Je m'appelle Maximilien et je suis aveugle de naissance. Ma cécité ne m'empêche pas de vivre pleinement mes passions. Je suis massothérapeute et j'adore le sport : ski alpin, voile, marche, vélo en tandem. Je suis aussi passionné par la radio (CB, PMR 446) et la musique, avec des goûts variés allant du blues au rock'n'roll en passant par la chanson française. À travers ce blog, je partage mes aventures et mes découvertes.
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vendredi 25 juillet 2025
Test des Stabo Freecomm 330 – Talkie-walkies PMR446 simples, efficaces et accessibles
Salut à toutes et à tous,
Aujourd’hui, on parle radio ! Et plus précisément, je vous présente une paire de talkies-walkies PMR446 très simples d'utilisation : les Stabo Freecomm 330.
Comme toujours, vous retrouverez la vidéo complète sur la chaîne, mais voici un petit résumé écrit pour vous donner un aperçu du matériel.
Présentation rapide
Les Stabo Freecomm 330 sont de petits talkies-walkies PMR446 destinés à un usage simple et rapide. Ils disposent des 16 canaux PMR446 classiques.
Ce sont des appareils basiques, mais efficaces, parfaits pour une utilisation familiale, pour les enfants, ou pour ceux qui veulent des communications sans prise de tête.
Caractéristiques principales :
16 canaux PMR446
Pas de menus compliqués : uniquement les boutons essentiels
Un petit écran rétroéclairé
3 boutons : volume / changement de canal (appui long), marche/arrêt
Synthèse vocale (en anglais) pour annoncer les canaux
Fonction scan
Lampe de poche intégrée
Ce sont des appareils très compacts, faciles à glisser dans une poche, un sac ou à fixer à la ceinture.
Contenu de la boîte
Le packaging est simple et bien pensé. On y trouve :
Une notice multilingue
Deux appareils Freecomm 330, chacun dans une petite housse de protection souple
2 adaptateurs secteur
2 câbles USB-C vers USB-A pour la recharge
2 dragonnes
2 clips ceinture
Et c’est tout ! Simple, pratique, sans superflu.
À l’usage
Je n’ai pas encore eu l’occasion de les tester en conditions réelles (randonnée, montagne ou usage pro), mais dans les essais en intérieur et à courte distance, le son est clair et bien audible. Vous pouvez d’ailleurs en juger dans la vidéo.
Les points faibles
Même si ces appareils sont plutôt bons dans l’ensemble, il y a quelques limitations à connaître :
Pas de "roger beep" (le petit bip de fin de transmission)
Non étanches : attention donc à la pluie ou aux projections d’eau
Les canaux 9 à 16 sont pré-configurés avec des sous-tonalités CT-CSS ou DCS qu’on ne peut pas désactiver, car il n’y a pas de menu de configuration
Pour certains usages, cela peut poser problème, surtout si vous souhaitez une communication ouverte sur tous les canaux. Il faudra donc bien choisir vos canaux.
En conclusion
Les Stabo Freecomm 330 sont de bons petits PMR446 pour débuter ou pour les enfants, voire pour une utilisation occasionnelle.
Leur simplicité, leur format compact et le fait qu’ils annoncent vocalement les canaux sont de vrais atouts.
Je remercie aussi celles et ceux qui m'ont aidé à cadrer la vidéo, même si je l’ai tournée seul. Le résultat est propre et clair, alors n’hésitez pas à aller la voir !
Merci de me suivre, et à très bientôt pour une prochaine présentation radio ou matériel !
73's à toutes et à tous 👋
— Maxthilo026
samedi 14 juin 2025
📻 QSO incroyable entre Vienne (Autriche) et Pully (Suisse) – Une magie de la CB !
Salut à toutes et à tous,
Aujourd’hui, j’ai envie de partager un petit moment de magie radiophonique… un QSO comme on les aime, entre passionnés. Ce contact, je viens tout juste de le faire, en conditions réelles, sans ampli, sans fioritures, mais avec une belle propagation et beaucoup de plaisir. Direction l’Autriche, et plus précisément Vienne, la capitale, là-bas tout près du Danube !
📡 Un appel lancé... et une réponse inattendue !
Comme souvent, j’étais en écoute sur le canal 4 FM, le canal d’appel de la Suisse romande. Et puis, j’ai lancé mon appel DX classique :
“Appel DX, appel DX, appel DX, ici 15 FRS 119, opérateur Max qui lance appel, appel en direction de l’Autriche, à côté du Danube ! Transmettez !”
Et là… au bout de 2 ou 3 appels, on m’a répondu ! C’était Tom, situé au nord de Vienne, avec une voix claire et un signal parfaitement lisible. On s’est tout de suite salués, et chacun a décrit ses conditions de trafic :
Tom : 40 watts avec une antenne omnidirectionnelle
Moi (Max) : Boomerang de 3 mètres fixée à ma barre de fenêtre, et le President McKinley
Eh bien croyez-moi ou non, ça passait fort et clair ! Le QSO s’est déroulé en français (s’il vous plaît !), même si Tom a glissé un peu d’allemand pour conclure, en toute courtoisie.
🗣️ Pourquoi ce QSO m’a marqué
Ce genre de contact, c’est tout ce qui fait la beauté de la CB et du monde radio en général. Pas besoin d’ampli, pas besoin d’écraser les autres sur les canaux. Juste de bonnes conditions, un peu de chance, et surtout… le respect des autres opérateurs.
Le plaisir d’avoir pu contacter l’Autriche, de chez moi à Pully, avec plus de mots en français qu’en allemand, mais une belle ouverture d’esprit dans les deux langues. Ce sont ces moments qui me font aimer encore plus la radio.
📍 En résumé
Indicatif : 15 FRS 119 (15 pour la Suisse)
Opérateur : Max
Lieu : Pully, Suisse (au bord du Léman)
Correspondant : Tom, au nord de Vienne (Autriche)
Matériel utilisé : President McKinley + Boomerang 3m
Fréquence : Canal 4 FM (canal d’appel Suisse romande)
Je vous laisse avec cette signature que je donne souvent en fin de QSO :
+73’s de Léman 69 / 15 FRS 119 / Romano 156
Et n’oubliez pas, si vous traînez sur le canal 4 FM, peut-être que vous me trouverez à l’écoute ! Merci à toutes celles et ceux qui me lisent, et à bientôt sur les ondes !
mercredi 30 avril 2025
Bon vent, Daniel : hommage à mon guide et ami
Bonjour à toutes et à tous,
En cette veille particulière de l'Assemblée Générale du GRSA, j’avais envie, peut-être même besoin, de prendre le temps d’écrire quelques mots sincères et chaleureux à propos d’une personne très importante pour moi, qui a beaucoup compté dans mon parcours personnel, sportif, mais surtout humain. Une personne qui a laissé une trace indélébile dans ma vie, comme dans celle de nombreux autres membres du GRSA et du Centre Pédagogique pour élèves Handicapés de la Vue (CPHV).
Cette personne, c’est mon ami Daniel Huguelet.
Aujourd'hui, à travers ces lignes et quelques souvenirs précieux, j’aimerais lui rendre hommage.
