👋 Introduction
Salut à tous,
Aujourd'hui, on va parler de ski… mais pas seulement.
On va parler d'un week-end à Grimentz / Zinal avec le GRSA,
👉 le Groupement Romand des Skieurs Aveugles et Malvoyants,
et plus précisément de notre week-end de clôture.
On va parler du plaisir de skier, des rencontres…
👉 et surtout d'un sujet important :
le manque de guides.
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Ce week-end, nous étions à Grimentz / Zinal avec le GRSA pour un séjour ski.
Tout a commencé vendredi matin, avec le train de 7h14. L'ambiance
était déjà là : excitation, retrouvailles, et cette envie de partager
la montagne.
Et heureusement, malgré tout, tout le monde a pu skier.
Mais derrière cette réussite, il y a une réalité qu'on ne voit pas toujours.
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🚆 Vendredi : arrivée et premiers repères
Après le trajet, nous sommes arrivés à Grimentz.
L'hôtel, situé juste en face des cabines, nous met directement dans l'ambiance.
L'organisation était déjà en place :
nous avions reçu le planning via WhatsApp.
C'est à ce moment-là que j'ai su avec qui j'allais skier.
👉 Ce vendredi, ce serait avec Mégane, aspirante guide.
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🎿 Les premières descentes : se découvrir et se régler
La première descente, c'est toujours un moment particulier.
Ce n'est pas juste skier.
C'est apprendre à se connaître avec son guide, trouver le rythme, se comprendre.
On est montés en cabine jusqu'à Bendolla, puis :
télésiège des Grands Plans
télésiège de Tsarva
Le début est assez tranquille, peu de guidage.
Mais rapidement, les choses se mettent en place :
la voix
la distance
la confiance
👉 C'est là que tout commence.
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🎯 Le déclic : quand ça fonctionne vraiment
Pour vraiment se régler, on est allés sur quelque chose de plus technique :
le téléski d'Orzival.
Le Lona étant fermé (minage), on s'est rabattus dessus.
👉 Et là… une vraie "sale bête".
Ça tire fort, et il y a un virage à droite délicat,
avec un pylône décalé.
Dans notre configuration :
moi (aveugle) devant
Mégane (malvoyante) derrière
Communication en continu avec des kits radio.
Mais sur les téléskis :
👉 le guide passe devant.
Et là, tout s'est mis en place.
Dès les premiers ordres, on a compris que ça marcherait parfaitement.
Même pour la perche, où le personnel doit aider à la prendre,
tout s'est bien passé.
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🔁 Prendre confiance… et enchaîner
On a refait Orzival plusieurs fois.
À chaque passage :
plus de fluidité
plus de confiance
plus de plaisir
👉 On commence vraiment à se lâcher.
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🍔 Pause à Bendolla
À midi, pause au self.
Un cheeseburger, un moment simple,
mais important pour échanger et souffler.
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🎿 Une fin de journée… et les accidents
On termine la journée avec une dernière descente,
dans une neige plus difficile, avec des gros tas.
Puis vient le moment de se poser… bière à la main.
Mais ce vendredi a aussi été marqué par des accidents :
Alain, guide, s'est fracturé la tête de l'humérus
une participante aveugle s'est luxé l'épaule
le coorganisateur a également été blessé
👉 Malgré tout, la gestion a été remarquable.
Professionnalisme, solidarité, efficacité.
Mais cela rappelle une chose essentielle :
on dépend énormément des guides.
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🌄 Samedi : une nouvelle énergie
Le samedi, j'ai skié avec Vanessa.
👉 Une perle.
On a commencé par récupérer les skis à Bendolla,
puis direction le Col du Pouce et le Lona (ouvert cette fois).
Une grande descente du sommet jusqu'au village.
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🏔️ Journée à Zinal
Ensuite, on bascule sur Zinal.
Toute la journée :
Corne de Sorebois
Chesso
Combe Durand
👉 On a skié fort, avec du rythme, toute la journée.
Pause pizza à l'Espace Weisshorn,
puis on repart.
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☀️ Une ambiance retrouvée
Le soir, retour au calme.
Terrasse de l'Hôtel Alpina :
vin chaud
jus de pomme chaud
discussions
👉 Un vrai moment de partage.
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🏁 Dimanche : finir en beauté
Le dimanche, ski avec mon vieil ami Christophe.
👉 Et là… grosse vitesse.
On s'est fait plaisir, presque comme en slalom.
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🚍 Le retour
Descente en car postal,
puis le train.
Retour à la réalité… doucement.
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📉 Un problème discret, mais bien réel
Aujourd'hui, le problème n'est pas un manque de motivation.
Mais notre réservoir de guides diminue :
les anciens arrêtent
certains se blessent
et la relève n'est pas suffisante
👉 Et pourtant, les besoins sont là.
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🤝 Ce qui fait la richesse du GRSA
Skier avec le GRSA, ce n'est pas juste skier.
C'est :
partager
faire confiance
vivre quelque chose de fort
👉 C'est une expérience à part.
