuages : formation, types, dangers et croyances

Salut à tous, aujourd’hui on va parler des nuages 🌥️ On les voit tous les jours, ils habillent le ciel et changent sans cesse de forme. Mais les nuages ne sont pas seulement un décor : ils révèlent beaucoup sur la météo, et parfois ils annoncent des phénomènes dangereux comme les orages. Depuis toujours, les humains les observent, les interprètent, et même les intègrent dans des croyances et proverbes populaires. ☁️ Comment se forment les nuages ? Un nuage apparaît lorsque l’air, chargé en vapeur d’eau, monte et se refroidit. En perdant de la chaleur, la vapeur se condense en millions de fines gouttelettes d’eau ou en cristaux de glace. Ces gouttelettes se regroupent et forment un nuage. Pour se condenser, l’eau s’appuie souvent sur de petites particules (poussières, grains de sel marin, pollen). 👉 En résumé : quand l’air humide s’élève et se refroidit, un nuage naît. 🌤 Les grandes familles de nuages et comment les reconnaître 1. Les nuages élevés (au-dessus de 6 000 m) Cirrus : filaments blancs très fins (“cheveux d’anges”). Annoncent souvent un front chaud → pluie ou neige dans 12 à 24 h. Cirrostratus : voile blanchâtre qui peut entourer le soleil ou la lune d’un halo → signe d’une perturbation proche. Cirrocumulus : petits grains blancs comme des écailles de poisson. Peu dangereux mais parfois signe d’instabilité. 2. Les nuages moyens (2 000 à 6 000 m) Altostratus : voile gris uniforme, masque le soleil → pluie ou neige durable à venir. Altocumulus : nappes ou boules blanches/grises. Quand ils sont en “moutons” serrés, ils annoncent parfois un orage. 3. Les nuages bas (jusqu’à 2 000 m) Stratus : couche grise basse, donnant brouillard ou bruine. Danger : visibilité réduite sur route, mer et air. Stratocumulus : gros paquets gris/blancs, souvent inoffensifs mais lourds au ciel. Nimbostratus : très épais et sombres, ils donnent des pluies/neiges continues. Danger : inondations si ça dure. 4. Les nuages de développement vertical Cumulus : jolis moutons blancs, synonymes de beau temps. Cumulonimbus : énormes tours sombres, “enclumes du ciel” → orages violents, éclairs, rafales, grêle, parfois trombes marines ou tornades. ⚡ Les dangers liés aux nuages Cumulonimbus : éclairs, tonnerre, orages, rafales, grêle → le plus dangereux. Nimbostratus : pluies/neiges continues → danger d’inondations ou d’accumulations de neige. Stratus : brouillard → danger de circulation routière et d’aviation. Altocumulus instables : annonciateurs de grands orages. Cirrus/Cirrostratus : annoncent un front chaud → changement météo rapide. 🚨 Que faire et ne pas faire selon la météo En cas d’orage (cumulonimbus) ✅ Faire : Se mettre rapidement à l’abri (bâtiment solide ou voiture fermée). Éloigner les appareils électriques sensibles. Reporter les activités en plein air. ❌ Ne pas faire : Se réfugier sous un arbre isolé. Rester près de l’eau (mer, lac, rivière). Garder sur soi ou lever des objets métalliques (parapluie, outils, vélo…). En cas de brouillard (stratus) ✅ Faire : Réduire la vitesse en voiture, allumer feux de croisement/antibrouillard. Utiliser des repères fixes pour s’orienter. ❌ Ne pas faire : Rouler en pleins phares (ça éblouit et réduit la visibilité). Coller la voiture de devant. En cas de pluies continues (nimbostratus) ✅ Faire : Vérifier les prévisions météo locales. Se méfier des routes inondées. Prévoir un équipement adapté. ❌ Ne pas faire : Traverser une route ou un chemin inondé. Sous-estimer la durée des précipitations. 📻 Préparer sa communication en cas de météo dangereuse ✅ Faire : Garder une radio Cibi (CB 27 MHz) ou une radio PMR446 à portée, pour communiquer même si le téléphone ne passe pas. Vérifier la charge des batteries (radios, téléphones). Écouter les bulletins météo officiels (radio locale, stations maritimes, services météo). Prévenir ses proches de l’itinéraire prévu si vous partez en mer, montagne ou randonnée. ❌ Ne pas faire : Se fier uniquement aux applications mobiles. Ignorer les alertes météo officielles. 🌙 Croyances et proverbes populaires “Matin rouge, pluie le soir” : souvent vrai, car un lever rouge annonce l’arrivée d’une perturbation. “Cercle autour de la lune, pluie commune” : halo (cirrostratus) = pluie/neige proche. “Quand les moutons du ciel sont serrés, bientôt l’orage sera prêt” : altocumulus annonciateurs d’orage. “Rouge le soir, espoir ; rouge le matin, chagrin” : coucher rouge = beau temps, lever rouge = pluie. Brouillard d’hiver : croyance qu’il “garde la chaleur”, souvent associé à des journées plus douces. Cumulonimbus : appelés “enclumes du ciel” par les marins, signe d’orages redoutés. ✅ Conclusion Les nuages sont de véritables messagers du ciel. Savoir les lire, c’est anticiper le temps qu’il va faire, se protéger des dangers, et renouer avec une tradition millénaire d’observation. Ils sont à la fois science, sécurité et culture populaire. Alors la prochaine fois que vous lèverez la tête, demandez-vous : 👉 “Ce nuage-là, que veut-il me dire ?” 💬 Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà appris à “lire” les nuages ? Connaissiez-vous certains de ces proverbes ? Observez-vous le ciel pour prévoir le temps ? Partagez vos expériences, vos souvenirs ou vos croyances familiales en commentaire ⬇️ !

