Je m'appelle Maximilien et je suis aveugle de naissance. Ma cécité ne m'empêche pas de vivre pleinement mes passions. Je suis massothérapeute et j'adore le sport : ski alpin, voile, marche, vélo en tandem. Je suis aussi passionné par la radio (CB, PMR 446) et la musique, avec des goûts variés allant du blues au rock'n'roll en passant par la chanson française. À travers ce blog, je partage mes aventures et mes découvertes.
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lundi 18 août 2025
Ce que j’ai traversé, ce que je suis
Salut à tous,
Pas d’intro marketing.
Pas de résumé poli.
Juste un besoin de poser ici les mots.
Raconter ce que j’ai traversé, ce qui m’a construit, ce qui m’anime.
Ce texte, ce n’est pas une carte de visite.
C’est ma voix, posée noir sur blanc.
Grandir sans voir, mais pas sans envie
Je suis né aveugle. Ou très malvoyant au début.
Assez pour lire un peu les gros caractères, mais pas pour longtemps.
Ma sœur voyait, moi pas.
Mais ça ne m’a jamais empêché de vouloir faire comme elle.
Quand elle a appris à faire du vélo, j’ai voulu aussi.
J’ai commencé sur son vieux vélo rose et vert, avec les petites roues d’appui.
Puis un demi-vélo, puis un tandem.
Aujourd’hui, je roule sur un tandem électrique.
Et la sensation de liberté est toujours là.
Premier contact avec la mer : la Corse
Avant même de découvrir la voile avec Kaspar,
j’avais déjà eu un premier coup de cœur… en Corse.
Sur une plage, avec un petit catamaran,
j’ai goûté à la mer, au vent, à la glisse.
Je ne savais pas encore que ça deviendrait une passion,
mais à ce moment-là, j’ai su une chose :
je voulais recommencer.
Et continuer. Encore. Toujours.
École adaptée, école ordinaire
J’ai commencé mon parcours scolaire au CPHV de Lausanne,
le Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue.
J’y ai appris le braille, l’usage du lecteur d’écran JAWS,
et tous les outils qui allaient m’accompagner dans la vie.
Une demi-journée par semaine, j’allais aussi à Pully,
dans une école dite "normale".
Ce mélange a été essentiel.
Jusqu’en 6e année, j’ai gardé un pied dans les deux mondes.
Le Valentin : un cadre humain
Pour continuer ma scolarité, on a cherché une école prête à m’accueillir.
C’est l’école du Valentin qui a dit oui.
J’y ai terminé ma 8e et 9e année,
et j’y ai rencontré Jennifer, mon amie fidèle encore aujourd’hui.
On était en 2007. J’avais fini l’école obligatoire.
Mais ce n’était que le début du vrai combat.
Pomy : trois mois d’enfer
On m’a alors envoyé faire un stage d’observation de 3 mois à l’ORIF de Pomy.
Et franchement ?
Un cauchemar.
Aucune écoute.
Une ambiance froide, méprisante.
Des encadrants rigides, fermés, à côté de la plaque.
Pas une vraie formation.
Pas un tremplin.
Juste une épreuve à encaisser.
J’ai tenu trois mois. Pas un de plus.
Et j’ai claqué la porte sans regret.
Jeuncomm : respirer à nouveau
Après cette expérience toxique,
l’école Jeuncomm m’a redonné un peu d’air.
Là, on m’a parlé normalement. On m’a respecté.
J’ai pu reprendre pied, envisager une formation sérieuse.
Et surtout : j’ai retrouvé confiance.
C’est aussi là qu’un ami m’a proposé de naviguer.
Un moment fondateur.
Le vrai déclic voile : Kaspar
Grâce à Kaspar, j’ai mis les pieds sur un voilier pour la première fois.
C’était en 2008–2009.
Et tout de suite, j’ai compris :
sur l’eau, je ne suis pas "en retard".
Je sens le vent, la gîte, les mouvements du bateau.
Je peux barrer, écouter, anticiper.
La voile m’a fait du bien.
Et elle ne m’a jamais quitté.
Cery : l’épreuve de trop
Dans ce parcours, l’AI a voulu m’envoyer passer un bilan.
Résultat : un rendez-vous avec un psychiatre mandaté, à Cery.
Je me souviens encore de lui : froid, figé, sûr de lui.