Une rencontre déterminante
Je me souviens parfaitement de notre première rencontre. C’était il y a de nombreuses années déjà, lors d’un camp de ski organisé par le CPHV. Je devais avoir 8 ans à peine, et Daniel, lui, venait tout juste de finir sa formation de guide. C’était en 1991, il y a 33 ans exactement, quand il a décidé de devenir guide pour skieurs aveugles et malvoyants. Autant dire une vie consacrée aux autres.
À l’époque, j’étais tout petit, inexpérimenté, mais Daniel m’avait déjà marqué par sa bienveillance naturelle, son sourire toujours présent, et cette incroyable manière de rassurer avec une simple phrase, un geste précis. C’était déjà lui, ce guide enthousiaste et cet ami chaleureux qu’il allait devenir par la suite.
Des journées mémorables avec la section OJ du GRSA
Les années ont passé, et mon amitié avec Daniel s’est renforcée, nourrie par ces nombreuses journées passées sur les skis. Avec la section jeunesse (OJ) du GRSA, nous avons partagé tant de moments mémorables, tellement de descentes joyeuses où se mêlaient défis sportifs, fou rires, et la joie simple d’être ensemble, entourés de cette beauté majestueuse que seule la montagne sait offrir.
Je revois encore Daniel devant moi sur les pistes, avec cette énergie communicative, son aisance exceptionnelle et son fameux rire que l’on reconnaissait à des kilomètres. Oui, je n’exagère pas : au sommet des pistes, au fond des vallées ou même autour du bar après une bonne journée de ski, il suffisait d'entendre son rire si unique pour savoir que Daniel était là, à proximité, toujours prêt à mettre une ambiance joyeuse.
Daniel, ce bon vivant au grand cœur
Daniel, c’était aussi cet éternel retardataire lors des repas du soir, celui qui débarquait toujours à la dernière minute, encore en tenue de ski, parfois même avec les chaussures encore chaussées, une anecdote à raconter sur les lèvres, et une humeur radieuse qui balayait immédiatement toute réprimande ou remarque ironique.
Mais surtout, Daniel c’était un bon vivant, un homme qui savait apprécier chaque instant. Il profitait des plaisirs simples, comme une bonne bière partagée après une journée sportive, une histoire drôle qui détend tout le monde ou simplement ces conversations chaleureuses et pleines d’humanité qui font du bien à l’âme.
Présent dans les moments difficiles
Je n’oublierai jamais ce jour où ma mère s’était blessée au genou. Un coup dur pour notre famille, car elle ne pouvait plus m’accompagner sur les pistes comme à l’accoutumée. Qui avait immédiatement proposé de venir skier avec moi, sans même hésiter un instant ? Daniel, évidemment. Il était là, simplement, naturellement, sans en faire trop, mais toujours présent quand on avait besoin de lui.
C’était lui tout entier : discret dans ses attentions, mais d’une générosité immense et spontanée. Nous avions ainsi pu profiter ensemble des pistes de La Tzoumaz, un lieu devenu symbolique de notre complicité et de notre amitié, où tant de beaux souvenirs sont nés et resteront gravés à jamais.
L’impensable annoncé : ce jour où tout a basculé
Et puis, il y a un an environ, la nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, terrible et inattendue : Daniel était malade, atteint d’un cancer de l’œsophage. L’incompréhension a fait place à l’inquiétude, puis à la tristesse profonde devant cette réalité si injuste.
On a tous eu du mal à y croire. Daniel, notre ami plein de vie, l’homme fort, joyeux, qui semblait invincible, affrontait soudain un combat d’une tout autre nature. Ce fut une épreuve douloureuse à accepter pour lui, sa famille, mais aussi pour nous tous, amis et membres du GRSA, tant Daniel faisait partie intégrante de notre groupe, de nos vies.
Le dernier départ vers les pistes éternelles
En novembre dernier, Daniel nous quittait pour rejoindre ce que j’aime imaginer comme le paradis des guides et skieurs aveugles et malvoyants. Un lieu où les descentes sont toujours parfaites, où le vent est toujours favorable et où, certainement, les éclats de rire résonnent éternellement.
Son départ m’a profondément affecté. Daniel était toujours le premier à m’appeler le jour de mon anniversaire. Un rituel rassurant, attendu chaque année avec impatience et bonheur. Un simple appel, un SMS, souvent le premier de la journée, comme un signe qu’il était là, présent, fidèle à lui-même, généreux et attentif jusqu’au bout.
Cette année, pour la première fois, le silence de son absence a été pesant, étrange, presque irréel. Ce fut douloureux de ne pas entendre sa voix joyeuse dès le matin, mais au fond de moi, j’ai entendu son rire résonner, rassurant et chaleureux, comme s’il voulait me dire : « Tout ira bien, je suis là autrement. »
Une vidéo pour te dire combien tu comptes encore, Daniel
Aujourd’hui, à la veille de cette Assemblée Générale importante pour nous tous au GRSA, j’ai eu envie de partager avec vous quelque chose de précieux : une courte vidéo de 42 secondes. C’est peu, bien sûr, mais ces secondes capturent parfaitement ce qu’était notre complicité sur les skis, cette joie simple et pure que Daniel m’a si souvent transmise.
Dans cette petite vidéo, on voit Daniel dans son élément, guidant comme il savait si bien le faire, avec douceur, assurance, et cette bonne humeur inimitable. C’est un instantané de bonheur simple qui lui ressemble tellement, qui résume tout ce qu’il était : un guide exceptionnel, un ami sincère, un homme formidable.
« Cassure, je lâche, droite et libre ! »
Daniel aura guidé jusqu’au bout, jusqu’à ce que son corps ne le permette plus, avec courage, dignité et cette passion intacte qui l’animait depuis toujours. Il aura laissé dans nos cœurs et nos mémoires ces mots si familiers qui rythmaient chacune de nos descentes : « Cassure, je lâche, droite et libre ! »
Ces mots simples et pourtant chargés de sens et d’émotion, résonnent aujourd’hui comme une promesse : celle de continuer à skier, de continuer à vivre pleinement, joyeusement, comme il l’aurait souhaité, comme il nous l’a appris tout au long de sa vie.
Le GRSA, un lien fort et unique
En partageant ces souvenirs aujourd’hui, je pense évidemment à vous tous, membres du GRSA, à celles et ceux qui ont connu Daniel, mais aussi à celles et ceux qui n’ont pas eu cette chance. Car au-delà de l’hommage à Daniel, je réalise combien notre groupe est une véritable famille, unie dans les joies, les victoires, mais aussi dans les moments difficiles comme celui-ci.
Je vous remercie d’être là, de partager ces souvenirs avec moi, en attendant demain, samedi, jour de notre Assemblée Générale. Ce sera l’occasion de nous retrouver, de parler de Daniel, de sourire ensemble en évoquant ses anecdotes, ses retards légendaires, son rire contagieux, et cette énergie inépuisable qu’il savait si bien transmettre autour de lui.
Bon vent, mon ami !
Je terminerai cet hommage en m’adressant directement à toi, Daniel :
Tu nous manques, tu me manques. Ton rire résonnera toujours dans nos montagnes, tes histoires nous accompagneront encore longtemps autour du bar après les journées de ski, et ton souvenir restera profondément vivant, bien ancré dans nos cœurs.
Bon vent, mon ami, et merci infiniment pour tout ce que tu nous as donné.