lundi 18 août 2025

Ce que j’ai traversé, ce que je suis

Salut à tous, Pas d’intro marketing. Pas de résumé poli. Juste un besoin de poser ici les mots. Raconter ce que j’ai traversé, ce qui m’a construit, ce qui m’anime. Ce texte, ce n’est pas une carte de visite. C’est ma voix, posée noir sur blanc. Grandir sans voir, mais pas sans envie Je suis né aveugle. Ou très malvoyant au début. Assez pour lire un peu les gros caractères, mais pas pour longtemps. Ma sœur voyait, moi pas. Mais ça ne m’a jamais empêché de vouloir faire comme elle. Quand elle a appris à faire du vélo, j’ai voulu aussi. J’ai commencé sur son vieux vélo rose et vert, avec les petites roues d’appui. Puis un demi-vélo, puis un tandem. Aujourd’hui, je roule sur un tandem électrique. Et la sensation de liberté est toujours là. Premier contact avec la mer : la Corse Avant même de découvrir la voile avec Kaspar, j’avais déjà eu un premier coup de cœur… en Corse. Sur une plage, avec un petit catamaran, j’ai goûté à la mer, au vent, à la glisse. Je ne savais pas encore que ça deviendrait une passion, mais à ce moment-là, j’ai su une chose : je voulais recommencer. Et continuer. Encore. Toujours. École adaptée, école ordinaire J’ai commencé mon parcours scolaire au CPHV de Lausanne, le Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue. J’y ai appris le braille, l’usage du lecteur d’écran JAWS, et tous les outils qui allaient m’accompagner dans la vie. Une demi-journée par semaine, j’allais aussi à Pully, dans une école dite "normale". Ce mélange a été essentiel. Jusqu’en 6e année, j’ai gardé un pied dans les deux mondes. Le Valentin : un cadre humain Pour continuer ma scolarité, on a cherché une école prête à m’accueillir. C’est l’école du Valentin qui a dit oui. J’y ai terminé ma 8e et 9e année, et j’y ai rencontré Jennifer, mon amie fidèle encore aujourd’hui. On était en 2007. J’avais fini l’école obligatoire. Mais ce n’était que le début du vrai combat. Pomy : trois mois d’enfer On m’a alors envoyé faire un stage d’observation de 3 mois à l’ORIF de Pomy. Et franchement ? Un cauchemar. Aucune écoute. Une ambiance froide, méprisante. Des encadrants rigides, fermés, à côté de la plaque. Pas une vraie formation. Pas un tremplin. Juste une épreuve à encaisser. J’ai tenu trois mois. Pas un de plus. Et j’ai claqué la porte sans regret. Jeuncomm : respirer à nouveau Après cette expérience toxique, l’école Jeuncomm m’a redonné un peu d’air. Là, on m’a parlé normalement. On m’a respecté. J’ai pu reprendre pied, envisager une formation sérieuse. Et surtout : j’ai retrouvé confiance. C’est aussi là qu’un ami m’a proposé de naviguer. Un moment fondateur. Le vrai déclic voile : Kaspar Grâce à Kaspar, j’ai mis les pieds sur un voilier pour la première fois. C’était en 2008–2009. Et tout de suite, j’ai compris : sur l’eau, je ne suis pas "en retard". Je sens le vent, la gîte, les mouvements du bateau. Je peux barrer, écouter, anticiper. La voile m’a fait du bien. Et elle ne m’a jamais quitté. Cery : l’épreuve de trop Dans ce parcours, l’AI a voulu m’envoyer passer un bilan. Résultat : un rendez-vous avec un psychiatre mandaté, à Cery. Je me souviens encore de lui : froid, figé, sûr de lui. Il voulait à tout prix me coller un diagnostic inadapté. Il ne m’écoutait pas. Il m’analysait. Et ça, je l’ai très mal vécu. Mais je ne me suis pas laissé enfermer dans sa vision. Formation CFC à Aigle En 2012, j’ai intégré l’ORIF d’Aigle pour une formation CFC d’employé de commerce. L’école se faisait à l’École professionnelle commerciale de Lausanne. C’était exigeant. Alternance. Fatigue. Adaptations. Mais j’ai tenu le cap. Et le jour des résultats, la directrice m’a dit : « Vous ne l’avez pas eu au rabais, bravo ! » Cette phrase, je m’en souviendrai toujours. L’invalidité reconnue Malgré le diplôme, l’assurance invalidité a tranché : 85 % d’invalidité. Un chiffre. Une étiquette. Et derrière : aucune porte ouverte vers un emploi stable. Un mur en face. Mais pas une fin. Juste le début d’un autre chemin. Mon rêve d’enfant : la physiothérapie À 9 ans, ma mère s’est blessée au genou. Une physiothérapeute venait à domicile. J’étais fasciné par ses gestes, sa précision, son calme. Et un jour, je lui ai dit : « Moi aussi, je veux faire ce métier. » Mais quand on est aveugle, on vous répond vite : « Ce n’est pas possible. » Alors j’ai rangé ce rêve. En silence. Le thérapeute aveugle et la bascule Des années plus tard, ma sœur se fait masser au Centre d’analyses sportives de Lausanne. Le thérapeute est aveugle. Elle lui parle de moi. Il accepte de me rencontrer. Ce jour-là, tout change. Il me parle vrai. Il me montre que c’est faisable. Il me tend une réalité que je croyais inaccessible. Le diplôme de massothérapeute Je me suis inscrit à l’école Épidaure. J’ai suivi la formation de A à Z. Et le 11 décembre 2016, j’ai obtenu mon diplôme. Ce jour-là, j’étais en week-end de ski avec des amis. Mais j’ai tout stoppé pour être à la cérémonie. Parce que ce diplôme, je le devais au petit garçon qui croyait qu’il n’aurait jamais le droit. Le ski, la glisse, l’équilibre Le ski fait aussi partie de ma vie. Mes parents m’ont appris à leur manière. Pas pour gagner. Pas pour épater. Mais pour sentir la neige, la vitesse, la liberté. Et skier, c’est encore aujourd’hui une manière d’être vivant. 2020 : tout s’arrête Puis le Covid est arrivé. Massages arrêtés. Sorties gelées. Projets en suspens. Mais dans ce vide, une nouvelle passion a surgi : la radio. Radios et voix sur les ondes En 2022, je découvre la CB (citizen band). Ma première radio : une Alan 42. Puis un President McKinley. Ensuite, les PMR446 : Motorola T5422, puis Midland G9 Pro. Je suis toujours là-dessus. Et je continue d’explorer ce monde-là. La mer, encore et toujours Avec l’association La Barre Blanche, j’ai navigué en Bretagne, à Minorque, et sur un ketch. Chaque fois, des expériences humaines fortes. Des équipages formidables. Et la mer, toujours fidèle. La mémoire des voix Depuis l’enfance, j’ai une mémoire des voix. Je reconnais les gens au son. Je reconnais même les bateaux de la CGN à leur voix moteur. Ce n’est pas un superpouvoir. C’est juste une autre manière d’écouter. Aujourd’hui Je suis massothérapeute indépendant. Je navigue. Je parle sur mes radios. Je skie. Je vis. Je construis, doucement, un quotidien qui me ressemble. Je n’ai pas toutes les réponses. Mais je continue. Parce que c’est ça, ma vraie force : je ne m’arrête pas.