Il voulait à tout prix me coller un diagnostic inadapté.
Il ne m’écoutait pas. Il m’analysait.
Et ça, je l’ai très mal vécu.
Mais je ne me suis pas laissé enfermer dans sa vision.
Formation CFC à Aigle
En 2012, j’ai intégré l’ORIF d’Aigle pour une formation CFC d’employé de commerce.
L’école se faisait à l’École professionnelle commerciale de Lausanne.
C’était exigeant. Alternance. Fatigue. Adaptations.
Mais j’ai tenu le cap.
Et le jour des résultats, la directrice m’a dit :
« Vous ne l’avez pas eu au rabais, bravo ! »
Cette phrase, je m’en souviendrai toujours.
L’invalidité reconnue
Malgré le diplôme, l’assurance invalidité a tranché :
85 % d’invalidité.
Un chiffre. Une étiquette.
Et derrière : aucune porte ouverte vers un emploi stable.
Un mur en face. Mais pas une fin.
Juste le début d’un autre chemin.
Mon rêve d’enfant : la physiothérapie
À 9 ans, ma mère s’est blessée au genou.
Une physiothérapeute venait à domicile.
J’étais fasciné par ses gestes, sa précision, son calme.
Et un jour, je lui ai dit :
« Moi aussi, je veux faire ce métier. »
Mais quand on est aveugle, on vous répond vite :
« Ce n’est pas possible. »
Alors j’ai rangé ce rêve. En silence.
Le thérapeute aveugle et la bascule
Des années plus tard, ma sœur se fait masser
au Centre d’analyses sportives de Lausanne.
Le thérapeute est aveugle. Elle lui parle de moi.
Il accepte de me rencontrer.
Ce jour-là, tout change.
Il me parle vrai.
Il me montre que c’est faisable.
Il me tend une réalité que je croyais inaccessible.
Le diplôme de massothérapeute
Je me suis inscrit à l’école Épidaure.
J’ai suivi la formation de A à Z.
Et le 11 décembre 2016, j’ai obtenu mon diplôme.
Ce jour-là, j’étais en week-end de ski avec des amis.
Mais j’ai tout stoppé pour être à la cérémonie.
Parce que ce diplôme, je le devais au petit garçon
qui croyait qu’il n’aurait jamais le droit.
Le ski, la glisse, l’équilibre
Le ski fait aussi partie de ma vie.
Mes parents m’ont appris à leur manière.
Pas pour gagner. Pas pour épater.
Mais pour sentir la neige, la vitesse, la liberté.
Et skier, c’est encore aujourd’hui une manière d’être vivant.
2020 : tout s’arrête
Puis le Covid est arrivé.
Massages arrêtés.
Sorties gelées.
Projets en suspens.
Mais dans ce vide, une nouvelle passion a surgi :
la radio.
Radios et voix sur les ondes
En 2022, je découvre la CB (citizen band).
Ma première radio : une Alan 42.
Puis un President McKinley.
Ensuite, les PMR446 : Motorola T5422, puis Midland G9 Pro.
Je suis toujours là-dessus.
Et je continue d’explorer ce monde-là.
La mer, encore et toujours
Avec l’association La Barre Blanche,
j’ai navigué en Bretagne, à Minorque, et sur un ketch.
Chaque fois, des expériences humaines fortes.
Des équipages formidables.
Et la mer, toujours fidèle.
La mémoire des voix
Depuis l’enfance, j’ai une mémoire des voix.
Je reconnais les gens au son.
Je reconnais même les bateaux de la CGN à leur voix moteur.
Ce n’est pas un superpouvoir.
C’est juste une autre manière d’écouter.
Aujourd’hui
Je suis massothérapeute indépendant.
Je navigue. Je parle sur mes radios. Je skie. Je vis.
Je construis, doucement, un quotidien qui me ressemble.
Je n’ai pas toutes les réponses.
Mais je continue.
Parce que c’est ça, ma vraie force :
je ne m’arrête pas.
lundi 24 février 2025
📡 Un QSO mémorable depuis La Tzoumaz : Ma passion pour la radio CB en montagne
Introduction : La magie de la radio CB, même en altitude
Depuis toujours, la radio CB (Citizen Band) est pour moi bien plus qu’un simple moyen de communication. C’est une véritable passion, un univers fascinant où chaque contact établi, aussi court soit-il, est une petite victoire. En tant qu’aveugle de naissance, la radio me permet de tisser des liens, d’échanger et de partager ma passion avec des passionnés du monde entier, sans que la vision ne soit une barrière.