« Cassure, je lâche, droite et libre ! »
jeudi 10 avril 2025
🎙️ Pourquoi je fais de la radio : entre souvenirs d’enfance, taxis de Zermatt, VHF et rêves d’indicatif HB9
Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler non pas de matériel ou de technique, mais de ce qui me pousse à faire de la radio, jour après jour. Cet article est un peu plus long que d’habitude, mais c’est parce que je vous ouvre une grande porte : celle de mon parcours, de mes souvenirs, de mes découvertes et de mes projets.
Vous allez découvrir comment tout a commencé, pourquoi les taxis de Zermatt ont compté autant pour moi, comment j’ai redécouvert la CB, pourquoi j’utilise aujourd’hui la VHF, et enfin, pourquoi je rêve un jour d’avoir mon propre indicatif HB9.
Je suis aveugle de naissance, et pourtant, ou peut-être justement pour cela, la radio est pour moi un univers précieux. Un espace de liberté, de lien, de rencontres.
🧒 Les premiers talkies-walkies et les taxis de Zermatt
Tout a commencé quand j’étais petit. Mes parents, toujours attentifs à nos besoins, nous avaient offert à ma sœur et moi deux petits talkies-walkies à deux canaux. Ce n’était que des jouets, mais pour nous, c’était l’entrée dans un monde bien plus vaste.
Avec ces appareils, nous avons passé des heures à jouer dans le jardin. On s’inventait des histoires de police, de secours… mais surtout, on jouait aux taxis de Zermatt.
Pourquoi Zermatt ? Parce que notre famille possède un appartement là-bas, et nous continuons à y aller régulièrement. À Zermatt, comme vous le savez peut-être, les voitures sont interdites. Seuls circulent les petits taxis électriques, équipés de radios VHF. À chaque fois que je prenais l’un de ces taxis, je tendais l’oreille : j’écoutais les appels, les échanges avec le central, les codes, les réponses. C’était un monde magique pour moi.
Dans notre jeu, j’étais souvent le central, installé dans un arbre du jardin pour « prendre de la hauteur », et ma sœur faisait le chauffeur. C’était simple, mais incroyablement formateur. Un peu plus tard, ma marraine m’a offert des talkies à trois canaux (dont je ne me souviens plus la marque). Ce fut pour moi une révélation : un canal de plus, c’était plus de possibilités, plus de réalisme.
🚕 Le déclic des taxis lausannois
En grandissant, j’ai commencé à prendre régulièrement le taxi à Lausanne pour aller à l’école. Et c’est là que ma passion est passée d’un jeu à une véritable fascination.
À l’époque, les taxis lausannois étaient encore équipés de radios professionnelles. Chaque véhicule avait son poste, chaque chauffeur ou chauffeuse son indicatif, et le central distribuait les courses à la voix. Je me souviens de cette ambiance sonore si particulière : les tonalités, les appels, les voix qui se reconnaissaient sans se voir.
Pour moi, qui suis aveugle, tout cela avait une puissance émotionnelle et pratique immense. Je ne voyais rien, mais j’entendais tout. Et ce tout-là m’apprenait énormément.
Malheureusement, avec le temps, ces radios ont été remplacées par les smartphones et les tablettes. La radio dans les taxis a disparu, et avec elle, un lien précieux. Le silence qui a suivi m’a laissé un vide.
🌳 Rejouer à la radio, sérieusement
Pour combler ce manque, avec ma sœur, nous avons repris nos anciens talkies, puis utilisé de vrais PMR 446, pour rejouer aux taxis, mais cette fois de manière plus sérieuse. Je reproduisais les appels entendus dans les taxis lausannois, les dialogues, les codes.
Ce n’était plus seulement un jeu d’enfants. C’était le prolongement d’un monde sonore disparu. Un hommage, et une continuité.
📺 2022 : la redécouverte grâce à Dundee33
En 2022, j’ai redécouvert le monde de la radio grâce à YouTube, en particulier à Dundee33, dont les vidéos m’ont beaucoup inspiré. En les regardant, l’envie de me lancer sérieusement dans la CB est revenue.
Je voulais écouter, bien sûr, mais aussi parler, répondre, établir de vrais contacts.
🧭 Alan 42 : mon premier poste CB
En juin 2022, j’ai donc acheté mon premier poste CB, un Alan 42, un appareil portatif, simple mais très efficace pour débuter.
Pendant des semaines, je me suis contenté d’écouter. Puis en novembre 2022, j’ai eu mon tout premier contact CB, dont j’ai déjà parlé dans un autre article. Ce fut court, mais intense. Un véritable premier pas dans un monde réel.
🎄 Le President McKinley en station fixe
Pour Noël 2022, j’ai reçu un President McKinley, un poste plus performant et agréable à utiliser.
Ne pouvant pas conduire, je l’ai installé en station fixe à la maison, avec au départ une antenne President Maryland montée à perçage, fixée sur une plaque de tôle pour créer un bon plan de masse.
Mais les meilleurs contacts DX, je les ai réalisés plus tard, après un souci de câble, en installant une antenne Boomerang. Grâce à elle, j’ai pu contacter le Mont-Saint-Michel et Périgueux. Des moments incroyables pour moi.
📻 Le PNI Escort HP 82 : ma plus récente CB
En 2023, j’ai aussi acquis un PNI Escort HP 82, un petit poste mobile que j’utilise encore aujourd’hui. Je l’ai présenté dans une autre vidéo.
Compact, efficace, simple d’utilisation, il complète parfaitement mon équipement et me suit dans mes activités nomades.
📶 PMR 446 : Motorola T5422 et Midland G9 Pro
De retour dans l’univers du PMR 446, j’ai ressorti mes Motorola T5422, achetés par mon père il y a vingt ans. Ce sont eux qui m’ont permis de faire mes premiers vrais contacts en PMR, hors cadre de jeu.
J’ai ensuite investi dans un Midland G9 Pro, qui propose 16 canaux, une bonne portée et une excellente autonomie. Il est parfait pour les balades, les écoutes en extérieur ou les échanges entre amis.
🚤 La VHF avec les Amis du Lac : pas besoin de licence, mais…
Dernière étape (pour l’instant) de mon aventure radio : la VHF marine.
En tant que membre de l’association des Amis du Lac, j’utilise une VHF conforme à la législation suisse. Et là, bonne surprise : pas besoin de licence dans ce cadre-là ! Pourquoi ? Parce que les appareils que nous utilisons ne dépassent pas les 5 watts de puissance, ce qui permet un usage libre sans certificat.
Je paie simplement CHF 35.– par an à l’OFCOM pour déclarer mon poste, et cela me permet de l’utiliser en toute légalité pour les communications de sécurité ou les échanges locaux.
Mais si un jour je veux naviguer en mer, là les choses changent. Il me faudra alors le SRC (Short Range Certificate) ou le CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste), reconnus à l’international.
Et j’aimerais vraiment les passer. Mais il y a un obstacle : je dois trouver une radio VHF avec synthèse vocale, car en tant que personne aveugle, j’ai besoin de savoir sur quel canal je suis, quelles fonctions sont activées, etc. Or, ces appareils sont très rares aujourd’hui. La recherche continue.
📡 La licence HB9 : un rêve à portée de main
Et puis il y a un rêve, un projet : passer la licence radioamateur suisse, indicatif HB9.
Cela me permettrait d’émettre sur plus de bandes, d’utiliser d’autres modes, et surtout, de rejoindre une communauté engagée et passionnée.
