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dimanche 1 mars 2026

Payer quand on ne voit pas : la galère dont personne ne parle

Salut à tous, Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un sujet très concret, très quotidien… et pourtant presque jamais abordé : payer. On parle souvent d’accessibilité numérique, d’applications vocalisées, de smartphones adaptés. On parle parfois des transports. Mais payer ? Presque jamais. Dans un précédent article, j’expliquais à quel point retirer de l’argent liquide quand on est aveugle peut devenir un vrai parcours du combattant. Aujourd’hui, on va parler de l’étape suivante : le moment de sortir le portefeuille. Et là aussi… il y a beaucoup à dire. 💳 La carte bancaire : simple en théorie Sur le papier, payer par carte semble être la solution idéale. On pose la carte. On tape son code. C’est réglé. Sauf que dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple. Les terminaux tactiles De plus en plus de commerçants utilisent des terminaux entièrement tactiles. 4 Ces appareils n’ont parfois aucune touche physique. Tout est lisse. Tout est plat. Pour une personne voyante, aucun problème. Pour une personne aveugle, c’est une autre histoire. Comment localiser les chiffres ? Comment être sûr de ne pas se tromper ? Comment savoir si le terminal est prêt ? On peut demander de l’aide au commerçant. Bien sûr. Mais cela implique souvent de dicter son code… ce qui pose un énorme problème de sécurité et d’intimité. Et non, donner son code à un inconnu n’est pas une solution acceptable. Le sans contact ? On pourrait penser que le paiement sans contact règle tout. Oui… mais seulement en dessous d’un certain montant. Au-delà, le code est demandé. Et on revient au problème initial. 💵 Le paiement en espèces : pas si simple non plus On pourrait croire que le cash est plus facile. Après tout, les billets ont des tailles différentes. Mais dans la pratique, ce n’est pas si évident. Les billets en euros 4 Les billets en euro ont effectivement des tailles différentes. Mais distinguer un 10 d’un 20 uniquement au toucher demande de l’habitude. Et dans le stress d’une caisse, avec du bruit autour, ce n’est pas toujours évident. Les billets en francs suisses 4 Les billets suisses sont mieux pensés, avec des différences tactiles plus marquées. Mais cela reste subtil. Il existe des petits lecteurs électroniques qui annoncent la valeur du billet. Problème : certains ne sont plus compatibles avec les nouvelles séries. Et encore faut-il penser à l’avoir sur soi… chargé. En plus, les billets peuvent être pliés, froissés, mélangés. Et à la caisse, on n’a pas toujours le temps de tout vérifier calmement. 📱 Le paiement par téléphone : la solution miracle ? Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay… En théorie, c’est parfait. On approche le téléphone. Ça vibre. C’est payé. Mais là encore, tout dépend du terminal du commerçant. 4 Certains terminaux ne sont pas compatibles. Parfois le sans contact est désactivé. Parfois il faut quand même valider sur l’écran du terminal. Et si le commerçant ne connaît pas bien son appareil, cela peut vite devenir un moment gênant, où l’on a l’impression de déranger. La réalité : aveugle et argent, c’est compliqué Quand on ne voit pas : Payer par carte peut devenir stressant. Payer en espèces demande une organisation constante. Payer par téléphone dépend du matériel du commerçant. On doit sans cesse anticiper. Vérifier. Demander. S’adapter. Ce ne sont pas de « grands » problèmes. Mais ce sont des difficultés quotidiennes, répétées, invisibles pour les autres. Et c’est peut-être ça le plus frustrant : personne n’en parle vraiment. Et vous ? Si vous êtes concerné(e) par ces situations, que vous soyez aveugle, malvoyant(e), ou simplement sensible aux questions d’accessibilité… Comment ça se passe pour vous ? Carte ? Cash ? Téléphone ? Autre solution ? Je serais vraiment curieux de lire vos expériences. À très vite.