vendredi 25 juillet 2025

Dans les entrailles des géants : souvenirs de vapeur sur le Léman

Salut à toutes et à tous, Aujourd’hui, je vais vous raconter quelque chose d’assez incroyable, et pour moi, d’inoubliable. C’est un souvenir qui remonte à mon enfance, une rencontre avec la vapeur, le bruit, la mécanique… et un peu de magie. Sur le Léman — oui, notre beau lac — on navigue depuis longtemps avec les bateaux de la CGN (Compagnie Générale de Navigation). Et parmi ces bateaux, certains sont des paddle steamers : de grands bateaux à roues à aubes, avec une vraie gueule de vapeur. Certains ont encore leur chaudière et leur machinerie d’origine. D’autres ont été convertis, mais gardent ce style unique. Le jour où j’ai vu, entendu… et senti la vapeur Je devais avoir 9 ou 10 ans. À l’époque, ma grande sœur faisait de la voile sur Optimist, et une régate avait lieu à Villeneuve. La veille, on était allés en voiture avec mon père pour transporter son petit bateau… mais passons. Le lendemain, avec ma mère, on a décidé de faire autrement : on irait en bateau. Pas n’importe lequel… un bateau à roue de la CGN ! On embarque à Lausanne-Ouchy, direction Villeneuve. Et là, surprise : c’est le Vevey. Un superbe bateau, construit en 1907 par Sulzer, avec tout le style d’un vapeur… mais sans la vapeur. Il a été converti au diesel-électrique, donc plus de bruit de machine à vapeur, juste un léger bourdonnement. Ce n’était pas désagréable, mais ce n’était pas ce que j’espérais. Et puis… le miracle Après une belle journée à Villeneuve, on rentre à Lausanne. Et là, miracle : le bateau du retour, c’est le Suisse. Un vrai vapeur, un vrai de vrai. Plus de charbon aujourd’hui, il fonctionne au fioul, mais la magie est là. Ma mère, qui observait les machines depuis le pont principal, demande si je peux descendre voir la salle des machines. Et la réponse est oui. Imaginez : j’ai 9 ou 10 ans, j’ai encore un peu de vision à l’époque… et je me retrouve au cœur de la machine, dans un bruit de souffle, de métal en mouvement, de vapeur qui s’échappe. Le télégraphe de bord (le transmetteur d’ordres entre la passerelle et la machine) retentit. La chaudière fait un bruit grave et un peu inquiétant… j’avoue que ça me faisait un peu peur, ce bruit-là. Mais surtout : le mécanicien m’a laissé tourner le volant d’admission de vapeur. Oui, moi, petit bonhomme de 10 ans, j’ai pu manœuvrer une partie du cœur du bateau. C’était à la fois impressionnant, bruyant, chaud, magique… Un moment qui ne m’a jamais quitté. Une autre rencontre, des années plus tard Quelques années plus tard, vers 2005, j’avais environ 15 ans. Avec mon père, on faisait un tour en tandem, encore le vieux modèle, pas du tout électrique ! On était à Cully, et plutôt que rentrer à vélo jusqu’à Pully, on décide de prendre le bateau. Et là encore, une surprise géniale : pendant que je regardais les machines depuis le pont, le mécanicien lui-même vient me chercher et me propose de descendre avec lui ! J’ai pu lui poser toutes mes questions, et même faire les manœuvres avec lui dans la salle des machines. Le bateau ? C’était le Montreux, construit lui aussi par Sulzer, en 1904. C’est le plus vieux vapeur en activité sur le Léman. Il a fonctionné à la vapeur jusqu’en 1962, puis a été converti, et depuis 2001, il a retrouvé sa vapeur — mais avec une chauffe au fioul, plus propre et plus moderne. Deux souvenirs gravés Ces deux moments, à 10 ans puis à 15 ans, sont parmi les plus marquants de ma vie. Pour quelqu’un qui ne voit pas ou très peu, entendre, sentir, toucher ces géants mécaniques, c’est une autre façon de les découvrir. Une façon peut-être plus sensorielle, plus directe. Et surtout, très vivante. À bientôt sur l’eau… J’espère que ces anecdotes vous auront plu. J’ai encore plein d’autres souvenirs liés à la navigation, à la voile, à la radio aussi… alors n’hésitez pas à commenter, à partager vos impressions. Merci à celles et ceux qui me lisent — depuis 2013 ou depuis hier, vous êtes les bienvenu(e)s ici. À bientôt, — Maxthilo026 Et qui sait ? Peut-être qu’on se croisera un jour sur le Léman, à voile ou à vapeur...