Mais là encore, je fais face à un obstacle : il me faut une radio adaptée à la cécité. Avec synthèse vocale intégrée, des menus accessibles, une interface que je puisse utiliser sans voir l’écran.
Il en existe, mais elles sont rares, chères, et souvent difficiles à obtenir. Je suis toujours à la recherche du bon modèle, avec l’aide de la communauté.
Mais je n’abandonne pas. Je sais qu’un jour, j’aurai cet indicatif HB9 que j’espère tant.
❤️ Une passion faite de voix, de lien et de mémoire
Voilà pourquoi je fais de la radio.
Parce que c’est un lien avec mon enfance.
Parce que c’est une manière d’écouter, de transmettre, d’exister.
Parce que c’est un monde où la voix est reine, et où je suis à ma place.
Je suis aveugle, mais dans la radio, je suis libre.
Libre de parler. Libre d’écouter. Libre d’être moi-même.
Et si un jour vous entendez une voix qui dit « 73’s à tous » avec le sourire dans la modulation… c’est peut-être moi.
Merci de m’avoir lu.
dimanche 6 avril 2025
Présentation détaillée de la radio VHF Vertex VX-180 : sécurité et convivialité sur le Léman !
Bonjour à toutes et à tous !
Aujourd’hui, on reparle radio ! Eh oui, après vous avoir présenté plusieurs modèles différents et évoqué l’importance des communications en navigation, j'ai récemment eu le plaisir de recevoir un tout nouveau matériel que j’attendais avec impatience : une radio VHF Vertex VX-180, préparée spécialement par mon ami Michel Falco 69, que je tiens à remercier chaleureusement dès le début de cet article !
Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit un si bel outil de communication, et j’ai eu envie d’en faire une présentation vidéo détaillée afin que vous puissiez découvrir toutes ses possibilités. Mais avant de vous laisser visionner la vidéo complète, entrons ensemble dans le vif du sujet, histoire d’en savoir plus sur ce bel équipement de radiocommunication.
Pourquoi choisir une radio VHF pour naviguer ?
Si vous naviguez régulièrement sur un grand lac comme le Léman, la sécurité doit impérativement être une priorité. La radio VHF (Very High Frequency) est un élément clé pour assurer cette sécurité. Elle permet non seulement de communiquer facilement avec d'autres usagers du lac, mais également d'écouter et de transmettre rapidement des informations cruciales en cas d’urgence.
Avec une radio VHF, vous pouvez :
Écouter les alertes et canaux de secours pour rester informé en temps réel des situations d’urgence ou des interventions en cours.
Communiquer facilement vos intentions aux autres navigateurs, qu’il s’agisse d’éviter des collisions, d’organiser des manœuvres coordonnées, ou de simplement partager les conditions météo observées sur place.
Demander rapidement de l’aide en cas de besoin, grâce au canal dédié à la détresse.
La Vertex VX-180 remplit parfaitement ces fonctions essentielles et bien davantage encore.
Présentation technique : La Vertex VX-180 en détail
Parlons maintenant de notre star du jour : la Vertex VX-180. C’est une radio compacte, robuste et spécialement pensée pour un usage intense en extérieur. Elle présente plusieurs atouts majeurs qui font toute sa force sur le terrain.
Solidité et résistance à l’humidité
L’une des premières choses à considérer lorsqu’on achète une radio VHF pour la navigation, c’est son étanchéité. Ici, la Vertex VX-180 ne déçoit pas : elle bénéficie d’une certification IP54, signifiant qu’elle est protégée contre la poussière et les projections d'eau venant de toutes directions. Bien sûr, elle ne pourra pas être immergée sous l'eau, mais pour une utilisation normale à bord, sous la pluie ou avec des éclaboussures fréquentes, elle s’avère parfaitement adaptée.
Sa robustesse est également remarquable : sa coque est résistante aux chocs, aux chutes modérées et à une manipulation un peu rude parfois inévitable en navigation.
Autonomie de la batterie : la sécurité avant tout
En navigation, une bonne autonomie de batterie est indispensable. Pas question de tomber en rade de communication en plein milieu du lac ! La Vertex VX-180 est équipée d'une batterie fiable, offrant plusieurs heures d’autonomie en transmission, et facilement rechargeable grâce à son socle dédié.
La qualité de sa batterie assure ainsi une tranquillité d’esprit durant toute une journée d’utilisation, même intensive, garantissant que vous resterez toujours joignable et en mesure de communiquer efficacement.
Ergonomie : Une radio simple et intuitive avec micro déporté
Un point particulièrement appréciable avec la VX-180, c’est son ergonomie simple mais très efficace. Les commandes sont intuitives, et on apprend rapidement à maîtriser l'appareil même sans avoir une expérience poussée en radiocommunication.
Mais l'atout ergonomique majeur de ce modèle, c’est son micro déporté : grâce à lui, vous n’aurez pas à sortir systématiquement la radio de votre poche ou de votre équipement étanche pour communiquer. Il suffit de fixer le micro près de votre épaule ou de votre col, permettant ainsi une prise en main rapide et aisée. C’est un vrai confort en navigation, car cela vous laisse les mains libres pour effectuer vos manœuvres, tenir la barre ou gérer d’autres équipements de sécurité.
Les fréquences programmées sur ma Vertex VX-180
Parlons à présent des fréquences que Michel Falco a eu la gentillesse de préprogrammer dans cette radio, spécialement pour une utilisation optimale sur le Léman. J’ai ainsi accès à quatre fréquences essentielles, adaptées à mon usage régulier :
Alarme Rega : Ce canal me permet d’être immédiatement informé en cas d’intervention de la Rega, ce précieux service suisse de secours aérien qui intervient rapidement en cas d’accident grave ou d’évacuation sanitaire nécessaire.
Rega Dégagement : Sur cette fréquence secondaire de la Rega, j’ai la possibilité d’écouter les échanges et de libérer le canal principal pour les urgences prioritaires.
Canal détresse Léman (DL) : Un canal fondamental, sur lequel chaque navigateur peut émettre un appel de détresse ou signaler un accident nécessitant une intervention rapide. Pouvoir capter ce canal en permanence apporte une véritable sécurité psychologique et concrète sur le lac.
Notre fréquence privée d’échange entre amis usagers du lac : Cette fréquence personnalisée me permet d’échanger librement avec mes camarades navigateurs pour partager des informations pratiques, des conditions météo observées, ou tout simplement discuter ensemble durant nos sorties.
Je profite à nouveau de cet article pour remercier chaleureusement Michel Falco 69, mon ami passionné de radio et spécialiste de la programmation VHF, qui m’a généreusement aidé à paramétrer parfaitement cette Vertex VX-180.
Un plaisir à filmer… et à utiliser au quotidien !
J’ai pris énormément de plaisir à tourner la vidéo de présentation que vous pourrez visionner juste après cet article. Mon objectif était de vous présenter simplement mais efficacement la prise en main, les fonctionnalités essentielles, ainsi que quelques conseils pratiques d’utilisation sur l’eau.
Cette radio s’avère déjà être une compagne fidèle, rassurante, et incroyablement utile à chacune de mes sorties sur le lac. Je suis convaincu qu’elle répondra pleinement à vos attentes, que vous soyez débutant en navigation ou marin expérimenté.
Place à la vidéo !
Mais assez parlé, passons désormais au concret ! Je vous laisse découvrir tout cela en image avec la vidéo complète ci-dessous.