mercredi 22 octobre 2025

🎧 Le monde que j’entends : sons, objets et souvenirs d’un aveugle

Salut à tous, aujourd’hui je vous emmène dans un monde qu’on ne voit pas… mais qu’on entend, qu’on touche, qu’on ressent. Un monde fait de radios, de bruits mécaniques, de voix, de clics, de souvenirs — celui dans lequel je vis sans la vue, mais avec mes oreilles et mes mains. 📻 Les premiers sons de mon enfance Si je dois remonter le plus loin possible dans ma mémoire, je ne saurais pas dire avec certitude quel a été le tout premier son de ma vie. Mais je crois que l’un des premiers dont je me souviens clairement, c’est la radio le matin au petit-déjeuner. Je devais avoir 4 ou 5 ans. On écoutait la Radio Suisse Romande (aujourd’hui RTS). Je ne comprenais pas tout, mais j’entendais : les voix posées, les bruits de vaisselle, l’odeur du café, et cette ambiance sonore qui, déjà, me racontait le monde. 🎙️ Les voix que je reconnaissais entre mille Très vite, certains sons sont devenus des repères : Le jingle des Dicodeurs sur La Première, « Salut les p’tits loups ! » — cette voix d’émission juste avant midi, et d’autres génériques de la radio qu’on entendait tous les jours. Ces sons-là, je ne les voyais pas… mais je les “reconnaissais”, comme un visage pour quelqu’un qui voit. 🎿 Le bruit des montagnes : téléskis, perches et vieilles remontées Le ski, ça fait partie de moi depuis tout petit, même sans voir. Et ça commence par un son, pas une image. J’adorais : le clac-clac de la perche qu’on attrape, le câble qui tend, le moteur qui tourne au loin, le souffle du vent dans le téléski, et le bip de la radio PMR dans l’oreille quand on prépare la descente. Et puis… l’autre face des montagnes. La peur, parfois. Le bruit qui te glace le sang : La motrice des vieilles cabines à La Tzoumaz – Savoleyres. Ce ronflement grave, métallique, qui vibrait dans tout mon corps. À Zermatt aussi, avant les cabines modernes, il y avait des téléphériques Von Roll à 5 places… et la motrice faisait un bruit qui me faisait paniquer. C’était incontrôlable. Oui, j’adorais les remontées — mais certaines me terrifiaient. ⌨️ Des objets que j'aime toucher (et ceux que je n’aime pas) Non, la Perkins n’a jamais été mon objet préféré : trop lourd, trop bruyant, et surtout… ça voulait dire devoirs. 😅 Par contre, j’adorais (et j’adore toujours) : ✔ les touches d’un clavier d’ordinateur, leur clic sec et régulier, ✔ les téléphones fixes à touches… ou même à cadran, ✔ ce clac quand on raccroche le combiné, ✔ le bouton Play d’un lecteur cassette avec son ressort métallique. 🎧 Ce qui me rassure… et ce qui m’angoisse ➡️ Rassurant : Le bruit de la pluie. Paradoxal : ça me faisait parfois peur, mais en même temps… ça me calmait. Un son qui enveloppe, qui tombe partout pareille. ➡️ Angoissant : Les motrices des vieux téléphériques, Les bruits métalliques énormes dans les gares d’arrivée, Les gros moteurs qu’on ne voit pas mais qu’on sent vibrer. 📡 Le son de la radio… et celui de la CB Depuis tout petit, tout ce qui fait du bruit et communique m’a fasciné : radios, cassettes, talkies-walkies, stations FM, puis… CB (citizen band). Je m’y suis mis tard, seulement il y a 3 ans, mais aujourd’hui… C’est un truc que j’adore : tu ne sais jamais sur qui tu vas tomber. Peut-être un gars au coin du village, ou peut-être quelqu’un à 200 km, porté par la propagation. Tu appuies sur le micro, bip, trois coups, et là… une voix sort du vide. Et ça, c’est magique. ⚙️ Les sons d'aujourd’hui : plus propres, mais moins humains Autant j’adore certains sons modernes (VoiceOver, radio numérique, CB…), autant d’autres me laissent froid : les annonces en gare : parfaites, propres… mais sans âme, les alarmes électroniques : efficaces, mais agressives et impersonnelles, les machines modernes trop silencieuses, qui n’ont plus de vie, plus de vibrations. ❤️ Conclusion : je ne vois pas, mais j’entends le monde Je ne vois pas les paysages, les visages ni les couleurs. Mais je vis dans un monde rempli de bruits, de textures, de voix, de cliquetis, de vibrations. Pour moi, un téléski, un clavier ou une CB… ce n’est pas une image. C’est un son, un toucher, une sensation. 🎧 Je n’ai pas de regard. J’ai des oreilles. Et croyez-moi, ça suffit pour se souvenir, pour ressentir… et pour rêver. 💬 Et vous ? Quels sons ont marqué votre enfance ? Y a-t-il un bruit qui vous réconforte ? Ou au contraire, un son qui vous faisait peur ? Dites-le-moi dans les commentaires — j’adore vous lire.

samedi 4 octobre 2025

Les numéros de téléphone : mes souvenirs d’hier à aujourd’hui (Partie 1)

Salut à tous, Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui fait partie de la vie de tout le monde, aveugles ou pas : les numéros de téléphone. Derrière ces chiffres se cachent des souvenirs, des habitudes, et parfois même de vraies petites histoires. Mon tout premier souvenir, c’est celui du numéro de la maison. Il est toujours le même aujourd’hui, sauf qu’il est passé à 10 chiffres quand l’indicatif est devenu obligatoire. Pas de panique à l’époque : ça s’est fait naturellement, les indicatifs ont simplement été intégrés au reste. Quand j’étais petit, on utilisait même des raccourcis de numérotation. Par exemple, pour appeler ma grand-mère (paix à son âme), il suffisait de composer M05. Je ne savais pas pourquoi, mais ça marchait : une sorte de mémoire programmée avant l’heure. À l’école, on nous apprenait à téléphoner. On a commencé par les services comme le 161 pour l’horloge parlante ou le 162 pour la météo. Des numéros simples, que tout le monde composait au moins une fois, parfois juste pour s’amuser. Plus tard, j’ai découvert d’autres numéros spéciaux : ceux des radios et des concours. Je me souviens du 0901 00 103 6 pour NRJ Léman, le fameux Combox NRJ, ou encore du jackpot de Framboise, même si je ne l’ai jamais composé. Ces numéros-là, ils marquaient une époque. Et puis il y a eu le grand changement : l’arrivée du premier portable dans la famille. Chez nous, c’était un Natel C en 077. Je me rappelle encore du numéro par cœur : 077 46 02 06. Ma mère l’a gardé longtemps, jusqu’à ce que la ligne soit coupée. L’appareil était un Ericsson, pas une valise mais un gros machin qui tenait à peine dans la poche. Une vraie révolution pour l’époque. En parallèle, il y avait encore les cabines téléphoniques. Pas près de chez moi, mais à l’école, au chalet, et même à La Tzoumaz où je skiais. On pouvait y passer des coups de fil rapides, avec les fameuses pièces ou cartes à puce. Bien sûr, on connaissait aussi les numéros d’urgence : 117 pour la police, 118 pour les pompiers, 144 pour l’ambulance. On apprenait ça dès l’enfance, « au cas où ». Plus tard sont venus d’autres numéros, comme le 1414 ou le 1415, mais les classiques restent gravés dans ma mémoire. À la maison, on avait un téléphone sans fil blanc avec un large clavier. Et un peu plus tard, un appareil combiné téléphone + fax. Pas de répondeur chez nous, ce n’était pas la coutume, mais plus tard j’ai eu le Combox sur mon portable. Avec tout ça, j’ai retenu pas mal de numéros par cœur, surtout ceux de la famille et des copains. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil : tout passe par le répertoire du portable. Pourtant, ma mémoire me sert toujours, et mon téléphone fixe me lit même certains numéros à voix haute grâce à la synthèse vocale. Alors, qu’est-ce que je préfère entre hier et aujourd’hui ? 👉 Un peu des deux, je dirais. La mémoire, ça peut dépanner, et la facilité du répertoire, ça fait gagner du temps. Mais une chose est sûre : pour moi, la voix reste essentielle. Les applis de messagerie, c’est bien, mais rien ne vaut un bon appel vocal, surtout pour un aveugle comme moi. Et vous ? Quels numéros de téléphone vous ont marqué ? En connaissez-vous encore par cœur aujourd’hui ? Venez partager vos anecdotes en commentaire, ça m’intéresse !

