Je m'appelle Maximilien et je suis aveugle de naissance. Ma cécité ne m'empêche pas de vivre pleinement mes passions. Je suis massothérapeute et j'adore le sport : ski alpin, voile, marche, vélo en tandem. Je suis aussi passionné par la radio (CB, PMR 446) et la musique, avec des goûts variés allant du blues au rock'n'roll en passant par la chanson française. À travers ce blog, je partage mes aventures et mes découvertes.
samedi 8 août 2026
Nos claviers ont une histoire… et si on réapprenait à taper
Bonjour à tous,
Aujourd’hui, on va parler de quelque chose que nous avons presque tous sous les doigts quotidiennement et auquel, finalement, nous ne faisons plus vraiment attention : le clavier de nos ordinateurs.
QWERTY, QWERTZ, AZERTY… Mac, PC, clavier de portable, clavier complet avec pavé numérique… Nous nous en servons pour écrire, naviguer, lancer des commandes, travailler ou simplement discuter.
Mais pourquoi les lettres ne sont-elles pas rangées dans l’ordre alphabétique ? Pourquoi y a-t-il de petites bosses sur certaines touches ? Pourquoi trouve-t-on une touche Commande sur Mac, une touche Windows sur PC, Ctrl, Alt, Option, Fn et toutes les autres ? Et surtout : est-ce qu’on apprend encore vraiment à taper correctement ?
Étant aveugle de naissance et utilisant un ordinateur depuis mon enfance, j’ai peut-être avec le clavier une relation un peu particulière. Je ne peux évidemment pas regarder les touches pour les chercher. J’ai donc dû apprendre très jeune à taper correctement.
Et finalement, après toutes ces années, je me rends compte que ce que ma cécité m’a obligé à apprendre pourrait être utile à beaucoup de monde.
Avant l’ordinateur, il y avait la machine à écrire
Il faut commencer par rappeler une chose qui paraît évidente, mais qu’on oublie facilement : le clavier informatique n’est pas né avec l’ordinateur.
Nos claviers sont les descendants directs de ceux des machines à écrire.
Au XIXe siècle, différents inventeurs expérimentent des machines et des organisations de touches différentes. Christopher Latham Sholes et ses collaborateurs mettent progressivement au point dans les années 1870 la disposition qui donnera naissance au célèbre QWERTY.
La machine Sholes & Glidden fabriquée par Remington contribue ensuite fortement à imposer cette disposition. Le premier modèle commercial de Remington utilise déjà l’organisation QWERTY, et le modèle suivant permet également de taper minuscules et majuscules.
Autrement dit, lorsque nous posons aujourd’hui les mains sur un ordinateur ultramoderne, nous utilisons encore une organisation dont les racines remontent à environ un siècle et demi.
Et le QWERTY n’est évidemment pas resté seul.
Selon les pays et les langues sont apparues différentes variantes : AZERTY, notamment dans le monde francophone, QWERTZ dans plusieurs pays d’Europe centrale, QWERTY et bien d’autres dispositions.
En Suisse, nous avons notre fameux QWERTZ suisse, pensé pour un pays où plusieurs langues cohabitent. Le clavier suisse permet notamment d’accéder aux caractères utilisés en français et en allemand. Les variantes suisse romande et suisse allemande reposent sur le même clavier physique, mais diffèrent notamment par la manière dont certains caractères accentués ou trémas sont directement obtenus.
Et moi, c’est justement sur un QWERTZ suisse romand que j’ai appris.
ASDF… JKLÉ : mes premiers pas en dactylographie
J’avais environ 7 ou 8 ans lorsque j’ai commencé à apprendre sérieusement la dactylographie au CPHV, le Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue, à Lausanne.
Et non, on ne commençait pas par apprendre des raccourcis compliqués ou par contrôler tout l’ordinateur.
On apprenait d’abord… à écrire.
La fameuse ligne de base.