J’espère sincèrement qu’elle vous plaira, et que vous aurez autant de plaisir à la visionner que j’en ai eu à la réaliser. N’hésitez pas à partager vos impressions, vos questions ou vos propres expériences avec la Vertex VX-180 en commentaires sous la vidéo ou sur le blog.
Encore une fois, merci à tous pour votre fidélité et votre enthousiasme autour de ces sujets de radio et de navigation.
dimanche 23 mars 2025
La méthode Dorn : une thérapie douce, efficace et universelle pour retrouver l'équilibre 🌿✨
Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, pas de radio mais du massage ! Nous allons nous tourner vers quelque chose de différent mais de tout aussi bénéfique : la méthode Dorn, une approche thérapeutique douce venue tout droit d’Allemagne, qui pourrait bien vous surprendre par son efficacité et sa simplicité.
Que vous souffriez de douleurs chroniques, de maux de tête persistants, ou que vous souhaitiez simplement améliorer votre bien-être général, cette thérapie manuelle innovante a tout pour vous séduire. Mais concrètement, en quoi consiste-t-elle exactement ? Qui en bénéficie, et comment agit-elle sur notre corps ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble dans cet article détaillé.
Si j’ai choisi de vous en parler aujourd’hui, c’est aussi parce que je suis moi-même massothérapeute. À travers cet article, j'ai envie de partager avec vous une autre facette de mes compétences et de vous faire découvrir cette méthode que j'apprécie tout particulièrement.
Qu’est-ce que la méthode Dorn exactement ?
La méthode Dorn est une thérapie manuelle douce développée dans les années 1970 en Allemagne par Dieter Dorn. Cet ancien agriculteur et scieur de bois a fait cette découverte thérapeutique suite à une expérience personnelle douloureuse. Après avoir souffert d’une blessure au dos en soulevant une lourde charge, Dorn rencontre un rebouteux local qui, grâce à des gestes simples et précis, parvient à le soulager en quelques séances seulement. Intrigué et fasciné par ces résultats étonnants, Dieter Dorn décide alors d’étudier ces techniques traditionnelles et les perfectionne progressivement.
Ce qui différencie la méthode Dorn d’autres approches thérapeutiques est sa douceur : elle ne repose jamais sur des manipulations brutales ni des gestes forcés. Elle propose un réalignement articulaire naturel et progressif qui respecte totalement les limites du corps. Son objectif principal est de soulager durablement les douleurs, notamment celles liées à la colonne vertébrale et aux articulations, mais également d’agir sur l’ensemble du corps par un rééquilibrage global.
Une méthode accessible à tous : une force exceptionnelle
La grande force de la thérapie Dorn est son caractère universel. En effet, elle s’adapte à tous, quel que soit l’âge, la condition physique ou même l’espèce ! Que vous soyez un adulte souffrant de douleurs chroniques, un sportif cherchant à optimiser ses performances, une personne âgée aux articulations fragiles, ou encore que vous vouliez simplement prendre soin de votre enfant, la méthode Dorn possède des bénéfices spécifiques à chacun.
🌼 La méthode Dorn chez les adultes
Les adultes sont souvent confrontés à des douleurs articulaires et musculaires diverses dues à leur rythme de vie intense, à la sédentarité ou encore à des traumatismes passés. Grâce à ses techniques douces et respectueuses du corps, la méthode Dorn permet de soulager durablement ces douleurs. De nombreuses études scientifiques attestent même de son efficacité contre des pathologies spécifiques telles que les acouphènes ou certains troubles cognitifs d’origine cervicale.
🏃♀️ Une alliée précieuse pour les sportifs
Pour les sportifs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, la méthode Dorn constitue un véritable atout préventif et curatif. En favorisant l’alignement articulaire optimal, elle permet de prévenir les blessures courantes telles que les entorses ou les tensions musculaires. Elle améliore également les performances en aidant à rétablir une posture équilibrée, essentielle à une pratique sportive harmonieuse et efficace. De nombreux sportifs intègrent désormais des séances régulières de thérapie Dorn à leur routine d’entretien physique pour une meilleure récupération musculaire.
👵 Une douceur idéale pour les seniors
L’âge avançant, les articulations deviennent souvent plus sensibles et fragiles. Pour les seniors, la thérapie Dorn est idéale puisqu’elle ne comporte aucune manipulation brutale (« sans thrust »). Cela signifie qu’elle agit en douceur, tout en efficacité, en permettant aux articulations de retrouver progressivement leur mobilité. C’est une solution particulièrement recommandée pour les personnes souffrant d’arthrose ou de raideurs articulaires, tout en apportant un soulagement notable sans douleur ni inconfort.
👶 Une thérapie adaptée aux enfants dès le plus jeune âge
Chez les enfants, la méthode Dorn se révèle une excellente approche préventive et curative, très appréciée notamment en pédiatrie. Grâce à ses gestes précis et doux, elle permet de libérer les tensions musculaires et articulaires accumulées dès la petite enfance. Elle est également particulièrement efficace sur des pathologies respiratoires chroniques telles que l’asthme ou la toux persistante. Une formation spécialisée existe même en Europe pour aider les thérapeutes à se spécialiser dans ce domaine sensible et délicat.
🐶🐴 Nos amis les animaux en profitent aussi !
Ce qui rend la méthode Dorn encore plus surprenante, c’est qu’elle ne s’adresse pas uniquement aux humains : elle est également largement utilisée en thérapie animale, notamment chez les chiens et les chevaux. En effet, ces animaux peuvent souffrir de douleurs articulaires semblables aux nôtres. Les propriétaires d’animaux constatent régulièrement une nette amélioration de leur mobilité et de leur bien-être général après seulement quelques séances. Chez les chevaux, la méthode Dorn permet également d’optimiser leur performance sportive, soulageant efficacement les douleurs liées à l’entraînement ou aux compétitions.
🌎 Un succès international, en perpétuelle évolution
Depuis ses débuts en Allemagne, la méthode Dorn n’a cessé de se développer et de se diversifier, notamment grâce aux apports de spécialistes comme Helmuth Koch, président de l’association DORN Allemagne, ou encore du Dr Michael Graulich, qui a développé l’approche énergétique des méridiens Dorn. Aujourd’hui, elle est utilisée par de nombreux thérapeutes partout dans le monde, séduits par sa simplicité d’exécution, sa non-invasivité et son approche globale de la santé.
Des formations internationales sont disponibles pour les thérapeutes souhaitant maîtriser cette technique unique. Elle constitue aujourd’hui une véritable alternative naturelle et efficace aux traitements plus lourds ou médicamenteux.
Vous souhaitez découvrir la méthode Dorn par vous-même ?
Si cet article vous a rendu curieux, n’hésitez pas à explorer davantage cette approche thérapeutique simple mais puissante. Découvrez en détail tous les bénéfices de la méthode Dorn en consultant directement le site officiel, accessible via ce lien :
➡️ En savoir plus sur la méthode Dorn
En tant que massothérapeute, c’est un véritable plaisir pour moi de pouvoir vous guider vers de nouvelles méthodes de soins, toujours plus respectueuses de votre corps et de votre bien-être global.
Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et de vos animaux grâce à cette approche douce et naturelle qui a déjà fait ses preuves auprès de milliers de personnes dans le monde entier.