mercredi 24 septembre 2025

Ma technique pour cuire une entrecôte parfaite (sans la voir)

Salut à tous ! 👋 Aujourd’hui, on va parler cuisine, et plus précisément de ma technique pour cuire une entrecôte de bœuf à la poêle, une méthode simple et efficace qui marche même quand on est aveugle, comme moi. Je vous emmène dans ma cuisine pour vous montrer comment je fais, étape par étape, avec mes repères sensoriels et un petit coup de pouce technologique. 🥩🔥 1. Préparer le matériel et la viande Je commence toujours par tout préparer avant d’allumer la plaque, pour ne pas être pris de court. Dans ma fameuse boîte à outils spéciale cuisine, je prends : Une poêle adaptée à ma plaque induction, Mon pique à viande pour retourner la pièce facilement et sans risque d’éclaboussures, Une assiette propre pour poser la viande cuite, Le sel et le poivre, Mes herbes de Provence pour parfumer l’entrecôte. Côté viande, je fais confiance à ma sœur, qui connaît mes goûts et choisit pour moi une belle pièce de qualité. Quand on ne peut pas vérifier visuellement, avoir une personne de confiance ou un boucher habituel, c’est essentiel. 🤝 2. La cuisson, étape par étape La cuisson, c’est le cœur de la recette. Je procède toujours de la même manière, avec mes repères sensoriels et un petit coup de pouce technologique grâce à Siri sur mon Apple Watch. ⏱️ Je verse l’huile dans la poêle à froid, pour éviter les éclaboussures. J’allume la plaque induction et j’écoute attentivement. Quand l’huile commence à crépiter, c’est le signal parfait pour poser l’entrecôte. 🔊 Je demande à Siri : "Dis Siri, mets un minuteur de 3 minutes." Au bip, je retourne la viande avec le pique et je redemande 3 minutes pour la deuxième face. En 6 minutes pile, j’obtiens une cuisson saignante, exactement comme je l’aime. 3. L’assaisonnement en cours de cuisson Je sale et poivre la viande pendant la cuisson, directement dans la poêle, sur les deux faces : Première face : avec mon moulin manuel, pour avoir un poivre grossier et bien parfumé. 🌿 Deuxième face : avec le moulin électrique, plus rapide mais qui donne un poivre plus fin. À chaque retournement, je saupoudre des herbes de Provence, qui apportent un délicieux parfum méditerranéen. 🌱 4. Le repos et la garniture Une fois la viande cuite, je la dépose dans l’assiette et je la laisse reposer une ou deux minutes. Cette étape est cruciale : elle permet aux jus de se répartir, ce qui rend l’entrecôte encore plus tendre et juteuse. 💧 Pour le contraste, j’ajoute une garniture. Ce dimanche, c’était des courgettes au four, préparées par ma sœur. Je les ai laissées froides, et le mélange entre la chaleur de la viande et la fraîcheur des courgettes était tout simplement… rude bon ! 😋 Mes repères pour réussir sans voir En tant qu’aveugle, mes repères ne sont pas visuels, mais auditifs et tactiles : Le crépitement de l’huile pour savoir quand démarrer, Le bip du minuteur pour la précision du temps, Le toucher avec le pique pour vérifier la cuisson : Un peu ferme mais encore souple = saignant parfait. Avec l’habitude, ces repères deviennent automatiques, et la cuisine devient un vrai plaisir, sans stress. Conclusion : à vos poêles ! Cuisiner, ce n’est pas juste nourrir son corps, c’est aussi se faire plaisir et partager un moment convivial. Avec un peu d’organisation et de bons repères, même sans voir, tout le monde peut réussir une belle entrecôte. Et vous, quelles sont vos astuces pour réussir la cuisson de la viande ? Avez-vous une technique secrète, un assaisonnement préféré ? Partagez vos conseils et vos expériences dans les commentaires, et surtout… bon appétit ! 🥩🔥

samedi 20 septembre 2025

Les radios qui ont marqué ma vie

👋 Salut à tous !
Aujourd'hui, je vous emmène dans un voyage sonore, à travers mes souvenirs, mes émotions et ces voix qui ont rythmé ma vie.
Pour moi, la radio n'est pas juste un appareil : c'est un compagnon de route, une présence chaleureuse qui a toujours été là, de l'enfance jusqu'à aujourd'hui.

Comme je suis aveugle de naissance, la radio occupe une place encore plus particulière dans ma vie.
Elle est bien plus qu'un simple média : elle me permet de voir le monde autrement, à travers les voix, les musiques et les sons.
Chaque émission, chaque commentaire sportif, chaque générique devient une fenêtre ouverte sur l'extérieur.