À gauche :
A S D F
À droite :
J K L É
Puis progressivement venaient les autres lettres : G, H, puis d’autres touches de la rangée supérieure et inférieure, jusqu’à construire mentalement tout le clavier.
Il fallait apprendre deux choses différentes.
D’abord : où se trouve la lettre ?
Ensuite, et c’était parfois le plus difficile : quel doigt doit l’utiliser ?
Au début, on peut très bien savoir où se trouvent S et D et malgré tout se tromper, parce que les doigts sont proches. Il faut apprendre à associer une zone du clavier à chacun des doigts.
Avec le temps, on ne réfléchit plus.
Je ne me dis pas : « Maintenant je dois aller chercher la lettre D. »
Le doigt y va.
C’est devenu de la mémoire musculaire.
Et plus de trente ans après mes premières leçons de dactylographie, j’utilise toujours mes dix doigts.
Deux minuscules bosses qui changent tout
Parlons maintenant d’un détail que beaucoup d’entre vous ont probablement sous les doigts en lisant cet article.
Passez votre doigt sur les touches F et J de votre clavier.
Vous devriez sentir un petit relief.
Ces repères servent à retrouver la position de base sans regarder le clavier.
Pour quelqu’un qui voit, ils peuvent sembler anecdotiques.
Pour moi, ils ne le sont absolument pas.
Lorsque je pose les mains sur le clavier, je cherche les repères tactiles, puis je positionne mes doigts correctement. Une fois cette référence trouvée, tout le reste du clavier est à sa place.
Sans ces repères, je pourrais toujours écrire : je connais évidemment mon clavier. Mais il me manquerait le moyen immédiat de savoir si mes mains sont correctement positionnées au départ.
Et voilà une petite curiosité historique que j’ai moi-même connue : sur de nombreux anciens claviers Apple, les repères tactiles n’étaient pas sur F et J, mais sur D et K.
Oui, D et K !
Ce n’est pas un faux souvenir. Apple l’expliquait elle-même dans une note technique des années 1990. La société reconnaissait également que cette disposition pouvait dérouter un utilisateur aveugle habitué aux repères F et J des autres claviers.
Apple finira par rejoindre la disposition F et J.
Lorsque j’ai connu le changement, ça ne m’a pas vraiment posé de problème. Au fond, avoir les repères sous les index avec F et J est assez logique. Il a simplement fallu retrouver pendant quelque temps toute la vitesse accumulée avec l’ancienne disposition.
Et ça s’est fait rapidement.
Apprendre à écrire avant d’apprendre à commander
Au début de mon apprentissage, personne ne m’expliquait vraiment comment piloter entièrement le Mac au clavier.
On m’apprenait la dactylographie.
Point.
La touche Pomme, devenue aujourd’hui Commande, Ctrl et toutes les autres possibilités de contrôle de la machine viendraient plus tard.
À la maison, j’osais davantage expérimenter qu’en cours.
J’ai ainsi découvert progressivement les touches modificatrices.
Shift et Caps Lock avaient une logique assez évidente puisqu’elles servaient à écrire.
Puis est venue la touche Pomme/Commande.
Et tout à coup, une lettre ne servait plus seulement à écrire une lettre.
Associée à une autre touche, elle pouvait commander l’ordinateur.
Commande-O pour ouvrir.
Commande-S pour sauvegarder.
Commande-W pour fermer une fenêtre.
Commande-Q pour quitter une application.
Commande-P pour imprimer.
Je n’avais d’ailleurs pas forcément conscience enfant que beaucoup de ces raccourcis venaient de mots anglais : Open, Save, Window, Quit, Print.
On apprend la combinaison, puis elle devient automatique.
C’est à ce moment-là que le clavier cesse d’être seulement le descendant de la machine à écrire.
Il devient aussi le tableau de commande de l’ordinateur.
Puis, en 2002, j’ai rencontré Windows
Mon premier véritable contact avec un PC sous Windows arrive en 2002.
Le clavier lui-même ne constituait pas une révolution. Un QWERTZ reste un QWERTZ : mes lettres n’avaient pas décidé de partir en vacances pendant la nuit.