Test des Stabo Freecomm 330 – Talkie-walkies PMR446 simples, efficaces et accessibles

Salut à toutes et à tous, Aujourd’hui, on parle radio ! Et plus précisément, je vous présente une paire de talkies-walkies PMR446 très simples d'utilisation : les Stabo Freecomm 330. Comme toujours, vous retrouverez la vidéo complète sur la chaîne, mais voici un petit résumé écrit pour vous donner un aperçu du matériel. Présentation rapide Les Stabo Freecomm 330 sont de petits talkies-walkies PMR446 destinés à un usage simple et rapide. Ils disposent des 16 canaux PMR446 classiques. Ce sont des appareils basiques, mais efficaces, parfaits pour une utilisation familiale, pour les enfants, ou pour ceux qui veulent des communications sans prise de tête. Caractéristiques principales : 16 canaux PMR446 Pas de menus compliqués : uniquement les boutons essentiels Un petit écran rétroéclairé 3 boutons : volume / changement de canal (appui long), marche/arrêt Synthèse vocale (en anglais) pour annoncer les canaux Fonction scan Lampe de poche intégrée Ce sont des appareils très compacts, faciles à glisser dans une poche, un sac ou à fixer à la ceinture. Contenu de la boîte Le packaging est simple et bien pensé. On y trouve : Une notice multilingue Deux appareils Freecomm 330, chacun dans une petite housse de protection souple 2 adaptateurs secteur 2 câbles USB-C vers USB-A pour la recharge 2 dragonnes 2 clips ceinture Et c’est tout ! Simple, pratique, sans superflu. À l’usage Je n’ai pas encore eu l’occasion de les tester en conditions réelles (randonnée, montagne ou usage pro), mais dans les essais en intérieur et à courte distance, le son est clair et bien audible. Vous pouvez d’ailleurs en juger dans la vidéo. Les points faibles Même si ces appareils sont plutôt bons dans l’ensemble, il y a quelques limitations à connaître : Pas de "roger beep" (le petit bip de fin de transmission) Non étanches : attention donc à la pluie ou aux projections d’eau Les canaux 9 à 16 sont pré-configurés avec des sous-tonalités CT-CSS ou DCS qu’on ne peut pas désactiver, car il n’y a pas de menu de configuration Pour certains usages, cela peut poser problème, surtout si vous souhaitez une communication ouverte sur tous les canaux. Il faudra donc bien choisir vos canaux. En conclusion Les Stabo Freecomm 330 sont de bons petits PMR446 pour débuter ou pour les enfants, voire pour une utilisation occasionnelle. Leur simplicité, leur format compact et le fait qu’ils annoncent vocalement les canaux sont de vrais atouts. Je remercie aussi celles et ceux qui m'ont aidé à cadrer la vidéo, même si je l’ai tournée seul. Le résultat est propre et clair, alors n’hésitez pas à aller la voir ! Merci de me suivre, et à très bientôt pour une prochaine présentation radio ou matériel ! 73's à toutes et à tous 👋 — Maxthilo026

samedi 14 juin 2025

📻 QSO incroyable entre Vienne (Autriche) et Pully (Suisse) – Une magie de la CB !

Salut à toutes et à tous, Aujourd’hui, j’ai envie de partager un petit moment de magie radiophonique… un QSO comme on les aime, entre passionnés. Ce contact, je viens tout juste de le faire, en conditions réelles, sans ampli, sans fioritures, mais avec une belle propagation et beaucoup de plaisir. Direction l’Autriche, et plus précisément Vienne, la capitale, là-bas tout près du Danube ! 📡 Un appel lancé... et une réponse inattendue ! Comme souvent, j’étais en écoute sur le canal 4 FM, le canal d’appel de la Suisse romande. Et puis, j’ai lancé mon appel DX classique : “Appel DX, appel DX, appel DX, ici 15 FRS 119, opérateur Max qui lance appel, appel en direction de l’Autriche, à côté du Danube ! Transmettez !” Et là… au bout de 2 ou 3 appels, on m’a répondu ! C’était Tom, situé au nord de Vienne, avec une voix claire et un signal parfaitement lisible. On s’est tout de suite salués, et chacun a décrit ses conditions de trafic : Tom : 40 watts avec une antenne omnidirectionnelle Moi (Max) : Boomerang de 3 mètres fixée à ma barre de fenêtre, et le President McKinley Eh bien croyez-moi ou non, ça passait fort et clair ! Le QSO s’est déroulé en français (s’il vous plaît !), même si Tom a glissé un peu d’allemand pour conclure, en toute courtoisie. 🗣️ Pourquoi ce QSO m’a marqué Ce genre de contact, c’est tout ce qui fait la beauté de la CB et du monde radio en général. Pas besoin d’ampli, pas besoin d’écraser les autres sur les canaux. Juste de bonnes conditions, un peu de chance, et surtout… le respect des autres opérateurs. Le plaisir d’avoir pu contacter l’Autriche, de chez moi à Pully, avec plus de mots en français qu’en allemand, mais une belle ouverture d’esprit dans les deux langues. Ce sont ces moments qui me font aimer encore plus la radio. 📍 En résumé Indicatif : 15 FRS 119 (15 pour la Suisse) Opérateur : Max Lieu : Pully, Suisse (au bord du Léman) Correspondant : Tom, au nord de Vienne (Autriche) Matériel utilisé : President McKinley + Boomerang 3m Fréquence : Canal 4 FM (canal d’appel Suisse romande) Je vous laisse avec cette signature que je donne souvent en fin de QSO : +73’s de Léman 69 / 15 FRS 119 / Romano 156 Et n’oubliez pas, si vous traînez sur le canal 4 FM, peut-être que vous me trouverez à l’écoute ! Merci à toutes celles et ceux qui me lisent, et à bientôt sur les ondes !