Le tout premier souvenir : le Fisher-Price rouge

Ma toute première « radio » était en réalité un radiocassette  Fisher-Price, rouge pétant avec de gros boutons de couleur.
Je m'en souviens comme si c'était hier :

  • deux blancs pour avancer et reculer la bande,
  • un rouge pour enregistrer,
  • un vert pour lancer la lecture,
  • et un bleu pour arrêter et ouvrir le compartiment à cassettes. 🎶

À cette époque, je l'utilisais surtout pour écouter des cassettes, pas vraiment la radio.
Je l'ai gardé longtemps, jusqu'au jour où on m'a dit qu'il n'était plus réparable, car il était en plastique.
Ce petit poste reste pour moi le symbole de mes premiers pas dans le monde sonore.


Les matins de mon enfance : Patrick Ferla et RSR

Le vrai contact avec la radio est arrivé au petit déjeuner, dans notre appartement du chemin de Roches à Pully.
Nous avions un poste posé sur le parquet, sur la mezzanine du salon, et le son se diffusait dans toute la pièce.
C'était l'époque de la Radio Suisse Romande, devenue ensuite RS Première, puis RTS La Première.

Chaque matin, la voix de Patrick Ferla animait Le Petit Déjeuner. ☕🎙️
Je ne me souviens pas de la marque du poste, mais je me souviens parfaitement de l'ambiance :
ces voix qui accompagnaient le début de la journée,
ce petit rituel familial qui réchauffe encore ma mémoire aujourd'hui.


Au chalet et en voiture : la radio en famille

La radio, c'était aussi les trajets en voiture ou les week-ends au chalet.
Là-bas, nous avions un petit poste Toshiba, qui pouvait fonctionner sur piles, parfait pour un lieu un peu isolé.
On écoutait beaucoup Les Dicodeurs, une émission culte de la RSR, pleine d'humour et de complicité.

Et lors des voyages en voiture, il y avait un rendez-vous incontournable :
les radios autoroutes sur la fréquence 107.7.
Elles accompagnaient nos trajets, avec des infos trafic très utiles et une musique d'ambiance parfaite pour la route. 🚗🎧


Radio Framboise et le premier poste rien qu'à moi

En parallèle, ma station favorite est devenue Radio Framboise 🍓.
À tel point que j'avais programmé mon radio-réveil dessus, pour commencer la journée avec ses animateurs.
Et chaque quart d'heure, à :15, il y avait le célèbre Jackpot Framboise !
Je me souviens encore du numéro à composer pour jouer :

« 0901 56 54 55 » 📞
Un petit moment d'excitation, même si je ne participais pas toujours.

Puis, un jour, ma marraine m'a offert un radio-CD-cassette.
Ce cadeau a été une libération : je n'avais plus besoin de monopoliser la chaîne hi-fi familiale !
C'était mon poste à moi, ma musique, mes cassettes, et surtout ma radio.
Je pouvais enfin écouter ce que je voulais, quand je le voulais.


La magie du direct : le hockey sur Framboise

Vers 2001, la radio a pris une toute nouvelle dimension avec les matchs du Lausanne HC. 🏒🔥
Grâce à Radio Framboise, j'ai découvert l'émotion du direct, cette intensité unique que seule la radio peut transmettre.

Deux voix mythiques m'accompagnaient alors :

  • Paul Magro, plein d'énergie et de passion,
  • David Lemos, plus posé, précis dans ses analyses.

Leurs commentaires me transportaient au cœur de la patinoire.
Je me souviens encore de Paul criant :

« Et goal ! Et goaaaaaaal ! »
Souvent, j'écoutais seul, complètement absorbé,
et encore aujourd'hui, je retrouve cette ambiance sur Global Sport, preuve que la magie est toujours là.


Les grandes émissions cultes

Avec le temps, j'ai élargi mes horizons radio.
Toujours sur RSR La Première, j'écoutais :

  • Les Dicodeurs, bien sûr, une émission indémodable,
  • Salut les Petits Loups, pour la jeunesse,
  • et surtout Le Kiosque à Musique, présenté par Jean-Paul Gigon et Jean-Claude Martin. 🎵

Chaque samedi, l'émission commençait par la célèbre petite phrase « Attention, le samedi… »,
qui annonçait une ambiance festive et conviviale pour tout l'après-midi.
C'était le rendez-vous musical incontournable, qui résonne encore dans mes souvenirs.

Et puis, il y avait Radio Lac, que j'associe directement au Bol d'Or,
cette course mythique sur le lac Léman .
Là, radio et passion pour la navigation se rejoignaient dans une symphonie parfaite.


Couleur 3, Nostalgie et Option Musique

Plus tard, j'ai découvert Couleur 3, avec son style décalé et audacieux.
Le dimanche soir, entre 22h et minuit, j'écoutais Krakoukas,
une émission entièrement consacrée à la musique métal. 🎸🔥
Elle avait une énergie folle, parfois complètement déjantée.
Il m'arrivait même d'oublier de couper la radio en m'endormant…
et de me réveiller avec le métal qui tournait encore en fond sonore. 😅

À côté, il y avait Nostalgie, parfaite pour retrouver les grands classiques,
et Option Musique, devenue RTS Option Musique aujourd'hui.
Quand j'étais à La Tzoumaz, nous utilisions l'émetteur de Savièse pour bien capter la station,
preuve que la radio était aussi liée aux lieux et aux voyages.


Aujourd'hui : la radio à l'ère du DAB+

Même avec Internet, les applis et les podcasts,
je continue à écouter la radio en direct, grâce au DAB+.
La qualité est incroyable, et j'aime rester dans l'instant,
comme lorsque j'écoutais un match ou une émission spéciale il y a des années.

Les applis sont très pratiques pour rattraper ce que j'ai manqué,
mais rien ne remplace la magie du direct.
C'est un parfait mélange entre modernité et tradition,
entre l'enfant que j'étais et l'adulte d'aujourd'hui.


Partagez vos souvenirs !