En revanche, certaines choses étaient nouvelles.
La touche Windows, par exemple.
Enfant, je trouvais assez déroutante cette touche qui ouvrait le menu Démarrer.
Et puis il y avait surtout quelque chose de beaucoup plus spectaculaire :
JAWS.
Un ordinateur qui cause ?
Ah bon ?
OK… c’est donc comme ça que je vais m’en servir !
J’avais déjà appris la dactylographie. Je connaissais le clavier. JAWS venait maintenant ajouter une nouvelle couche : grâce au clavier, je pouvais non seulement écrire et lancer des commandes, mais également explorer l’interface avec un lecteur d’écran.
Et là, pour une personne aveugle, le clavier prend encore une autre dimension.
Commande sur Mac, Ctrl sur PC : deux philosophies
On pourrait facilement transformer cet article en match :
Mac contre PC : qui a le meilleur clavier ?
Eh bien… désolé pour ceux qui espéraient un vainqueur.
Pour moi, les deux se valent largement.
Sur Mac, Commande tombe naturellement sous la main.
Sur PC, Ctrl fonctionne très bien également.
Les gestes sont différents, mais lorsqu’on connaît les deux systèmes, le cerveau s’adapte.
Aujourd’hui, lorsque je passe de Windows au Mac, je ne me trompe pratiquement pas. Dans le sens inverse, cela peut encore m’arriver, notamment parce que les commandes de VoiceOver utilisent beaucoup Ctrl + Option.
Sur Mac, VoiceOver appelle d’ailleurs cette combinaison les touches VO. On peut également utiliser Caps Lock comme modificateur VoiceOver, mais personnellement je préfère nettement Ctrl + Option.
Sous Windows avec JAWS, la logique est différente.
Voilà pourquoi comparer seulement « Commande sur Mac » avec « Ctrl sur Windows » ne raconte qu’une petite partie de l’histoire lorsqu’on utilise un lecteur d’écran.
Il y a en réalité plusieurs couches :
le clavier pour écrire ;
le clavier pour commander le système ;
et le clavier pour commander le lecteur d’écran.
À force, toutes ces combinaisons deviennent des gestes.
Tab : toute une philosophie à elle seule
Prenons une touche extrêmement ancienne : Tabulation.
Avec JAWS sous Windows, j’utilise beaucoup Tab pour avancer d’un élément à l’autre dans une interface. Maj + Tab permet évidemment de revenir en arrière.
Avec VoiceOver sur Mac, je l’utilise moins de cette manière, car VoiceOver possède sa propre logique de navigation.
C’est assez amusant : la touche physique est la même, mais son importance quotidienne change selon le système et le lecteur d’écran.
Même chose avec la barre d’espace.
À l’origine, son travail est assez évident : mettre un espace entre deux mots.
Mais sur un ordinateur, Espace peut aussi servir à cocher une case ou à activer certains contrôles lorsqu’Entrée n’est pas la commande appropriée.
Nos vieilles touches de machine à écrire ont donc appris énormément de nouveaux métiers !
Et le braille dans tout ça ?
En 2002 arrive également pour moi quelque chose d’important : le braille informatique à 8 points avec les plages braille.
Jusque-là, j’utilisais le braille papier traditionnel à 6 points.
Le passage au braille informatique 8 points m’a paru assez naturel. Les points supplémentaires permettent notamment de représenter plus directement certaines informations et évitent dans certains contextes informatiques certaines conventions nécessaires en braille traditionnel, par exemple pour distinguer des caractères.
J’ai également utilisé des plages comme la Focus 40, qui possèdent leur propre clavier braille. Il m’est donc arrivé de saisir directement du texte en braille.
Mais si vous me demandez aujourd’hui ce que je préfère pour écrire beaucoup, ma réponse est immédiate :
le clavier classique.
Je le trouve tout simplement plus rapide.