Récemment, j’ai vécu une expérience radio particulièrement enthousiasmante depuis mon chalet à La Tzoumaz, une station perchée à plus de 1 500 mètres d’altitude, au-dessus de Riddes, dans la vallée du Rhône, en Valais. Malgré des conditions de propagation moyennes, j’ai réussi à établir un QSO (contact radio) avec un autre opérateur radio : Coyote 67, alias Daniel.
Dans cet article, je vous partage cette expérience unique, mes conditions de trafic, et pourquoi ce genre de contact, même bref, est une source de satisfaction immense pour un passionné de radio CB en montagne.
📌 Mots-clés : radio CB, QSO, propagation radio, Valais, La Tzoumaz, communication
Le cadre : La Tzoumaz, un paradis pour la radio CB
La Tzoumaz est une station de ski du domaine des 4 Vallées, connue pour son cadre spectaculaire, ses pentes enneigées en hiver et ses paysages alpins à couper le souffle en été. Situé à 1 500 mètres d’altitude, mon chalet bénéficie d’une position privilégiée pour les transmissions radio.
L’un des grands avantages d’un tel emplacement est la réduction des interférences urbaines. Contrairement aux zones urbaines où les ondes peuvent être perturbées par les bâtiments, les lignes électriques et les multiples sources d’interférences électromagnétiques, un lieu en altitude permet souvent d’obtenir une meilleure réception radio et une portée accrue.
Cependant, la montagne présente aussi des défis : les reliefs limitent la propagation des ondes, et les conditions météorologiques influencent la qualité des transmissions. Malgré cela, chaque sortie radio en montagne est une expérience enrichissante, et ce jour-là, j’étais prêt à tenter un QSO en altitude.
Les conditions de trafic : Mon équipement radio CB
Avant d’aller plus loin, parlons technique ! Pour ce contact radio, j’ai utilisé :
📡 Mon équipement :
PNI Escort HP 82, une radio CB portable fiable
Antenne Gigatron 1,30 m, optimisée pour la réception et l’émission
De son côté, Coyote 67 / Daniel utilisait :
🚗 Son équipement :
President Randy 3, une radio CB portable
Antenne de 1,10 m montée sur sa voiture
Nos conditions de trafic étaient équilibrées, et mon altitude élevée me permettait d’avoir une meilleure réception, même si la propagation et la puissance des équipements restaient des facteurs déterminants.
Le contact : Un QSO court mais précieux
Ce jour-là, alors que je testais ma radio depuis la terrasse du chalet, j’ai capté un signal intéressant sur le canal 4, qui est le canal d’appel en Suisse romande. Après quelques essais, j’ai réussi à établir un contact radio avec Coyote 67 / Daniel, un opérateur mobile en train de rouler.
Notre échange a été court, mais suffisant pour partager nos conditions de travail, un moment toujours excitant entre passionnés de radio CB.
Extrait du QSO :
🔹 Moi (Léman 69) : « Coyote 67, ici Léman 69, est-ce que tu me reçois ? »
🔹 Lui : « 5/5, Léman 69, ici Coyote 67, Daniel à l’appareil ! »
🔹 Moi : « Content de faire ce QSO avec toi ! Moi je suis en fixe avec un PNI Escort HP 82 et une antenne Gigatron 1,30 m. Toi, quelles sont tes conditions ? »
🔹 Lui : « Je suis en mobile avec un President Randy 3 et une antenne de 1,10 m. La propagation est moyenne mais ça passe bien ! »
🔹 Moi : « Super, content d’avoir pu établir le contact malgré les conditions ! »
Après quelques échanges supplémentaires, le signal s’est affaibli et nous avons dû conclure le QSO en montagne. Mais malgré la brièveté du contact, l’essentiel était là : la satisfaction d’avoir réussi à établir une communication claire malgré la distance et les contraintes techniques.
Pourquoi chaque contact radio est une petite victoire
Ce genre de QSO peut sembler anodin pour un non-initié, mais pour un passionné de radio CB, c’est un moment précieux. Pourquoi ?