Et vous, quels sont vos souvenirs liés à la radio ? 🎙️
Laquelle a marqué votre enfance ou vos trajets en voiture ?
Racontez-moi vos anecdotes dans les commentaires, je serai ravi de les lire et d'échanger avec vous.
Et si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos proches pour faire revivre, à plusieurs, la magie de la radio. 💬✨


Conclusion : une radio qui me fait voir le monde

Pour moi qui suis aveugle, la radio est bien plus qu'un simple média :
c'est une fenêtre ouverte sur le monde.
Là où d'autres voient des images, moi j'entends des voix, des musiques et des ambiances qui donnent vie à mon univers.

Chez moi, il y a presque toujours une radio allumée.
Elle accompagne mes journées, mes souvenirs, mes passions.
Du petit Fisher-Price rouge aux cassettes, puis au DAB+ d'aujourd'hui,
la radio est restée ce fil invisible qui relie mon passé et mon présent.

La radio, ce sont des voix et des musiques qui m'accompagnent depuis toujours,
et qui continueront de me faire vibrer encore longtemps.
🎶

 

Partagez vos souvenirs !

Et vous, quels sont vos souvenirs liés à la radio ? 🎙️
Laquelle a marqué votre enfance ou vos trajets en voiture ?
Racontez-moi vos anecdotes dans les commentaires, je serai ravi de les lire et d'échanger avec vous.
Et si cet article vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos proches pour faire revivre, à plusieurs, la magie de la radio. 💬✨

 

jeudi 18 septembre 2025

Quand l’information rencontre la passion : mon rêve de présentateur

👋 Salut à tous ! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un rêve qui me suit depuis l’enfance. Un rêve peut-être un peu fou pour certains, mais qui me fait vibrer à chaque fois que je l’imagine : présenter le Téléjournal. Pas le « JT » comme on dit en France, mais bien le Téléjournal suisse, ce rendez-vous mythique qui rythme nos soirées depuis des décennies. Mes premiers souvenirs du Téléjournal Mes tout premiers souvenirs remontent aux années 90, quand j’avais à peine quatre ou cinq ans. À la maison, c’était un moment familial sacré : on s’installait tous ensemble dans le salon pour écouter le Téléjournal. À cet âge-là, je ne comprenais pas encore tout ce qui se disait, mais je ressentais déjà l’importance de ce rituel. Je me souviens encore de l’ambiance sonore : la musique du générique, reconnaissable entre mille, la voix grave et posée du présentateur, et les murmures de mes parents commentant les nouvelles. Même si je ne voyais pas les images, je savais grâce à eux que le décor mythique était bleu-vert, et qu’une personne apparaissait à l’écran pour incarner les infos. Ce générique évoquait pour moi le sérieux et la solennité, mais aussi une certaine curiosité : c’était la porte ouverte vers le monde, vers ce qui se passait en Suisse et ailleurs. La voix qui a marqué une génération Pendant près de vingt ans, Darius Rochebin a été la voix et le visage du Téléjournal. Pour moi, il reste l’incarnation de l’information suisse, avec sa voix posée et rassurante. Il avait ce mélange rare de rigueur et d’humanité, qui donnait confiance au public. Aujourd’hui, c’est Philippe Revaz qui tient ce rôle avec brio. Je le vois un peu comme un Darius moderne, avec une touche qui me rappelle aussi Patrick Poivre d’Arvor, tout en ayant son propre style unique. Il perpétue la tradition, tout en apportant une énergie nouvelle. Le rêve de présenter le Téléjournal Mon rêve n’est pas seulement d’annoncer quelques titres ou de conclure l’émission. Je voudrais présenter le Téléjournal en entier, du générique d’ouverture jusqu’à la phrase de clôture. Ce serait un immense honneur, mais aussi un sacré défi technique. Les présentateurs voyants lisent leurs textes sur des téléprompteurs. Pour moi, il faudrait imaginer un système adapté, peut-être un téléprompteur en braille. Rien que ce détail montre à quel point l’accessibilité dans les médias est encore un chantier à explorer. Et puis, à la fin du Téléjournal, il y a la tradition : Redonner brièvement les titres, puis annoncer la météo, qui est séparée du TJ depuis 1989. Imaginez-moi dire ces mots mythiques : « Et maintenant, place à la météo, présentée ce soir par Philippe Jeanneret. » Philippe Jeanneret, pour moi, c’est une légende. Non seulement Monsieur Météo, mais aussi un navigateur passionné, comme moi. ⚓️ Pouvoir l’annoncer en direct serait un moment d’émotion incroyable, presque irréel. Sérénité et chaleur : trouver le ton juste Le Téléjournal, ce n’est pas seulement de l’information : c’est entrer chaque soir dans la maison des gens. Les téléspectateurs sont dans leur salon ou leur salle à manger, parfois encore à table. Il faut donc trouver le ton parfait : Solennel, pour montrer le sérieux et le respect des nouvelles, mais aussi chaleureux, pour créer un lien humain et proche. Même un petit fou rire peut avoir sa place : il rappelle que derrière l’écran, ce sont des humains qui parlent à d’autres humains. C’est exactement ce mélange qui me ferait vibrer. Le premier Téléjournal : une note positive Si je devais présenter mon tout premier Téléjournal, j’aimerais commencer avec une bonne nouvelle, quelque chose qui rassemble le pays. Par exemple, une victoire historique de l’équipe suisse de hockey sur glace en finale d’un mondial. 🏒🇨🇭 Un moment de joie collective, avant de traiter les sujets plus lourds avec le sérieux nécessaire. Je ne voudrais pas débuter directement avec une actualité tragique, comme une guerre ou une catastrophe. Je préfère installer d’abord une atmosphère positive, pour marquer les esprits et donner confiance au public. Trop d’infos, trop vite : revenir à l’essentiel Aujourd’hui, l’information est partout : au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, et même dans nos poches, sur nos smartphones. 📱 Le problème, c’est qu’on en a trop. Elle arrive en continu, parfois sans filtre, et au lieu de nous éclairer, elle peut finir par nous noyer. Mon rôle de présentateur serait aussi de remettre de l’ordre dans ce flot, de dire au public : « Voici ce qui compte vraiment aujourd’hui. » Le Téléjournal resterait classique dans sa diffusion, à la télévision, mais avec une présence mesurée sur les réseaux sociaux, juste pour permettre aux gens de revoir ce qu’ils ont manqué — sans transformer l’émission en streaming permanent. Un message pour tous : rêver grand Imaginer ce rêve me remplit de fierté, d’émotion et d’un peu de trac. Parler en public, même indirectement, c’est impressionnant. Mais ce rêve n’est pas seulement le mien. Je veux qu’il parle à tout le monde, que chacun y voie une invitation à rêver grand, peu importe son parcours ou ses obstacles. Mon histoire est celle d’un enfant qui écoutait le Téléjournal dans le salon familial, et qui, un jour, veut être la voix qui informe et rassemble les autres. « Un jour, même les aveugles présenteront le Téléjournal, fidèle à son fond bleu-vert mythique, sérieux mais chaleureux, avec juste ce qu’il faut de modernité… sans jamais en abuser. » Parce qu’au fond, l’essentiel n’est pas que moi je réalise mon rêve, mais que chacun trouve le courage de poursuivre le sien. Un rêve, petit ou grand, peut changer une vie. ✨