Le clavier braille garde évidemment tout son intérêt, notamment sur un bloc-notes braille autonome. Mais être aveugle ne signifie absolument pas devoir écrire exclusivement avec un clavier braille.
Le clavier QWERTZ classique et la plage braille sont deux outils complémentaires.
Le pavé numérique, Fn et les touches de fonction
Grand clavier avec pavé numérique ou petit clavier de portable ?
Encore une fois : ça dépend de ce que je fais.
Je peux parfaitement travailler sans pavé numérique. Lorsque j’en ai un, je l’utilise pour certaines choses.
Même constat pour les touches F1 à F12 et la touche Fn.
Certains ordinateurs utilisent directement les touches de fonction pour le volume, la luminosité ou d’autres commandes, et demandent Fn pour obtenir réellement F1, F2, F3, etc.
Est-ce gênant ?
Pas vraiment.
Il faut simplement le savoir.
Et voilà peut-être l’un des problèmes du clavier moderne : il n’est pas forcément trop compliqué, mais il est devenu plus compliqué.
Il faut tester.
Chercher.
Essayer.
Apprendre.
Heureusement, JAWS comme VoiceOver possèdent une aide clavier particulièrement pratique. On peut découvrir les touches et les commandes sans nécessairement déclencher leur action.
C’est un excellent moyen d’apprendre.
Mac ou Windows pour écrire ?
Il existe quand même quelques petites différences.
Sur mon QWERTZ suisse romand, les caractères courants ne me posent pas de problème sur l’un ou l’autre système.
Pour les majuscules accentuées, je n’ai pas vraiment de préférence.
En revanche, pour certains caractères typographiques français, je trouve le Mac plus pratique. C’est notamment le cas du œ ou des guillemets français « ».
Sous Windows, certains caractères peuvent demander des méthodes ou combinaisons moins naturelles, notamment les fameux codes Alt dans certains usages.
Ce n’est pas dramatique.
Mais lorsqu’on écrit beaucoup, une combinaison directement mémorisée dans les doigts est toujours plus agréable que devoir interrompre sa frappe pour rechercher un caractère.
Et puis quelqu’un a décidé de toucher à mon Ctrl droite…
Nous arrivons maintenant aux claviers modernes.
Et là, j’ai un petit compte à régler.
Sur mon nouveau PC portable Dell Latitude, la disposition moderne a fait disparaître des touches auxquelles j’étais habitué, notamment dans la zone où les constructeurs installent désormais la touche Copilot.
Et notamment : Ctrl droite.
Alors là…
Pourquoi ?
Je me servais réellement des deux touches Ctrl.
Ctrl-S.
Ctrl-V.
Ctrl-C.
Ctrl-A.
Ctrl-X.
Lorsque l’on tape à dix doigts depuis des années, on ne choisit pas toujours consciemment quel Ctrl utiliser. Les mains ont appris les mouvements.
Et soudain, le doigt tombe sur autre chose.
Dans certaines dispositions modernes, la touche Copilot a également pris la place de la touche Menu contextuel.
Or cette touche, je l’utilise !
On me répondra qu’on peut faire Maj + F10.
Oui.
Mais Maj + F10 est plus délicat à réaliser qu’appuyer simplement sur une touche dédiée.
Et surtout, ce n’est pas parce qu’il existe un autre raccourci qu’une touche devenue familière depuis des années est devenue inutile.
Microsoft a d’ailleurs reconnu le problème : depuis l’apparition de la touche Copilot sur certains appareils Windows 11 à partir de 2024, celle-ci peut remplacer Ctrl droite ou la touche Menu contextuel, et cela a posé des difficultés à des utilisateurs dépendant des raccourcis clavier et des technologies d’assistance, notamment des lecteurs d’écran.
Je ne suis pourtant pas opposé à une touche Copilot.
Pourquoi pas ?
Mais pas en sacrifiant des touches utiles.
Si je devais redessiner le clavier, je garderais Ctrl droite et Menu contextuel et je placerais éventuellement Copilot ailleurs, par exemple vers les touches de fonction.