mercredi 30 avril 2025

Bon vent, Daniel : hommage à mon guide et ami

Bonjour à toutes et à tous, En cette veille particulière de l'Assemblée Générale du GRSA, j’avais envie, peut-être même besoin, de prendre le temps d’écrire quelques mots sincères et chaleureux à propos d’une personne très importante pour moi, qui a beaucoup compté dans mon parcours personnel, sportif, mais surtout humain. Une personne qui a laissé une trace indélébile dans ma vie, comme dans celle de nombreux autres membres du GRSA et du Centre Pédagogique pour élèves Handicapés de la Vue (CPHV). Cette personne, c’est mon ami Daniel Huguelet. Aujourd'hui, à travers ces lignes et quelques souvenirs précieux, j’aimerais lui rendre hommage. Une rencontre déterminante Je me souviens parfaitement de notre première rencontre. C’était il y a de nombreuses années déjà, lors d’un camp de ski organisé par le CPHV. Je devais avoir 8 ans à peine, et Daniel, lui, venait tout juste de finir sa formation de guide. C’était en 1991, il y a 33 ans exactement, quand il a décidé de devenir guide pour skieurs aveugles et malvoyants. Autant dire une vie consacrée aux autres. À l’époque, j’étais tout petit, inexpérimenté, mais Daniel m’avait déjà marqué par sa bienveillance naturelle, son sourire toujours présent, et cette incroyable manière de rassurer avec une simple phrase, un geste précis. C’était déjà lui, ce guide enthousiaste et cet ami chaleureux qu’il allait devenir par la suite. Des journées mémorables avec la section OJ du GRSA Les années ont passé, et mon amitié avec Daniel s’est renforcée, nourrie par ces nombreuses journées passées sur les skis. Avec la section jeunesse (OJ) du GRSA, nous avons partagé tant de moments mémorables, tellement de descentes joyeuses où se mêlaient défis sportifs, fou rires, et la joie simple d’être ensemble, entourés de cette beauté majestueuse que seule la montagne sait offrir. Je revois encore Daniel devant moi sur les pistes, avec cette énergie communicative, son aisance exceptionnelle et son fameux rire que l’on reconnaissait à des kilomètres. Oui, je n’exagère pas : au sommet des pistes, au fond des vallées ou même autour du bar après une bonne journée de ski, il suffisait d'entendre son rire si unique pour savoir que Daniel était là, à proximité, toujours prêt à mettre une ambiance joyeuse. Daniel, ce bon vivant au grand cœur Daniel, c’était aussi cet éternel retardataire lors des repas du soir, celui qui débarquait toujours à la dernière minute, encore en tenue de ski, parfois même avec les chaussures encore chaussées, une anecdote à raconter sur les lèvres, et une humeur radieuse qui balayait immédiatement toute réprimande ou remarque ironique. Mais surtout, Daniel c’était un bon vivant, un homme qui savait apprécier chaque instant. Il profitait des plaisirs simples, comme une bonne bière partagée après une journée sportive, une histoire drôle qui détend tout le monde ou simplement ces conversations chaleureuses et pleines d’humanité qui font du bien à l’âme. Présent dans les moments difficiles Je n’oublierai jamais ce jour où ma mère s’était blessée au genou. Un coup dur pour notre famille, car elle ne pouvait plus m’accompagner sur les pistes comme à l’accoutumée. Qui avait immédiatement proposé de venir skier avec moi, sans même hésiter un instant ? Daniel, évidemment. Il était là, simplement, naturellement, sans en faire trop, mais toujours présent quand on avait besoin de lui. C’était lui tout entier : discret dans ses attentions, mais d’une générosité immense et spontanée. Nous avions ainsi pu profiter ensemble des pistes de La Tzoumaz, un lieu devenu symbolique de notre complicité et de notre amitié, où tant de beaux souvenirs sont nés et resteront gravés à jamais. L’impensable annoncé : ce jour où tout a basculé Et puis, il y a un an environ, la nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, terrible et inattendue : Daniel était malade, atteint d’un cancer de l’œsophage. L’incompréhension a fait place à l’inquiétude, puis à la tristesse profonde devant cette réalité si injuste. On a tous eu du mal à y croire. Daniel, notre ami plein de vie, l’homme fort, joyeux, qui semblait invincible, affrontait soudain un combat d’une tout autre nature. Ce fut une épreuve douloureuse à accepter pour lui, sa famille, mais aussi pour nous tous, amis et membres du GRSA, tant Daniel faisait partie intégrante de notre groupe, de nos vies. Le dernier départ vers les pistes éternelles En novembre dernier, Daniel nous quittait pour rejoindre ce que j’aime imaginer comme le paradis des guides et skieurs aveugles et malvoyants. Un lieu où les descentes sont toujours parfaites, où le vent est toujours favorable et où, certainement, les éclats de rire résonnent éternellement. Son départ m’a profondément affecté. Daniel était toujours le premier à m’appeler le jour de mon anniversaire. Un rituel rassurant, attendu chaque année avec impatience et bonheur. Un simple appel, un SMS, souvent le premier de la journée, comme un signe qu’il était là, présent, fidèle à lui-même, généreux et attentif jusqu’au bout. Cette année, pour la première fois, le silence de son absence a été pesant, étrange, presque irréel. Ce fut douloureux de ne pas entendre sa voix joyeuse dès le matin, mais au fond de moi, j’ai entendu son rire résonner, rassurant et chaleureux, comme s’il voulait me dire : « Tout ira bien, je suis là autrement. » Une vidéo pour te dire combien tu comptes encore, Daniel Aujourd’hui, à la veille de cette Assemblée Générale importante pour nous tous au GRSA, j’ai eu envie de partager avec vous quelque chose de précieux : une courte vidéo de 42 secondes. C’est peu, bien sûr, mais ces secondes capturent parfaitement ce qu’était notre complicité sur les skis, cette joie simple et pure que Daniel m’a si souvent transmise. Dans cette petite vidéo, on voit Daniel dans son élément, guidant comme il savait si bien le faire, avec douceur, assurance, et cette bonne humeur inimitable. C’est un instantané de bonheur simple qui lui ressemble tellement, qui résume tout ce qu’il était : un guide exceptionnel, un ami sincère, un homme formidable. « Cassure, je lâche, droite et libre ! » Daniel aura guidé jusqu’au bout, jusqu’à ce que son corps ne le permette plus, avec courage, dignité et cette passion intacte qui l’animait depuis toujours. Il aura laissé dans nos cœurs et nos mémoires ces mots si familiers qui rythmaient chacune de nos descentes : « Cassure, je lâche, droite et libre ! » Ces mots simples et pourtant chargés de sens et d’émotion, résonnent aujourd’hui comme une promesse : celle de continuer à skier, de continuer à vivre pleinement, joyeusement, comme il l’aurait souhaité, comme il nous l’a appris tout au long de sa vie. Le GRSA, un lien fort et unique En partageant ces souvenirs aujourd’hui, je pense évidemment à vous tous, membres du GRSA, à celles et ceux qui ont connu Daniel, mais aussi à celles et ceux qui n’ont pas eu cette chance. Car au-delà de l’hommage à Daniel, je réalise combien notre groupe est une véritable famille, unie dans les joies, les victoires, mais aussi dans les moments difficiles comme celui-ci. Je vous remercie d’être là, de partager ces souvenirs avec moi, en attendant demain, samedi, jour de notre Assemblée Générale. Ce sera l’occasion de nous retrouver, de parler de Daniel, de sourire ensemble en évoquant ses anecdotes, ses retards légendaires, son rire contagieux, et cette énergie inépuisable qu’il savait si bien transmettre autour de lui. Bon vent, mon ami ! Je terminerai cet hommage en m’adressant directement à toi, Daniel : Tu nous manques, tu me manques. Ton rire résonnera toujours dans nos montagnes, tes histoires nous accompagneront encore longtemps autour du bar après les journées de ski, et ton souvenir restera profondément vivant, bien ancré dans nos cœurs. Bon vent, mon ami, et merci infiniment pour tout ce que tu nous as donné.
« Cassure, je lâche, droite et libre ! »