lundi 15 septembre 2025

De la tablette au smartphone : mon voyage à travers l’évolution des outils pour aveugles

👋 Salut à tous !
Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient vraiment à cœur :
l'évolution des outils pour les personnes aveugles, de la tablette et
du poinçon jusqu'aux smartphones modernes.
C'est une histoire très personnelle, parce que j'ai eu la chance (et
parfois le défi !) de vivre toutes ces étapes.
Vous allez voir comment chaque appareil a changé ma vie, et comment la
technologie peut transformer le quotidien.

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La tablette et le poinçon : l'écriture à l'envers

Je possède encore une petite tablette avec son poinçon, même si je ne
l'ai presque jamais utilisée.
C'est un objet très ancien, qui servait à écrire en braille avant la Perkins.
Le principe est simple : on perce le papier point par point, mais à
l'envers, pour que le texte apparaisse dans le bon sens une fois la
feuille retournée.
Ce n'est pas très beau, c'est plutôt archaïque… mais certainement pas inutile.
C'est un peu comme un vieux couteau suisse : on ne s'en sert presque
jamais, mais on le garde "au cas où".

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La Perkins : mon premier outil d'apprentissage

Dès la première primaire, j'ai découvert la machine Perkins.
C'était l'outil standard pour apprendre à écrire en braille.
Comparée à la tablette et au poinçon, elle paraissait déjà très
moderne, même si aujourd'hui je la qualifierais d'un peu antique.
Elle était bruyante, très robuste, et surtout parfaite pour l'apprentissage.

J'aimais l'utiliser pour des exercices amusants, mais dès qu'il
s'agissait de devoirs, je soupirais intérieurement :
« Oh non, pas encore ça ! » 😅
En classe, chacun tapait à son rythme, créant un concert de cliquetis
mécaniques.
Au bout d'un moment, on n'y prêtait même plus attention : ce vacarme
devenait presque rassurant.

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La lecture en braille… sans passion

Autant j'ai toujours su écrire en braille, autant lire n'a jamais été
mon plaisir.
Je sais lire suffisamment pour travailler et me divertir, mais jamais
pour le plaisir pur.
À l'école, lire à voix haute en classe était une vraie horreur :
je lisais très lentement, sans envie, juste parce qu'il le fallait.
Aujourd'hui, pour me détendre, je préfère largement les livres audio. 🎧
Pour le travail, en revanche, j'utilise JAWS et ma ligne braille, ce
qui me permet d'être précis et efficace.

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Le Braille Lite : une Perkins électronique

En 6ᵉ et 7ᵉ primaire, j'ai découvert un appareil qui semblait tout
droit venu du futur : le Braille Lite.
C'était une sorte de Perkins électronique, avec un petit côté "DOS",
très ancien système informatique.
Je m'en servais surtout en classe, notamment lorsque j'étais
secrétaire du conseil de classe.
Aujourd'hui, ce modèle a été remplacé par l'Apex de HumanWare, que
j'utilise encore régulièrement, même si un peu moins qu'avant.

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L'arrivée de l'informatique au CPHV

En 2004, un grand tournant a eu lieu dans ma vie numérique :
au CPHV (Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue, à
Lausanne), j'ai appris à utiliser un ordinateur sous Windows 98,
équipé de JAWS 3.5 et d'une ligne braille.

Je me souviens encore de la première phrase que j'ai entendue :

« Jao pour Windows est prêt ! »
(Oui, à l'époque, JAWS prononçait son nom bizarrement !)

Au début, c'était étrange, presque perturbant.
Mais très vite, j'ai trouvé ça fabuleux : pour la première fois, une
machine me parlait, me donnant accès au texte et à Internet.
C'était un miracle technologique.

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Les débuts d'Internet : modem 56k et Edunet.ch

Mon tout premier souvenir d'Internet remonte encore avant 2004.
Je revois mon père, avec son premier Mac portable, se connectant grâce
à une ligne 56k.
Le bruit du modem résonne encore dans ma tête : un mélange de
grésillements et de bips qui annonçaient l'ouverture d'une porte
magique vers un nouveau monde.

Au début, j'allais surtout sur Edunet.ch, un site éducatif suisse.
À l'école, mais aussi à la maison avec mes parents, je découvrais
Internet comme un terrain de jeu éducatif.
Quand j'ai enfin eu mon propre PC avec JAWS, j'ai pu explorer seul.
Je passais beaucoup de temps sur Google, et je téléchargeais des
fichiers MIDI… que j'ai toujours, et que j'écoute encore parfois avec
nostalgie. 🎹

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Les premiers téléphones parlants

Avant l'iPhone, il y a eu les Nokia avec Mobile Speak.
Mon tout premier modèle a été le Nokia 3230, suivi du N70, puis du
6210 Navigator.
C'était déjà une belle autonomie : je pouvais téléphoner, envoyer des
SMS, et même écouter la radio FM grâce au N70.