À très bientôt pour d’autres découvertes santé et bien-être avec Le Regard des Mains ! 🌟🌸
vendredi 21 mars 2025
Naviguer en sécurité sur le Léman grâce aux Amis du Lac et à la radio VHF marine
Salut à tous,
Aujourd’hui, j’ai décidé de vous emmener avec moi dans l’univers passionnant de la radiocommunication nautique et de la sécurité sur le lac Léman. Eh oui ! Comme vous le savez peut-être, je suis passionné depuis toujours par tout ce qui touche à la radio, et c’est grâce à mon ami Michel, que beaucoup connaissent sous son indicatif « Falco 69 » à la CB, que j’ai récemment découvert une formidable association : les Amis du Lac.
Dans cet article, je vais vous présenter en détail cette association, dont Michel est président, pourquoi elle existe, quels services elle offre aux navigateurs, mais surtout, pourquoi elle est devenue indispensable pour moi en tant que navigateur aveugle, passionné à la fois par la voile et les radios.
Qu’est-ce que l’Association des Amis du Lac ?
L’Association des Amis du Lac est une structure à but non lucratif fondée par Michel, qui s’est entouré de plusieurs navigateurs expérimentés et passionnés pour créer une communauté centrée sur la sécurité des activités nautiques sur le Léman. À ce jour, nous comptons environ 46 membres actifs, auxquels s’ajoutent 5 membres amis. C’est donc un groupe très dynamique et impliqué qui fait vivre au quotidien la solidarité et la sécurité sur le lac.
Notre mission principale est claire : promouvoir activement la sécurité nautique par l’utilisation de moyens efficaces et fiables de communication entre bateaux et avec les secours. Et pour cela, l’association a réussi à obtenir une concession spéciale auprès de l’OFCOM (Office fédéral de la communication) afin que nous puissions utiliser légalement des radios VHF marines sur le Léman.
VHF marine : une exception réglementaire bien encadrée
En temps normal, l’utilisation de radios VHF marines est strictement interdite sur les eaux intérieures suisses, y compris sur le Léman. Cependant, grâce à une demande spéciale déposée par l’association auprès de l’OFCOM, nous bénéficions d’une concession officielle nous autorisant à utiliser cinq canaux spécifiques de communication VHF marine sur notre lac.
Attention cependant à une confusion courante : la VHF marine, dédiée exclusivement aux communications nautiques, ne doit pas être confondue avec la VHF radio amateur, dont les fréquences et les usages sont totalement différents. La VHF marine est spécialement conçue pour faciliter les échanges d'informations essentielles entre les navigateurs, ainsi que pour contacter rapidement les secours en cas d'urgence.
Les cinq canaux VHF accessibles sur le Léman
Dans le cadre strict de cette concession spéciale, voici les cinq canaux VHF marine que nous pouvons utiliser :
1. Le canal 16 – Détresse Léman
Ce canal est réservé exclusivement aux appels d’urgence absolue. Il permet à tout navigateur en situation critique (accident, blessure grave, avarie sévère) d’appeler rapidement les secours. Il est impératif que ce canal reste libre en permanence pour garantir une intervention immédiate en cas de détresse.
2. Le canal 69 – Discussion entre membres
C’est notre canal quotidien de communication entre membres de l’association. Sur cette fréquence, nous échangeons des informations utiles : météo en temps réel, avertissements sur d’éventuels dangers rencontrés, aide entre membres ou simplement pour rester en contact convivial et amical sur le lac.
3. Le canal Police/Gendarmerie
Réservé strictement aux communications officielles des forces de l'ordre sur le lac. Il ne peut être utilisé par aucun navigateur privé.
4. Le canal Sauvetage Léman
Destiné à la communication directe avec les équipes de sauvetage présentes sur le lac, ce canal permet d’obtenir une assistance rapide en cas de problème sérieux, sans pour autant être une urgence vitale. Il contribue à la sécurité générale et facilite le travail des sauveteurs.
5. Le canal Alarme (REGA) et Régates
Attention à bien distinguer deux usages distincts sur deux canaux séparés :
Canal REGA (secours critiques) : utilisé par la REGA (service aérien suisse de secours) pour coordonner des évacuations aériennes urgentes, en cas d’accident critique nécessitant un hélicoptère rapidement.
Canal Régates (compétitions nautiques) : utilisé exclusivement lors des régates organisées sur le Léman pour assurer la coordination entre bateaux participants et équipes d’organisation.
Il est primordial de respecter strictement ces fréquences afin d’assurer une efficacité optimale en cas d’intervention.
Pourquoi la VHF marine est-elle indispensable pour moi ?
Comme beaucoup d’entre vous le savent, je suis aveugle de naissance. Pour moi, la navigation sur le Léman ne représente pas simplement un loisir : c’est un défi personnel, une passion profonde et une source constante d’autonomie et de liberté.
La radio VHF marine constitue donc un outil de sécurité et d’autonomie majeur. Imaginez-vous simplement naviguer sans voir, obligé de vous fier entièrement à vos autres sens et aux communications radio. Grâce à cette radio VHF, je peux demander en quelques secondes la météo à jour directement aux autres navigateurs présents sur l’eau, signaler rapidement un problème rencontré (par exemple une avarie matérielle ou une gêne soudaine), et bien sûr solliciter immédiatement une assistance en cas de besoin.
Rappelez-vous aussi de cette fameuse tempête lors du Bol d’Or Mirabaud 2019, où de nombreux équipages se sont retrouvés en grande difficulté, incapables de sortir leur smartphone et de composer le moindre numéro. Une radio VHF aurait permis à ces navigateurs en détresse de communiquer immédiatement avec les secours ou d’autres bateaux à proximité. Car en situation de panique, dans le vent, les vagues et la pluie, manipuler un téléphone devient souvent impossible. Une VHF marine simplifie tout : il suffit d’appuyer sur un bouton et de parler clairement pour obtenir immédiatement de l’aide.
Pour moi, cet outil représente donc non seulement une sécurité incomparable, mais également un vrai confort d’usage en mer, malgré mon handicap visuel.
Comment devenir membre et obtenir une radio VHF marine ?
L’adhésion aux Amis du Lac est très simple. Elle coûte CHF 35.- par an, montant versé directement à l’OFCOM pour l’utilisation légale des fréquences attribuées. Dès que j’aurai moi-même reçu ma radio VHF marine, je prendrai plaisir à vous en faire une présentation complète et détaillée, avec mes impressions et expériences pratiques à bord.
Que vous soyez un navigateur régulier ou occasionnel sur le Léman, je ne peux que vous encourager à rejoindre notre association. Vous découvrirez une communauté accueillante, passionnée, et surtout impliquée activement dans l’amélioration de la sécurité sur notre lac adoré.
Au plaisir de vous retrouver bientôt sur les ondes du canal 69,
Naviguez prudemment, communiquez efficacement,
Et à très bientôt sur le Léman !
dimanche 9 mars 2025
Présentation du PNI Escort HP 82 : Un Talkie-Walkie CB Compact et Performant
Salut à tous,
Aujourd’hui, je vous propose une présentation du PNI Escort HP 82, un poste CB portable que j’utilise depuis un certain temps déjà. Dans la vidéo que j’ai réalisée, je vous fais découvrir cet appareil en détail et vous permet d’entendre la qualité sonore qu’il offre.
Ayant eu l’occasion de l’essayer dans différentes situations, voici mon retour complet sur ses caractéristiques et ses performances.