jeudi 10 avril 2025

🎙️ Pourquoi je fais de la radio : entre souvenirs d’enfance, taxis de Zermatt, VHF et rêves d’indicatif HB9

Bonjour à toutes et à tous, Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler non pas de matériel ou de technique, mais de ce qui me pousse à faire de la radio, jour après jour. Cet article est un peu plus long que d’habitude, mais c’est parce que je vous ouvre une grande porte : celle de mon parcours, de mes souvenirs, de mes découvertes et de mes projets. Vous allez découvrir comment tout a commencé, pourquoi les taxis de Zermatt ont compté autant pour moi, comment j’ai redécouvert la CB, pourquoi j’utilise aujourd’hui la VHF, et enfin, pourquoi je rêve un jour d’avoir mon propre indicatif HB9. Je suis aveugle de naissance, et pourtant, ou peut-être justement pour cela, la radio est pour moi un univers précieux. Un espace de liberté, de lien, de rencontres. 🧒 Les premiers talkies-walkies et les taxis de Zermatt Tout a commencé quand j’étais petit. Mes parents, toujours attentifs à nos besoins, nous avaient offert à ma sœur et moi deux petits talkies-walkies à deux canaux. Ce n’était que des jouets, mais pour nous, c’était l’entrée dans un monde bien plus vaste. Avec ces appareils, nous avons passé des heures à jouer dans le jardin. On s’inventait des histoires de police, de secours… mais surtout, on jouait aux taxis de Zermatt. Pourquoi Zermatt ? Parce que notre famille possède un appartement là-bas, et nous continuons à y aller régulièrement. À Zermatt, comme vous le savez peut-être, les voitures sont interdites. Seuls circulent les petits taxis électriques, équipés de radios VHF. À chaque fois que je prenais l’un de ces taxis, je tendais l’oreille : j’écoutais les appels, les échanges avec le central, les codes, les réponses. C’était un monde magique pour moi. Dans notre jeu, j’étais souvent le central, installé dans un arbre du jardin pour « prendre de la hauteur », et ma sœur faisait le chauffeur. C’était simple, mais incroyablement formateur. Un peu plus tard, ma marraine m’a offert des talkies à trois canaux (dont je ne me souviens plus la marque). Ce fut pour moi une révélation : un canal de plus, c’était plus de possibilités, plus de réalisme. 🚕 Le déclic des taxis lausannois En grandissant, j’ai commencé à prendre régulièrement le taxi à Lausanne pour aller à l’école. Et c’est là que ma passion est passée d’un jeu à une véritable fascination. À l’époque, les taxis lausannois étaient encore équipés de radios professionnelles. Chaque véhicule avait son poste, chaque chauffeur ou chauffeuse son indicatif, et le central distribuait les courses à la voix. Je me souviens de cette ambiance sonore si particulière : les tonalités, les appels, les voix qui se reconnaissaient sans se voir. Pour moi, qui suis aveugle, tout cela avait une puissance émotionnelle et pratique immense. Je ne voyais rien, mais j’entendais tout. Et ce tout-là m’apprenait énormément. Malheureusement, avec le temps, ces radios ont été remplacées par les smartphones et les tablettes. La radio dans les taxis a disparu, et avec elle, un lien précieux. Le silence qui a suivi m’a laissé un vide. 🌳 Rejouer à la radio, sérieusement Pour combler ce manque, avec ma sœur, nous avons repris nos anciens talkies, puis utilisé de vrais PMR 446, pour rejouer aux taxis, mais cette fois de manière plus sérieuse. Je reproduisais les appels entendus dans les taxis lausannois, les dialogues, les codes. Ce n’était plus seulement un jeu d’enfants. C’était le prolongement d’un monde sonore disparu. Un hommage, et une continuité. 📺 2022 : la redécouverte grâce à Dundee33 En 2022, j’ai redécouvert le monde de la radio grâce à YouTube, en particulier à Dundee33, dont les vidéos m’ont beaucoup inspiré. En les regardant, l’envie de me lancer sérieusement dans la CB est revenue. Je voulais écouter, bien sûr, mais aussi parler, répondre, établir de vrais contacts. 