Je me souviens d'un moment très fort en 2006, en Provence.
J'étais assis sur mon lit, chez mon oncle et ma tante, et en zappant
les stations programmées, je suis tombé sur Nostalgie.
Pour la première fois, j'ai entendu « Les Bobos » de Renaud, issu de
son album Rouge Sang.
Un souvenir gravé à jamais, associé à ce petit téléphone qui
m'accompagnait partout. 📻

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L'iPhone 4 : la vraie révolution

En 2011, j'ai acheté mon premier iPhone 4, et là… tout a changé.
Pour la première fois, VoiceOver était intégré gratuitement.
Fini de payer des fortunes pour un lecteur d'écran !
Et surtout, l'iPhone me disait qui m'appelait, ce qui était impensable
avec mes anciens téléphones.

Très vite, j'ai découvert les applications :

celles des journaux télévisés pour suivre les infos du matin, du 12h45
et du 19h30,

et bien sûr Facebook, qui ouvrait un nouveau monde de communication et
d'échanges.

Cette autonomie nouvelle était une véritable révolution.
Je pouvais regarder les téléjournaux quand je voulais, lire les
articles du matin, interagir avec mes amis…
Tout était réuni dans un seul appareil, dans ma poche.

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L'Apex aujourd'hui : un compagnon complémentaire

Même avec l'iPhone, mon Apex HumanWare reste un outil précieux.
Je l'utilise moins qu'avant, mais il est parfait pour écrire
confortablement, surtout lors de déplacements ou pour de longues
prises de notes.
L'écran tactile est pratique, mais rien ne remplace le confort d'un
clavier braille dédié pour certains travaux.

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Conclusion : fierté et nostalgie

Quand je repense à tout ce chemin, de la tablette et du poinçon à
l'iPhone et l'Apex, je ressens un mélange unique :

De la fierté, d'avoir su m'adapter à chaque étape et de voir à quel
point la technologie a ouvert des portes pour les personnes aveugles.

De la nostalgie, pour ces sons et ces sensations d'autrefois : le
bruit du modem, le cliquetis des Perkins, la voix de JAWS qui disait
maladroitement « Jao pour Windows est prêt »…

Et surtout de l'émerveillement, en me disant que j'ai eu la chance de
vivre cette évolution incroyable sous mes doigts.

Chaque outil a marqué une époque de ma vie.
Et tout comme la Perkins a remplacé la tablette, et l'iPhone a
remplacé le Nokia, je sais que d'autres innovations viendront encore.
L'histoire continue, et j'ai hâte de voir — ou plutôt de sentir — la suite. ✨

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Et vous ? Parlons-en !

Et vous, avez-vous connu certaines de ces étapes ou utilisé des outils
qui vous semblent aujourd'hui dépassés ?
Peut-être la Perkins, un vieux Nokia, ou même le fameux modem 56k avec
son bruit inoubliable ? 😅
💬 Racontez-moi vos souvenirs en commentaire, j'ai hâte de vous lire
et d'échanger avec vous.
Si cet article vous a plu, partagez-le autour de vous pour montrer à
quel point la technologie a transformé nos vies !