1. Présentation générale du PNI Escort HP 82
Le PNI Escort HP 82 est un poste CB portable fonctionnant en mode AM/FM et couvrant les 40 canaux de la bande des 27 MHz. Conçu pour être compact, il est idéal pour une utilisation mobile, notamment en voiture, en randonnée ou pour toute activité nécessitant une communication simple et efficace.
Caractéristiques principales
Mode AM/FM : Adapté aux différentes réglementations et préférences d’utilisation.
Bande de fréquence : 26.965 à 27.405 MHz.
Puissance de transmission : 4W, soit la puissance maximale autorisée en Europe.
Alimentation : Fonctionne sur batterie rechargeable en 12V ou via un adaptateur secteur.
Antenne détachable : Compatible avec des antennes externes pour une meilleure portée.
Écran LCD rétroéclairé : Affichage clair des informations essentielles (canal, mode, batterie, etc.).
Squelch automatique (ASQ) et manuel : Pour une meilleure réduction des bruits parasites.
Rodger Beep : Confirmation sonore de fin de transmission, très utile pour les utilisateurs aveugles et malvoyants.
VOX (Activation vocale) : Permet une communication mains libres, pratique en voiture ou en déplacement.
Ce poste CB se distingue par sa simplicité, son efficacité et sa polyvalence, ce qui en fait un bon choix pour les débutants, les utilisateurs occasionnels ainsi que les personnes aveugles, grâce aux fonctionnalités sonores bien pensées.
2. Déballage et premières impressions
Je n’ai pas déballé le poste dans cette présentation, car je l’avais reçu il y a un moment et déjà testé à plusieurs reprises. Toutefois, voici un rappel du contenu de la boîte :
Le poste CB PNI Escort HP 82
Une antenne détachable
Un chargeur secteur et allume-cigare
Une batterie rechargeable intégrée
Un clip ceinture et une dragonne
Un manuel d'utilisation
Design et ergonomie
Le design est compact et bien pensé, avec une prise en main agréable. Contrairement à certains modèles de la gamme PNI, ce CB est particulièrement léger et pratique à transporter.
Un point très appréciable : les touches sont larges et bien identifiables, ce qui rend leur utilisation intuitive, même dans des conditions de faible luminosité ou pour des utilisateurs aveugles qui pourront facilement reconnaître les commandes au toucher.
L’écran LCD est rétroéclairé et lisible, affichant clairement les informations essentielles.
L’antenne détachable est également un atout majeur, permettant d’améliorer la portée en la remplaçant par une antenne plus performante si besoin.
Le Rodger Beep, un signal sonore confirmant la fin de transmission, est une fonctionnalité précieuse pour les utilisateurs aveugles, car il leur permet de savoir quand leur message a bien été transmis sans avoir à surveiller un écran.
3. Performances et tests sur le terrain
Après plusieurs semaines d’utilisation, voici mon retour d’expérience.
Qualité audio et réception
Le volume est puissant et permet une écoute confortable.
Le squelch automatique n’est cependant pas assez sensible, ce qui peut laisser passer des bruits parasites.
Heureusement, il possède aussi un squelch manuel, bien plus efficace pour ajuster le niveau de filtrage selon les besoins.
En mode AM, le son est parfois un peu plus brouillé qu’en FM, mais reste utilisable.
Portée et conditions d’utilisation
J’ai pu tester la portée dans différentes situations :
En terrain dégagé (campagne, mer, montagne), la portée atteint 5 à 7 km.
En ville, avec des obstacles, elle est réduite à 1 à 3 km.
Avec une antenne externe, la portée peut être significativement améliorée.
En raison de sa puissance limitée à 4W, conforme aux réglementations européennes, ce poste ne rivalisera pas avec un modèle fixe et une grande antenne, mais il remplit très bien son rôle pour un usage mobile.
Autonomie et alimentation
L'autonomie est un point positif :
En utilisation normale, on peut atteindre jusqu'à 8 heures d’autonomie.
La recharge est facile et rapide via USB ou allume-cigare.
Il peut également fonctionner en 12V, ce qui est un atout pour une utilisation prolongée en véhicule.
4. Avantages et inconvénients
✅ Les points forts
✔️ Compact et léger : Idéal pour une utilisation mobile.
✔️ Bonne qualité sonore avec squelch manuel.
✔️ Mode AM/FM pour plus de flexibilité.
✔️ Antenne détachable : possibilité d’optimiser la portée.
✔️ Bonne autonomie et recharge facile.
✔️ Touches larges et bien identifiables, parfait pour les utilisateurs aveugles.
✔️ Rodger Beep pratique, confirmant la transmission pour ceux qui ne peuvent pas voir l’écran.
✔️ Simple d’utilisation : parfait pour débutants et utilisateurs occasionnels.
❌ Les points faibles
❌ Squelch automatique peu efficace (mais compensé par le squelch manuel).
❌ Portée limitée en milieu urbain (comme tous les CB portables).
❌ Son en AM parfois moins clair qu’en FM.
5. Mon avis final : Pour qui est fait ce poste CB ?
Le PNI Escort HP 82 est un excellent choix pour ceux qui recherchent un CB portable simple, pratique et performant. Il conviendra parfaitement à :
✔️ Ceux qui veulent un poste CB compact et nomade.
✔️ Les chauffeurs routiers, les camping-caristes et les voyageurs qui ont besoin d’un CB d’appoint en déplacement.
✔️ Les amateurs de randonnée, d’expéditions ou de 4x4 souhaitant un moyen de communication fiable.
✔️ Les utilisateurs occasionnels, cherchant un appareil facile à utiliser sans prise de tête.
✔️ Les utilisateurs aveugles, grâce aux touches bien identifiables et au Rodger Beep.
Conclusion
En résumé, le PNI Escort HP 82 est un poste CB portable efficace et simple d’utilisation. Ses fonctionnalités adaptées aux utilisateurs occasionnels et aveugles, notamment le Rodger Beep et les touches bien conçues, en font un modèle très accessible.
Après plusieurs semaines d’utilisation, je peux confirmer que ce poste est fiable et pratique au quotidien.
Si vous souhaitez en savoir plus, regardez ma vidéo de présentation où je vous fais une démo audio du HP 82 en action.
📡 73’s à tous et à bientôt pour une nouvelle présentation de matériel radio ! 🎙️
mercredi 5 mars 2025
📡 Se déconnecter du numérique grâce à la radio-communication : mon expérience avec le Midland G9 Pro 🎙️
Introduction
À une époque où nous sommes submergés par les réseaux sociaux, les notifications incessantes et la dépendance aux smartphones, il est parfois nécessaire de retrouver des moyens de communication plus simples et authentiques.
Pour ma part, j’ai trouvé une alternative idéale à cette surconnexion : la radio-communication. Contrairement aux applications de messagerie où tout passe par des écrans, ici, tout se fait par la voix, en direct, sans filtres ni algorithmes.
Je suis complètement aveugle, et cette passion pour la radio amateur n’est pas juste un loisir, c’est une véritable porte vers le monde, qui me permet de discuter librement sans dépendre d’une interface tactile ou d’un écran. Aujourd’hui, je veux partager une expérience récente, où j’ai choisi d’utiliser mon talkie-walkie Midland G9 Pro au lieu de mon téléphone lors d’un trajet en voiture.
📍 Pourquoi utiliser un talkie-walkie plutôt que les réseaux sociaux ?