🧭 Alan 42 : mon premier poste CB En juin 2022, j’ai donc acheté mon premier poste CB, un Alan 42, un appareil portatif, simple mais très efficace pour débuter. Pendant des semaines, je me suis contenté d’écouter. Puis en novembre 2022, j’ai eu mon tout premier contact CB, dont j’ai déjà parlé dans un autre article. Ce fut court, mais intense. Un véritable premier pas dans un monde réel. 🎄 Le President McKinley en station fixe Pour Noël 2022, j’ai reçu un President McKinley, un poste plus performant et agréable à utiliser. Ne pouvant pas conduire, je l’ai installé en station fixe à la maison, avec au départ une antenne President Maryland montée à perçage, fixée sur une plaque de tôle pour créer un bon plan de masse. Mais les meilleurs contacts DX, je les ai réalisés plus tard, après un souci de câble, en installant une antenne Boomerang. Grâce à elle, j’ai pu contacter le Mont-Saint-Michel et Périgueux. Des moments incroyables pour moi. 📻 Le PNI Escort HP 82 : ma plus récente CB En 2023, j’ai aussi acquis un PNI Escort HP 82, un petit poste mobile que j’utilise encore aujourd’hui. Je l’ai présenté dans une autre vidéo. Compact, efficace, simple d’utilisation, il complète parfaitement mon équipement et me suit dans mes activités nomades. 📶 PMR 446 : Motorola T5422 et Midland G9 Pro De retour dans l’univers du PMR 446, j’ai ressorti mes Motorola T5422, achetés par mon père il y a vingt ans. Ce sont eux qui m’ont permis de faire mes premiers vrais contacts en PMR, hors cadre de jeu. J’ai ensuite investi dans un Midland G9 Pro, qui propose 16 canaux, une bonne portée et une excellente autonomie. Il est parfait pour les balades, les écoutes en extérieur ou les échanges entre amis. 🚤 La VHF avec les Amis du Lac : pas besoin de licence, mais… Dernière étape (pour l’instant) de mon aventure radio : la VHF marine. En tant que membre de l’association des Amis du Lac, j’utilise une VHF conforme à la législation suisse. Et là, bonne surprise : pas besoin de licence dans ce cadre-là ! Pourquoi ? Parce que les appareils que nous utilisons ne dépassent pas les 5 watts de puissance, ce qui permet un usage libre sans certificat. Je paie simplement CHF 35.– par an à l’OFCOM pour déclarer mon poste, et cela me permet de l’utiliser en toute légalité pour les communications de sécurité ou les échanges locaux. Mais si un jour je veux naviguer en mer, là les choses changent. Il me faudra alors le SRC (Short Range Certificate) ou le CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste), reconnus à l’international. Et j’aimerais vraiment les passer. Mais il y a un obstacle : je dois trouver une radio VHF avec synthèse vocale, car en tant que personne aveugle, j’ai besoin de savoir sur quel canal je suis, quelles fonctions sont activées, etc. Or, ces appareils sont très rares aujourd’hui. La recherche continue. 📡 La licence HB9 : un rêve à portée de main Et puis il y a un rêve, un projet : passer la licence radioamateur suisse, indicatif HB9. Cela me permettrait d’émettre sur plus de bandes, d’utiliser d’autres modes, et surtout, de rejoindre une communauté engagée et passionnée. Mais là encore, je fais face à un obstacle : il me faut une radio adaptée à la cécité. Avec synthèse vocale intégrée, des menus accessibles, une interface que je puisse utiliser sans voir l’écran. Il en existe, mais elles sont rares, chères, et souvent difficiles à obtenir. Je suis toujours à la recherche du bon modèle, avec l’aide de la communauté. Mais je n’abandonne pas. Je sais qu’un jour, j’aurai cet indicatif HB9 que j’espère tant. ❤️ Une passion faite de voix, de lien et de mémoire Voilà pourquoi je fais de la radio. Parce que c’est un lien avec mon enfance. Parce que c’est une manière d’écouter, de transmettre, d’exister. Parce que c’est un monde où la voix est reine, et où je suis à ma place. Je suis aveugle, mais dans la radio, je suis libre. Libre de parler. Libre d’écouter. Libre d’être moi-même. Et si un jour vous entendez une voix qui dit « 73’s à tous » avec le sourire dans la modulation… c’est peut-être moi. Merci de m’avoir lu.

dimanche 6 avril 2025

Présentation détaillée de la radio VHF Vertex VX-180 : sécurité et convivialité sur le Léman !

Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, on reparle radio ! Eh oui, après vous avoir présenté plusieurs modèles différents et évoqué l’importance des communications en navigation, j'ai récemment eu le plaisir de recevoir un tout nouveau matériel que j’attendais avec impatience : une radio VHF Vertex VX-180, préparée spécialement par mon ami Michel Falco 69, que je tiens à remercier chaleureusement dès le début de cet article ! Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit un si bel outil de communication, et j’ai eu envie d’en faire une présentation vidéo détaillée afin que vous puissiez découvrir toutes ses possibilités. Mais avant de vous laisser visionner la vidéo complète, entrons ensemble dans le vif du sujet, histoire d’en savoir plus sur ce bel équipement de radiocommunication. Pourquoi choisir une radio VHF pour naviguer ? Si vous naviguez régulièrement sur un grand lac comme le Léman, la sécurité doit impérativement être une priorité. La radio VHF (Very High Frequency) est un élément clé pour assurer cette sécurité. Elle permet non seulement de communiquer facilement avec d'autres usagers du lac, mais également d'écouter et de transmettre rapidement des informations cruciales en cas d’urgence. Avec une radio VHF, vous pouvez : Écouter les alertes et canaux de secours pour rester informé en temps réel des situations d’urgence ou des interventions en cours. Communiquer facilement vos intentions aux autres navigateurs, qu’il s’agisse d’éviter des collisions, d’organiser des manœuvres coordonnées, ou de simplement partager les conditions météo observées sur place. Demander rapidement de l’aide en cas de besoin, grâce au canal dédié à la détresse. La Vertex VX-180 remplit parfaitement ces fonctions essentielles et bien davantage encore. Présentation technique : La Vertex VX-180 en détail Parlons maintenant de notre star du jour : la Vertex VX-180. C’est une radio compacte, robuste et spécialement pensée pour un usage intense en extérieur. Elle présente plusieurs atouts majeurs qui font toute sa force sur le terrain. Solidité et résistance à l’humidité L’une des premières choses à considérer lorsqu’on achète une radio VHF pour la navigation, c’est son étanchéité. Ici, la Vertex VX-180 ne déçoit pas : elle bénéficie d’une certification IP54, signifiant qu’elle est protégée contre la poussière et les projections d'eau venant de toutes directions. Bien sûr, elle ne pourra pas être immergée sous l'eau, mais pour une utilisation normale à bord, sous la pluie ou avec des éclaboussures fréquentes, elle s’avère parfaitement adaptée. Sa robustesse est également remarquable : sa coque est résistante aux chocs, aux chutes modérées et à une manipulation un peu rude parfois inévitable en navigation. Autonomie de la batterie : la sécurité avant tout En navigation, une bonne autonomie de batterie est indispensable. Pas question de tomber en rade de communication en plein milieu du lac ! La Vertex VX-180 est équipée d'une batterie fiable, offrant plusieurs heures d’autonomie en transmission, et facilement rechargeable grâce à son socle dédié. La qualité de sa batterie assure ainsi une tranquillité d’esprit durant toute une journée d’utilisation, même intensive, garantissant que vous resterez toujours joignable et en mesure de communiquer efficacement. Ergonomie : Une radio simple et intuitive avec micro déporté Un point particulièrement appréciable avec la VX-180, c’est son ergonomie simple mais très efficace. Les commandes sont intuitives, et on apprend rapidement à maîtriser l'appareil même sans avoir une expérience poussée en radiocommunication. Mais l'atout ergonomique majeur de ce modèle, c’est son micro déporté : grâce à lui, vous n’aurez pas à sortir systématiquement la radio de votre poche ou de votre équipement étanche pour communiquer. Il suffit de fixer le micro près de votre épaule ou de votre col, permettant ainsi une prise en main rapide et aisée. C’est un vrai confort en navigation, car cela vous laisse les mains libres pour effectuer vos manœuvres, tenir la barre ou gérer d’autres équipements de sécurité. Les fréquences programmées sur ma Vertex VX-180 Parlons à présent des fréquences que Michel Falco a eu la gentillesse de préprogrammer dans cette radio, spécialement pour une utilisation optimale sur le Léman. J’ai ainsi accès à quatre fréquences essentielles, adaptées à mon usage régulier : Alarme Rega : Ce canal me permet d’être immédiatement informé en cas d’intervention de la Rega, ce précieux service suisse de secours aérien qui intervient rapidement en cas d’accident grave ou d’évacuation sanitaire nécessaire. Rega Dégagement : Sur cette fréquence secondaire de la Rega, j’ai la possibilité d’écouter les échanges et de libérer le canal principal pour les urgences prioritaires. Canal détresse Léman (DL) : Un canal fondamental, sur lequel chaque navigateur peut émettre un appel de détresse ou signaler un accident nécessitant une intervention rapide. Pouvoir capter ce canal en permanence apporte une véritable sécurité psychologique et concrète sur le lac. Notre fréquence privée d’échange entre amis usagers du lac : Cette fréquence personnalisée me permet d’échanger librement avec mes camarades navigateurs pour partager des informations pratiques, des conditions météo observées, ou tout simplement discuter ensemble durant nos sorties. Je profite à nouveau de cet article pour remercier chaleureusement Michel Falco 69, mon ami passionné de radio et spécialiste de la programmation VHF, qui m’a généreusement aidé à paramétrer parfaitement cette Vertex VX-180. Un plaisir à filmer… et à utiliser au quotidien ! J’ai pris énormément de plaisir à tourner la vidéo de présentation que vous pourrez visionner juste après cet article. Mon objectif était de vous présenter simplement mais efficacement la prise en main, les fonctionnalités essentielles, ainsi que quelques conseils pratiques d’utilisation sur l’eau. Cette radio s’avère déjà être une compagne fidèle, rassurante, et incroyablement utile à chacune de mes sorties sur le lac. Je suis convaincu qu’elle répondra pleinement à vos attentes, que vous soyez débutant en navigation ou marin expérimenté. Place à la vidéo ! Mais assez parlé, passons désormais au concret ! Je vous laisse découvrir tout cela en image avec la vidéo complète ci-dessous. J’espère sincèrement qu’elle vous plaira, et que vous aurez autant de plaisir à la visionner que j’en ai eu à la réaliser. N’hésitez pas à partager vos impressions, vos questions ou vos propres expériences avec la Vertex VX-180 en commentaires sous la vidéo ou sur le blog. Encore une fois, merci à tous pour votre fidélité et votre enthousiasme autour de ces sujets de radio et de navigation.

Être aveugle, ce n'est pas parler uniquement de cécité

Salut à tous, Aujourd'hui, j'ai envie de faire tomber encore un petit cliché. Ou au moins de le faire vaciller un peu. Quand on p...