samedi 13 septembre 2025

🌟 Rêves, cécité et idées reçues : ma vision du monde

Salut à tous, Aujourd’hui, pas de mer directement au programme, mais on va parler de cécité. À travers cet article, j’ai envie de partager mon vécu, casser quelques clichés, et peut-être vous donner envie de réagir en commentaires. Je vous invite à lire jusqu’au bout et à échanger avec moi : vos réactions comptent vraiment ! 💬 💬 Idées reçues sur les aveugles L’un des clichés que j’entends souvent, c’est que les aveugles seraient forcément pianistes ou musiciens. Mais il faut se rendre à l’évidence : un aveugle n’est pas forcément musicien, tout comme un musicien n’est pas forcément aveugle. C’est pareil pour le métier de téléphoniste : on imagine souvent les aveugles derrière un combiné téléphonique… sauf qu’aujourd’hui, ce métier se fait de plus en plus rare. Oui, j’ai appris à répondre au téléphone, mais ça ne me définit pas. Beaucoup de gens pensent aussi qu’une personne aveugle ne peut rien faire, à part peut-être jouer un peu de musique. Moi, j’ai eu la chance d’avoir mes parents à mes côtés, toujours là pour me pousser à avancer et me rappeler que je peux faire bien plus que ce que certains imaginent. Et même s’il y a toujours des gens qui veulent te faire sentir que tu n’es “rien d’autre qu’un aveugle”, je sais que beaucoup d’entre nous arrivent à se démarquer et à construire leur propre chemin. 🙌 Comment aider… ou pas Ce qui m’aide vraiment, c’est quand on fait les choses avec moi, pas à ma place. J’aime qu’on me laisse essayer, apprendre par moi-même, tout en restant pas loin au cas où j’aurais besoin d’un coup de main. C’est comme ça que je progresse et que je gagne en autonomie. Ce qui me rend dingue, par contre, c’est la surprotection : ces moments où on essaye de m’empêcher de faire quelque chose “pour mon bien”, alors que je sais très bien ce que je fais. Ou pire, quand on décide de faire les choses pour moi sans même me montrer comment les faire. Je préfère échouer en essayant que rester coincé à regarder quelqu’un faire à ma place. Bon, après, soyons clairs : pour certaines choses comme les démarches administratives ou les mails compliqués, je suis bien content qu’on m’aide directement. C’est moins stressant et plus efficace. L’important, c’est que ce soit un choix, pas qu’on m’impose de rester spectateur. 🌐 Accessibilité numérique L’accessibilité numérique, c’est un sujet compliqué. Ce qui me convient très bien ne sera pas forcément pratique pour quelqu’un d’autre. Par exemple, je trouve que les applications Apple sont impeccables, fluides et bien pensées. Même certaines applis très connues, comme Facebook, fonctionnent super bien avec VoiceOver. Mais il y a aussi des applis qui donnent envie de s’arracher les cheveux. Instagram, par exemple, est hyper casse-gosses : pour publier une photo, je dois désactiver VoiceOver pour accéder à mes images. Et le pire, c’est qu’avant, on pouvait le faire sans problème ! Au lieu d’améliorer l’accessibilité, ils ont rendu les choses plus compliquées pour nous. Ce genre de détail fait une énorme différence entre une appli inclusive et une appli frustrante. 👁️ La cécité expliquée simplement Beaucoup de gens pensent que “voir noir”, c’est être aveugle. Mais pour moi, ce n’est pas ça. Il n’y a pas de noir, pas de lumière, pas de couleurs. Il n’y a rien. C’est difficile à expliquer, parce que pour quelqu’un qui voit, le “rien” n’existe pas. Mais c’est exactement ce que je vis chaque jour : je ne vois rien du tout. Et il faut savoir qu’il existe différents niveaux de cécité. Certaines personnes perçoivent encore un peu de lumière, des formes ou des couleurs floues. Moi, non. La cécité n’est pas identique pour tout le monde, chacun la vit à sa manière. 📱 Les technologies qui changent la vie Mon iPhone, c’est mon outil numéro un. Il me permet d’envoyer des messages, de me repérer, d’écouter de la musique, de gérer mes mails… bref, je fais presque tout avec. Et bien sûr, ma canne blanche reste indispensable pour mes déplacements, même si ce n’est pas numérique. Depuis quelque temps, je découvre aussi la puissance des intelligences artificielles, comme ChatGPT. Je l’utilise notamment pour rédiger mes rapports de séances de massothérapie. Avant, ça me prenait beaucoup de temps et d’énergie. Maintenant, je dicte mes notes, et ChatGPT les met en forme clairement. Un vrai gain de temps et de liberté ! 🗣️ Conseils pour communiquer Il n’y a pas de “mode d’emploi” pour parler à une personne aveugle, mais voici quelques règles simples : Parlez normalement : pas besoin de crier ou de chercher vos mots. Restez naturel : aucun mot n’est interdit. Vous pouvez dire “regarde” ou “à bientôt” sans souci. Dans la rue, demandez avant d’aider : → La meilleure phrase reste : “Tu veux un coup de main ?” Posez vos questions : c’est mieux que de rester avec des idées reçues. Hier, vendredi, j’attendais le bus avec deux jeunes filles. On a discuté, et elles m’ont demandé : “Comment tu fais pour trouver le passage piéton ?” Ma réponse : “Je vais jusqu’au bord du trottoir, je le longe avec ma canne, et je cherche la partie abaissée. Une fois que je l’ai trouvée, je sais que je peux traverser en sécurité.” Ce genre d’échange, simple et naturel, est toujours agréable. 🌟 Un message pour les parents J’ai eu la chance d’avoir une famille qui m’a toujours intégré dans toutes les activités, comme mes deux sœurs. C’est ce que je conseille aux parents d’un enfant aveugle : faites des choses avec lui, laissez-le explorer et apprendre, même si ça demande des adaptations. C’est ce que ma famille a fait pour moi, et aujourd’hui, je sais à quel point ça m’a aidé à devenir autonome. 😡 Les phrases qui m’agacent On m’a déjà dit : “Oh, t’es courageux !” ou “Moi, je pourrais jamais vivre comme toi !” Je ne l’entends pas souvent, donc ça va, mais c’est quand même agaçant. Ma réponse est toujours la même : “On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a… et je le fais plutôt pas mal !” ❤️ Ce qui me rend fier Ce qui me rend fier, c’est simplement de vivre. J’aurais pu être paraplégique, tétraplégique, autiste, amputé… et pourtant, je suis là, avec ma vie et mes rêves. Bien sûr, il y a des choses que j’aimerais voir : la lune, les étoiles, les paysages… Mais comme ce n’est pas possible, je les ressens autrement, grâce aux sons, aux odeurs et aux sensations. 🌍 Mes rêves pour l’avenir Beaucoup de mes rêves tournent autour de la mer. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Travailler sur un vieux gréement, un grand voilier traditionnel où il faut grimper dans les mâts pour aller toucher les voiles. Vivre dans un phare, pour ce côté mystérieux et pour veiller sur les marins et les bateaux. Et même si je ne vois pas, ma couleur préférée restera toujours le bleu, la couleur de la mer et du ciel que j’imagine à ma façon. Et j’ai un rêve peut-être un peu fou : qu’un jour, les aveugles puissent conduire. Avec des aides techniques ultra sophistiquées, on ferait les gestes de conduite comme tout le monde, pendant que la technologie garantirait la sécurité. Certains se moqueront peut-être, mais je l’assume complètement. Après tout, rêver, c’est gratuit. 💡 Conclusion La cécité fait partie de ma vie, mais elle ne me définit pas. Avec un peu d’ouverture d’esprit, de technologie et de respect, on peut rendre ce monde plus accessible et plus humain. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, mes rêves deviendront réalité. 🌟 Si cet article vous a fait réfléchir, n’hésitez pas à le partager et à me dire en commentaire ce que vous en pensez. Vos réactions comptent beaucoup pour moi !

⚓ Le langage secret des bateaux

Salut à tous, Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un sujet un peu particulier, entre mer, histoire, sons… et mystère. Quand on ent...