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📣 Envie de vous engager ?
Si vous avez un bon niveau de ski,
et que vous êtes capables de skier sans regarder vos skis en permanence…
👉 vous pouvez devenir guide.
N'hésitez pas à vous renseigner sur le site du GRSA :
🌐 www.grsa.ch
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💛 Et peut-être que, lors d'un prochain week-end à Grimentz / Zinal,
ce sera vous, derrière quelqu'un, en train de lui faire vivre une
journée inoubliable.
Je m'appelle Maximilien et je suis aveugle de naissance. Ma cécité ne m'empêche pas de vivre pleinement mes passions. Je suis massothérapeute et j'adore le sport : ski alpin, voile, marche, vélo en tandem. Je suis aussi passionné par la radio (CB, PMR 446) et la musique, avec des goûts variés allant du blues au rock'n'roll en passant par la chanson française. À travers ce blog, je partage mes aventures et mes découvertes.
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mardi 31 mars 2026
dimanche 1 mars 2026
Payer quand on ne voit pas : la galère dont personne ne parle
Salut à tous,
Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un sujet très concret, très quotidien… et pourtant presque jamais abordé : payer.
On parle souvent d’accessibilité numérique, d’applications vocalisées, de smartphones adaptés. On parle parfois des transports. Mais payer ? Presque jamais.
Dans un précédent article, j’expliquais à quel point retirer de l’argent liquide quand on est aveugle peut devenir un vrai parcours du combattant. Aujourd’hui, on va parler de l’étape suivante : le moment de sortir le portefeuille.
Et là aussi… il y a beaucoup à dire.
💳 La carte bancaire : simple en théorie
Sur le papier, payer par carte semble être la solution idéale.
On pose la carte.
On tape son code.
C’est réglé.
Sauf que dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple.
Les terminaux tactiles
De plus en plus de commerçants utilisent des terminaux entièrement tactiles.
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Ces appareils n’ont parfois aucune touche physique. Tout est lisse. Tout est plat.
Pour une personne voyante, aucun problème.
Pour une personne aveugle, c’est une autre histoire.
Comment localiser les chiffres ?
Comment être sûr de ne pas se tromper ?
Comment savoir si le terminal est prêt ?
On peut demander de l’aide au commerçant. Bien sûr. Mais cela implique souvent de dicter son code… ce qui pose un énorme problème de sécurité et d’intimité.
Et non, donner son code à un inconnu n’est pas une solution acceptable.
Le sans contact ?
On pourrait penser que le paiement sans contact règle tout.
Oui… mais seulement en dessous d’un certain montant.
Au-delà, le code est demandé.
Et on revient au problème initial.
💵 Le paiement en espèces : pas si simple non plus
On pourrait croire que le cash est plus facile. Après tout, les billets ont des tailles différentes.
Mais dans la pratique, ce n’est pas si évident.
Les billets en euros
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Les billets en euro ont effectivement des tailles différentes.
Mais distinguer un 10 d’un 20 uniquement au toucher demande de l’habitude.
Et dans le stress d’une caisse, avec du bruit autour, ce n’est pas toujours évident.
Les billets en francs suisses
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Les billets suisses sont mieux pensés, avec des différences tactiles plus marquées.
Mais cela reste subtil.
Il existe des petits lecteurs électroniques qui annoncent la valeur du billet.
Problème : certains ne sont plus compatibles avec les nouvelles séries.
Et encore faut-il penser à l’avoir sur soi… chargé.
En plus, les billets peuvent être pliés, froissés, mélangés.
Et à la caisse, on n’a pas toujours le temps de tout vérifier calmement.
📱 Le paiement par téléphone : la solution miracle ?
Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay…
En théorie, c’est parfait.
On approche le téléphone.
Ça vibre.
C’est payé.
Mais là encore, tout dépend du terminal du commerçant.
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Certains terminaux ne sont pas compatibles.
Parfois le sans contact est désactivé.
Parfois il faut quand même valider sur l’écran du terminal.
Et si le commerçant ne connaît pas bien son appareil, cela peut vite devenir un moment gênant, où l’on a l’impression de déranger.
La réalité : aveugle et argent, c’est compliqué
Quand on ne voit pas :
Payer par carte peut devenir stressant.
Payer en espèces demande une organisation constante.
Payer par téléphone dépend du matériel du commerçant.
On doit sans cesse anticiper.
Vérifier.
Demander.
S’adapter.
Ce ne sont pas de « grands » problèmes.
Mais ce sont des difficultés quotidiennes, répétées, invisibles pour les autres.
Et c’est peut-être ça le plus frustrant : personne n’en parle vraiment.
Et vous ?
Si vous êtes concerné(e) par ces situations, que vous soyez aveugle, malvoyant(e), ou simplement sensible aux questions d’accessibilité…
Comment ça se passe pour vous ?
Carte ?
Cash ?
Téléphone ?
Autre solution ?
Je serais vraiment curieux de lire vos expériences.
À très vite.
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