1️⃣ Le défi technique : Chaque contact radio est un défi. Entre les obstacles naturels, les interférences et la propagation des ondes qui varie selon l’heure et les conditions météo, réussir à établir un QSO est toujours un petit exploit.
2️⃣ Le plaisir du partage : La radio CB est avant tout une histoire de passionnés. Chaque QSO permet d’échanger avec des personnes qui partagent la même passion, parfois à des centaines de kilomètres.
3️⃣ L’accessibilité universelle : Contrairement aux communications modernes basées sur Internet ou le réseau téléphonique, la radio CB est libre et accessible à tous. Pas besoin d’abonnement ni de connexion, il suffit d’un bon matériel et d’un peu de patience pour contacter des stations radio.
4️⃣ Un lien social unique : En tant qu’aveugle, la radio CB me permet de communiquer sans aucune barrière visuelle. Ici, seule la voix compte. C’est un média où l’échange prime, indépendamment de qui nous sommes ou d’où nous venons.
Conclusion : La radio CB, une passion toujours vivante
Ce QSO avec Coyote 67 / Daniel n’était qu’un contact parmi d’autres, mais il illustre parfaitement pourquoi j’aime la radio CB en montagne. À chaque nouvelle connexion, il y a un frisson d’excitation, un sentiment de réussite et un partage humain authentique.
Même si les technologies évoluent, la radio CB reste un formidable outil de communication sans fil, surtout dans des environnements comme la montagne, où elle peut être une alternative précieuse aux réseaux traditionnels.
Si vous êtes passionné de radio, n’hésitez pas à partager vos expériences ! Qui sait, peut-être aurons-nous un jour l’occasion d’échanger sur les ondes radio CB ?
📡 73 à tous et à bientôt sur les fréquences !
mercredi 6 novembre 2024
L'Importance et l'Histoire du Rogger Bip en Radio
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, explorons le "rogger bip" en radio et son rôle crucial.
Comprendre le Rogger Bip
Le "rogger bip" est un signal sonore spécifique émis par les utilisateurs de radios CB pour indiquer la fin d'une transmission et faciliter les échanges. Voici un regard approfondi sur son histoire et son importance.
Les Débuts de la Radio CB
Durant les années 1940 à 1970, les radios CB ont été principalement développées pour des usages professionnels, comme dans le secteur du transport routier. Les camionneurs et autres conducteurs ont rapidement adopté cette technologie pour communiquer, donnant naissance à une véritable culture de la radio CB.
Naissance du Rogger Bip
Dans les années 1970, avec la montée en popularité des radios CB, les utilisateurs ont élaboré un jargon spécifique et des codes de communication. Le "roger beep" a émergé de cette culture, servant de signal sonore pour marquer la fin d'un message et inviter les autres à prendre la parole. Ce terme "roger" est dérivé du code radio militaire et aéronautique où "Roger" signifie "Message reçu". Le bip joue donc le rôle de confirmation sonore.
Aspect Technique
Équipement : Le "roger beep" est généré par un circuit ou un appareil ajouté à la radio CB, produisant un son distinctif à la fin de chaque transmission.
Utilité : Il sert à indiquer clairement que l'utilisateur a fini de parler, évitant les interruptions et aidant à gérer les communications sur des canaux souvent encombrés.
Adoption et Réception
Popularité : Le "roger beep" est devenu emblématique de la culture CB, adopté par les camionneurs, les amateurs de plein air et d'autres utilisateurs de la bande citoyenne.
Critiques : Malgré son adoption, il a ses détracteurs. Certains utilisateurs trouvent ce son inutile ou agaçant car il peut perturber les communications. Dans certains pays, son usage est réglementé voire déconseillé.
Évolution Moderne
Technologie Contemporaine : Avec les avancées technologiques, le "roger beep" a perdu de sa popularité dans certains cercles, mais reste un élément significatif de la culture radio CB.
Autres Domaines : Le concept de signaler la fin d'une transmission a été adopté dans d'autres contextes de communication radio, y compris dans les milieux militaires et professionnels.
Conclusion
Le "rogger bip" est une partie intégrante de l'histoire des radios CB, créé pour améliorer les échanges entre utilisateurs. Bien qu'il ait des critiques, il reste un symbole de cette culture et illustre l'évolution des communications radio. Pour moi, il est essentiel car il m'indique clairement quand mon correspondant a fini de parler.