Une nouveauté peut être intéressante sans obligatoirement casser ce qui fonctionne depuis des décennies.
Le clavier va-t-il disparaître ?
J’espère franchement que non.
On nous parle de dictée vocale, d’écrans tactiles, d’intelligence artificielle et de nouvelles manières d’interagir avec les machines.
Très bien.
Que ceux qui aiment dicter leurs textes le fassent.
Personnellement, je trouve encore qu’il y a trop de ratés pour que cela remplace mon clavier.
Et le tout tactile ?
Pour une personne aveugle, ce n’est vraiment pas la même chose.
Un écran tactile est une surface lisse. Un clavier physique possède des limites entre les touches, une disposition stable et surtout des repères tactiles.
Mes doigts savent où ils sont.
Ils savent où aller.
Cette mémoire physique est extrêmement difficile à remplacer par une surface complètement plate.
Les nouvelles technologies peuvent compléter le clavier.
Elles n’ont pas forcément besoin de le tuer.
Apprenez à taper !
Et j’arrive finalement au message que j’aimerais surtout transmettre, notamment aux plus jeunes.
Apprenez à taper correctement.
Lorsque j’ai fait mon CFC d’employé de commerce, quelque chose m’avait frappé : j’avais l’impression d’être pratiquement le seul à utiliser réellement la méthode des dix doigts.
Beaucoup de gens savent utiliser un clavier.
Mais combien ont réellement appris la dactylographie ?
On voit des personnes taper avec deux, trois ou quatre doigts, regarder constamment leurs touches, chercher une lettre, revenir à l’écran, repartir chercher la suivante…
Ça fonctionne.
Bien sûr que ça fonctionne.
Mais apprendre à taper correctement permet aux doigts de s’occuper du clavier pendant que le cerveau s’occupe du texte.
Et j’ajouterais quelque chose qui me concerne directement en tant qu’utilisateur de synthèse vocale.
Relisez-vous.
Un texte rempli de fautes de frappe et écrit entièrement comme on parle peut devenir franchement indigeste lorsqu’il est lu par une synthèse vocale.
Un lecteur humain voyant peut parfois corriger mentalement une faute presque sans s’en rendre compte.
La synthèse vocale, elle, lit ce qu’on lui donne.
Et lorsque les lettres sont dans le désordre, elle peut prononcer quelque chose de complètement différent.
Alors oui, apprendre à taper correctement est aussi une petite manière de rendre ce que l’on écrit plus agréable à lire… et à écouter.
Finalement, Mac ou PC ?
Après tout cet article, vous attendez peut-être mon verdict.
Mac ou PC ?
Commande ou Ctrl ?
VoiceOver ou JAWS ?
Grand clavier ou petit clavier ?
Pavé numérique ou pas ?
Eh bien…
Chacun a ses qualités.
Je peux travailler avec les deux.
Ce qui compte énormément, c’est de connaître son clavier.
De savoir où sont les touches.
De comprendre les raccourcis.
De savoir utiliser les bons doigts.
Et surtout de ne plus avoir besoin de réfléchir à chaque lettre.
Mes premières leçons de dactylographie remontent à l’époque où j’avais environ 7 ou 8 ans.
Aujourd’hui encore, lorsque je pose mes mains sur un clavier, je commence par chercher les deux petits repères tactiles.
Les index trouvent leur place.
Les autres doigts suivent.
Et je peux écrire.
Alors, si vous avez pris l’habitude de regarder constamment votre clavier, essayez peut-être quelque chose : apprenez progressivement la ligne de base, utilisez les bons doigts et entraînez-vous à ne plus chercher les touches des yeux.
Au début, vous irez probablement moins vite.
Puis les doigts apprendront.
Et un jour, vous ne chercherez plus les lettres.
Apprendre à taper correctement, c’est gagner du temps et faire moins de fautes.
Et après environ un siècle et demi d’histoire du clavier, ce vieux conseil de dactylographie n’a finalement pas pris une ride.
Merci à vous !
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