Merci d'avoir lu cet article ! Partagez vos expériences et posez vos questions dans les commentaires. À bientôt !
mercredi 30 octobre 2024
Un week-end entre baptême, vélo et passion pour la radio
Bonjour à tous !
Je me présente pour ceux qui ne me connaissent pas encore et qui découvrent ce blog : je suis aveugle, mais cela ne signifie pas pour autant une vie monotone ou inactive. Bien au contraire ! Ce week-end, j’ai eu la chance de vivre un concentré d'émotions et d’activités, entre moments religieux, contacts radio, et balades en famille.
Un début de week-end sur les ondes PMR
Tout a commencé lors de notre montée vers le chalet familial à La Tzoumaz. Bien installé dans la voiture, j’ai saisi mon appareil PMR (à ne pas confondre avec la CB, car ils n’ont pas la même longueur d’ondes) et lancé quelques appels. Très vite, j’ai eu la chance d’entendre les réponses de Tabata, puis d’Oscar Bravo. Ces premiers contacts ont mis le ton pour un week-end placé sous le signe du partage et de la bonne humeur.
Le baptême de mon neveu : une cérémonie émouvante
L'événement phare du week-end était le baptême de mon petit neveu. Ma sœur et mon beau-frère avaient décidé de célébrer ce grand jour à La Tzoumaz, et pour l’occasion, les grands-parents allemands nous ont rejoints. La veille, Renate nous a régalés avec ses talents culinaires, renforçant cette ambiance familiale.
Le jour du baptême, entourés de nos proches, nous avons vécu des moments remplis de sens. La cérémonie était magnifique, émouvante, et a laissé une belle empreinte dans nos cœurs. Après la célébration, nous avons pris la direction d’un restaurant pour poursuivre les festivités autour d’un bon repas. J’ai fait l’impasse sur le dessert cette fois-ci, mais sans regret !
Une montée en vélo jusqu’à la Croix-de-Cœur
Après le repas, nous avons décidé de faire une sortie en vélo jusqu’à la Croix-de-Cœur. Accompagné du parrain et de la marraine de mon neveu, ainsi que de ses parents, nous avons relevé ce défi dans la bonne humeur. Pour l’occasion, j’ai enfourché mon tandem électrique, un cadeau que je me suis offert pour mes 30 ans, et qui me suit dans bien des escapades.
Avec le parrain à l’avant pour nous guider, nous avons profité de chaque sensation de la montée, du vent et de quelques rayons de soleil perçant les nuages. Pendant ce temps, les grands-parents gardaient le bébé, ce qui a permis à tout le monde de s’organiser parfaitement. Une fois la montée achevée, nous sommes retournés au chalet, où un bon plat de spaghettis nous attendait, partagé dans la convivialité.
Un dimanche de repos… et de CB
Le dernier jour, j’ai pris le temps de me reposer, sans reprise de vélo cette fois-ci. Mais comme vous le savez, ma passion pour la radio m’accompagne toujours, et cette fois, j’ai sorti ma CB dans l’espoir d’un contact depuis le chalet. Après avoir annoncé que j’étais en fréquence, j’espérais bien quelques réponses.
Finalement, mes appels ont été entendus, et j’ai eu le plaisir de joindre Tetra 76 Pascal et Rasorbac 72 Frédéric, tous deux en voiture. La conversation s’est prolongée et a été des plus agréables, malgré le début de soirée déjà bien frais. Ce n’était que mon deuxième contact CB depuis le chalet, en dehors du rendez-vous avec Bluette, et ces échanges ont ajouté une belle touche à ce week-end.
Une fin de week-end réussie
Ce week-end a été un parfait mélange d’instants inoubliables, que ce soit en famille ou sur les ondes. J’espère que ce récit vous donnera un aperçu de la joie que peuvent apporter ces diverses activités, même pour quelqu’un qui, comme moi, vit sans la vue. En fin de compte, ce qui compte, c’est de vivre chaque moment avec enthousiasme et d’avoir l’esprit ouvert aux possibilités.
Merci de m’avoir lu, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !
samedi 19 octobre 2024
Quand un contact radio "QSO" mène à une rencontre et à un repas
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, j'ai le plaisir de partager une expérience qui remet la CB au cœur de mes aventures. Hier, en montant au chalet, j'ai eu une surprise des plus agréables. Alors que je me détendais après une journée bien remplie, j'ai reçu un appel téléphonique de mon amie Bluette, une cibiste que j'avais souvent contactée sur les ondes. Elle m'a annoncé qu'elle se trouvait en Valais avec une amie, mais qu'elles n'avaient pas trop envie d'aller dans le Val d'Hérens comme initialement prévu. Elle m'a alors proposé de nous rencontrer à La Tzoumaz pour un "visu" – c'est-à-dire une rencontre en personne après plusieurs échanges via nos radios CB. Sans hésiter, j'ai accepté avec grand plaisir.
Préparatifs et coordination sur la CB
Bluette m'a confirmé qu'elle resterait en veille sur le canal 4 FM, qui, je le rappelle, est le canal d'appel de la Suisse Romande. Nous avons rapidement pris rendez-vous pour le lendemain matin afin de nous coordonner. Le rendez-vous radio était donc fixé. La magie de la radio allait une fois de plus opérer, mais cette fois, avec l'excitation supplémentaire d'une première rencontre en chair et en os.
Ce matin-là, après avoir bien préparé ma radio et ajusté mon matériel, j'étais prêt pour l'expérience. J'avais hâte non seulement de rencontrer Bluette, mais aussi de tester mon nouveau pocket CB, dont je vous parlerai plus en détail dans un prochain billet. Pour l'instant, disons simplement qu'il m'a accompagné durant toute cette journée mémorable.
La rencontre : premier visu après des mois de QSO
Enfin, après plusieurs échanges radio pour ajuster nos positions, nous avons réussi à nous retrouver dans le village de La Tzoumaz. C'était un moment unique pour moi. Imaginez, après avoir entendu Bluette depuis janvier de cette année, c'était la première fois que je la rencontrais en personne. L'adrénaline et l'émotion se mélangeaient à la curiosité. Quel visage se cachait derrière cette voix familière ?
Je dois dire que Bluette et son amie n'ont pas déçu. Elles étaient aussi chaleureuses et accueillantes en personne qu'elles l'étaient sur les ondes. Nous avons passé un moment vraiment sympathique, à discuter de nos aventures respectives, de nos anecdotes de cibistes, et bien sûr, à comparer nos équipements. Ce fut un véritable plaisir de partager enfin un repas avec des personnes que je ne connaissais que par la voix.
La CB, bien plus qu’un simple outil de communication
Ce qui est fascinant avec la CB, c'est qu'elle crée des liens forts, même si nous ne voyons jamais les visages de nos correspondants. La voix, les intonations, les échanges réguliers, tout cela tisse une véritable relation d'amitié. Pour moi, cette rencontre a été la preuve que les ondes radio peuvent vraiment rapprocher les gens, au-delà des kilomètres qui nous séparent.
Après notre déjeuner convivial, nous avons continué à échanger sur nos passions communes, notamment sur les radios portatives et les différents réglages que nous aimons utiliser. De mon côté, je commençais à ressentir l'envie de tester encore plus mon nouveau pocket CB dans des conditions variées. Mais ce qui m'a particulièrement marqué, c'est la facilité avec laquelle cette amitié virtuelle s'est transformée en une rencontre réelle, naturelle et fluide.
Navigation et guidage radio
En tant que personne aveugle, il est toujours un peu plus compliqué pour moi de me déplacer dans un endroit que je ne connais pas. Heureusement, ma sœur était là pour nous aider. Bluette n'étant pas familière avec l'endroit, c'est elle qui a fait le radio-guidage pour la mener à bon port. Grâce à la coordination entre nous trois, nous avons mis en place un système où, avec ma radio, j'ai fait de mon mieux pour l'orienter dans la bonne direction, et ma sœur a pris le relais pour les derniers ajustements. Elle m'a ensuite amené au rendez-vous à pied depuis le chalet. À la fin de la rencontre, Bluette m'a gentiment déposé devant le magasin où ma sœur m'a récupéré pour redescendre au chalet.
Bluette, de son côté, m'a aussi fait part de son plaisir d'avoir enfin pu me rencontrer en personne. Nous avons convenu de nous revoir à l'occasion d'un prochain visu, peut-être ailleurs, mais sûrement dans un cadre aussi sympathique.
Retour sur cette expérience unique
En conclusion, cette journée a été un véritable succès, tant sur le plan humain que technique. Le plaisir d'avoir enfin rencontré Bluette après tant de QSO sur la CB est une expérience que je ne suis pas prêt d'oublier. Cela montre bien que la radio, même à l'ère des smartphones et des réseaux sociaux, conserve tout son charme et sa pertinence.
Je tiens à remercier chaleureusement Bluette et son amie pour leur visite et leur convivialité, ainsi que ma sœur pour son aide indispensable au guidage. Sans elle, cette rencontre n'aurait pas été aussi facile. J'espère que cet article vous aura donné envie de ressortir vos radios et d'aller à la rencontre de vos amis cibistes en personne. Après tout, il n'y a rien de mieux qu'un bon repas partagé après des mois de QSO !
À très bientôt pour de nouvelles aventures sur les ondes, et je vous parlerai plus en détail de mon nouveau pocket CB dans mon prochain article.
73 à tous !
lundi 7 octobre 2024
La Radio CB : Une Histoire de Liberté et de Passion
*Bonjour à tous,*
Aujourd'hui, je vous invite à découvrir l'histoire captivante de la radio CB (Citizen Band), qui a marqué une ère de communication accessible à tous, en Suisse et dans le monde. Nous explorerons comment cette technologie s’est imposée, son importance dans la vie quotidienne de ses premiers utilisateurs, et je partagerai également mon expérience en tant que personne aveugle, pour qui la radio CB est bien plus qu’un simple moyen de communication. Enfin, je vous parlerai des normes et des régulations en Suisse, notamment les puissances autorisées.
### Les Origines de la Radio CB : Un Outil Nécessaire et Pratique
La radio CB trouve ses origines dans les surplus militaires de la Seconde Guerre mondiale. En 1947, les autorités des télécommunications ont libéralisé certaines bandes de fréquences pour un usage civil. Cela a permis à des particuliers de communiquer librement, sans avoir besoin de licences ou d'équipements coûteux. À l’époque, de nombreux dispositifs utilisés à des fins militaires ont été réadaptés pour les civils, ouvrant la voie à une nouvelle ère de communication.
Un autre facteur clé était la propagation accrue des ondes radio, qui permettait d’entendre des conversations à plus de 3000 kilomètres, selon les conditions. Cette capacité posait des problèmes dans les contextes militaires, mais s’avérait idéale pour un usage civil. Avec l’expansion des infrastructures routières, en particulier aux États-Unis, il est vite devenu évident qu’un moyen de communication portable, flexible et accessible était nécessaire, notamment pour les camionneurs, qui devaient garder le contact tout au long des routes infinies d’Amérique du Nord. C’est ainsi que la Citizen Band, ou bande citoyenne, a pris son essor, offrant une solution à tous ceux qui voulaient communiquer sur de courtes distances.
Dans les années 1970, la radio CB a véritablement explosé, notamment au sein de la communauté des routiers aux États-Unis. Grâce à la CB, ils pouvaient s’entraider, partager des informations sur les dangers sur les routes, les conditions météo, et éviter les contrôles de police. La crise pétrolière a même renforcé ce réseau d’entraide entre camionneurs. Cette révolution technologique a marqué le début d'une démocratisation des moyens de communication, mettant en contact des personnes ordinaires sans avoir besoin d'une infrastructure complexe ou de licences onéreuses.
### L’Expansion de la CB en Europe et en Suisse
Après avoir conquis l’Amérique, la radio CB s’est rapidement propagée en Europe, dans les années 1970. En France, en Allemagne et en Italie, la CB est devenue populaire, notamment en raison de son coût abordable et de sa simplicité d’utilisation. À une époque où les téléphones mobiles n'existaient pas et où les lignes fixes étaient coûteuses, la CB représentait une solution pour établir des communications longues distances sans se ruiner.
En Suisse, la radio CB a connu un succès similaire. À l'origine utilisée principalement par les routiers et les agriculteurs, elle a très vite attiré d'autres segments de la population. Les premières années, la CB servait surtout à échanger des informations sur les conditions routières, météorologiques et de trafic. Mais son esprit communautaire a permis de rassembler un nombre croissant de passionnés. La CB était bien plus qu'un simple outil : c'était un vecteur de partage et de solidarité.
En Suisse, l’adoption de la CB s’est inscrite dans un contexte de transformations technologiques et sociales. Les années 70 ont vu l’essor des télécommunications et, parallèlement, une forte demande pour des moyens de communication accessibles au plus grand nombre. Cela a fait de la radio CB un véritable phénomène de société. Les cibistes suisses, motivés par la passion de la radio et par le désir d’échanger, ont vu dans cette technologie une occasion unique de s’ouvrir au monde tout en développant un sens de la camaraderie.
### Ce que la Radio CB m’Apporte en tant que Personne Aveugle
Pour moi, en tant que personne aveugle, la radio CB est bien plus qu’un simple moyen de communication. C’est une véritable fenêtre sur le monde. Contrairement aux réseaux sociaux actuels, souvent basés sur le visuel, la CB repose uniquement sur la voix, et c’est précisément ce qui en fait un médium parfait pour moi. Grâce à la CB, je peux participer à des discussions sans que mon handicap soit un frein. La radio CB me permet de partager des moments d’échange authentiques, de découvrir de nouvelles personnes et de m’intégrer à des conversations enrichissantes, le tout sans être jugé.
Je me souviens de nombreuses conversations où je me sentais à l’égal des autres, simplement un utilisateur parmi tant d’autres, capable d’écouter, de parler et de m’exprimer librement. C’est une forme de liberté inestimable pour quelqu’un comme moi, car je peux m’évader de mon quotidien, voyager à travers les mots, et ressentir une vraie connexion humaine à travers les ondes.
### Les Normes et Régulations de la CB en Suisse
En Suisse, l’utilisation de la radio CB est encadrée par l’Office fédéral de la communication (OFCOM). Bien que l’usage soit largement libre, il existe quelques régulations destinées à éviter les interférences et à garantir une utilisation harmonieuse du spectre radio.
Voici les principales règles en vigueur :
- **Fréquences** : En Suisse, les utilisateurs de la CB peuvent utiliser les 40 canaux disponibles dans la bande des 27 MHz.
- **Puissance d’émission** : La puissance est limitée à 4 watts en modulation d'amplitude (AM) et modulation de fréquence (FM), et 12 watts en bande latérale unique (BLU). Ces limitations assurent un usage équitable du spectre, tout en permettant des communications claires et de bonne qualité.
- **Modulations autorisées** : Les modes AM, FM et BLU sont autorisés, offrant ainsi une flexibilité selon les besoins des utilisateurs. Depuis le 1er janvier 2013, il n’est plus nécessaire d’obtenir une licence pour utiliser la CB en Suisse.
Ces régulations permettent de maintenir un équilibre entre l'accessibilité de la radio CB et la qualité des échanges, tout en évitant des problèmes d'interférence qui pourraient gêner les autres utilisateurs.
### La CB Aujourd'hui : Une Communauté Passionnée
Bien que la radio CB n'ait plus la popularité qu'elle avait dans les années 70 et 80, largement supplantée par les téléphones mobiles et Internet, elle continue de vivre grâce à une communauté passionnée et active. Les cibistes suisses, comme ceux des autres pays, utilisent toujours la CB comme un moyen de communication simple, convivial et libre. Ce qui motive ces utilisateurs, c'est bien plus que la technologie : c’est un amour pour la radio, un plaisir à partager des conversations avec des gens de tous horizons, et une camaraderie qui traverse les générations.
Aujourd'hui, la radio CB représente un héritage précieux, un lien entre ceux qui ont grandi avec cette technologie et ceux qui découvrent ses charmes. Elle demeure un moyen unique de rester connecté, d’échanger, et de faire partie d'une communauté qui privilégie les échanges authentiques, loin des contraintes des nouveaux médias numériques.
Conclusion
Pour moi, la radio CB reste un symbole de liberté et d'inclusion. Elle continue de jouer un rôle essentiel dans la vie de ceux qui, comme moi, recherchent un moyen de communication simple, accessible et humain. Plus qu’un outil, elle a su tisser des liens forts entre ses utilisateurs, et j’invite chacun, novice ou expérimenté, à prendre le micro et à découvrir l’esprit chaleureux de la communauté CB. Vous me retrouverez sur les ondes, *Léman 69*, toujours à l’écoute sur le canal 4 FM.
73’s à tous !
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ORIF : formez-moi, mais laissez-moi vivre !
Il y a des formations dont on ressort avec un diplôme. Il y en a d’autres dont on ressort avec un diplôme, quelques bons souvenirs, quelque...