Depuis plusieurs années, la radio-communication est au cœur de mes activités. Contrairement aux smartphones et aux messageries instantanées, la radio permet un échange direct, immédiat et souvent plus humain.
Il existe plusieurs types de communication radio :
La CIBI (Citizen Band Radio Service)
Utilisée par les routiers et les passionnés de radio amateur.
Nécessite du matériel plus puissant et une antenne.
Le PMR 446 (Personal Mobile Radio)
Talkies-walkies accessibles à tous, sans licence.
Portée limitée à quelques kilomètres selon les conditions.
Mon choix s’est porté sur un Midland G9 Pro, un modèle performant de PMR 446. Pourquoi ce modèle ?
✔️ Portée intéressante même en terrain accidenté.
✔️ Fonction VOX permettant d’émettre sans appuyer sur un bouton.
✔️ Solide, fiable et parfaitement adapté aux déplacements.
Avec ce talkie-walkie, je peux communiquer en toute liberté, sans dépendre d’un réseau mobile ou Wi-Fi, et sans avoir besoin d’un écran pour interagir.
🚗 Un trajet sans smartphone : retour à la radio
Vendredi dernier, j’ai fait un trajet en voiture avec mes parents, de Pully (canton de Vaud) à St-Maurice (Valais, Suisse), en direction de notre chalet.
Pendant la première partie du voyage, au départ de Pully, la radio est restée silencieuse. Mais à partir de Vevey, j’ai commencé à capter de l’activité.
Plutôt que d’écouter de la musique ou de naviguer sur les réseaux sociaux, j’ai décidé de sortir mon Midland G9 Pro, brancher mes vieux écouteurs Apple dessus et voir qui répondrait à mes appels.
📞 Quatre contacts en une heure avec mon Midland G9 Pro
Dès que j’ai commencé à émettre depuis Vevey, les réponses ne se sont pas fait attendre ! C’est la beauté de la radio-communication : chaque échange est une surprise, on ne sait jamais qui on va contacter.
En une heure de trajet, j’ai pu établir quatre contacts avec des passionnés :
📻 Tabata 69 / Christian
📻 Alka 69 / Alexandre
📻 Géranium 69 / Roberto
📻 Oscar Bravo 76 / Olivier
Nos conversations ont couvert plusieurs sujets :
🔹 Nos expériences en radio-communication.
🔹 Le matériel que nous utilisons (et moi, j’ai bien évidemment vanté les qualités du Midland G9 Pro !).
🔹 L’impact des conditions météo sur la propagation des ondes.
🔹 Les meilleurs endroits pour capter en montagne.
Ces échanges m’ont rappelé pourquoi j’aime tant la radio amateur : on ne choisit pas ses interlocuteurs, on ne filtre pas ses discussions, on vit l’instant présent avec des personnes aux parcours variés.
🌍 La radio, une autre manière de communiquer
Aujourd’hui, nous sommes constamment bombardés par nos smartphones :
📲 Messages instantanés.
📲 Notifications sans fin.
📲 Pression de répondre immédiatement.
La radio-communication, elle, permet :
✅ De se déconnecter du numérique sans couper le lien social.
✅ D’établir des connexions spontanées et authentiques.
✅ D’utiliser un moyen de communication radio libre et indépendant des réseaux mobiles.
✅ D’expérimenter un mode d’échange plus humain.
Avec mon Midland G9 Pro, j’ai pu profiter d’un voyage sans stress, en partageant un moment unique avec d’autres passionnés.
💬 Et vous, comment vous déconnectez-vous ?
J’aimerais savoir :
👉 Comment faites-vous pour décrocher des écrans et retrouver un mode de communication plus humain ?
Chacun a sa méthode : certains optent pour la lecture, d’autres pour la randonnée, et d’autres encore pour des hobbies hors ligne.
Si vous avez déjà utilisé un talkie-walkie pour autre chose que du loisir en famille, je serais ravi d’échanger sur votre expérience ! Peut-être avons-nous déjà communiqué sans le savoir ?
🔍 La radio en tant qu’aveugle : comment je fais ?
On me demande souvent : "Comment fais-tu de la radio sans voir les boutons et l’écran ?"
En réalité, c’est assez simple :
✔️ Le toucher et l’écoute remplacent entièrement la vue.
✔️ Je mémorise l’emplacement des boutons et des canaux que j’utilise fréquemment.
✔️ La fonction VOX du Midland G9 Pro me permet d’émettre sans appuyer sur un bouton, juste avec la voix.
✔️ Je repère la qualité du signal uniquement à l’oreille.
Finalement, la radio-communication est un outil idéal pour les aveugles, car elle repose uniquement sur le son et la voix. Contrairement à un smartphone qui nécessite une navigation tactile complexe, un talkie-walkie bien configuré est prêt à l’emploi en un seul geste.
Si vous avez des questions sur ma manière d’utiliser la radio amateur en étant aveugle, n’hésitez pas à les poser !
🎙️ 73 51 à tous ! À bientôt sur les ondes !
Cette expérience m’a confirmé une chose : il est parfois bon de laisser le numérique de côté pour revenir à l’essentiel.
Et comme on dit en langage radio : 73 51 à tous !
(Traduction : Salutations et poignée de main chaleureuse à tous !)
Au plaisir de vous croiser sur les ondes avec mon Midland G9 Pro ! 📻🔥
lundi 24 février 2025
📡 Un QSO mémorable depuis La Tzoumaz : Ma passion pour la radio CB en montagne
Introduction : La magie de la radio CB, même en altitude
Depuis toujours, la radio CB (Citizen Band) est pour moi bien plus qu’un simple moyen de communication. C’est une véritable passion, un univers fascinant où chaque contact établi, aussi court soit-il, est une petite victoire. En tant qu’aveugle de naissance, la radio me permet de tisser des liens, d’échanger et de partager ma passion avec des passionnés du monde entier, sans que la vision ne soit une barrière.
Récemment, j’ai vécu une expérience radio particulièrement enthousiasmante depuis mon chalet à La Tzoumaz, une station perchée à plus de 1 500 mètres d’altitude, au-dessus de Riddes, dans la vallée du Rhône, en Valais. Malgré des conditions de propagation moyennes, j’ai réussi à établir un QSO (contact radio) avec un autre opérateur radio : Coyote 67, alias Daniel.
Dans cet article, je vous partage cette expérience unique, mes conditions de trafic, et pourquoi ce genre de contact, même bref, est une source de satisfaction immense pour un passionné de radio CB en montagne.
📌 Mots-clés : radio CB, QSO, propagation radio, Valais, La Tzoumaz, communication
Le cadre : La Tzoumaz, un paradis pour la radio CB
La Tzoumaz est une station de ski du domaine des 4 Vallées, connue pour son cadre spectaculaire, ses pentes enneigées en hiver et ses paysages alpins à couper le souffle en été. Situé à 1 500 mètres d’altitude, mon chalet bénéficie d’une position privilégiée pour les transmissions radio.
L’un des grands avantages d’un tel emplacement est la réduction des interférences urbaines. Contrairement aux zones urbaines où les ondes peuvent être perturbées par les bâtiments, les lignes électriques et les multiples sources d’interférences électromagnétiques, un lieu en altitude permet souvent d’obtenir une meilleure réception radio et une portée accrue.
Cependant, la montagne présente aussi des défis : les reliefs limitent la propagation des ondes, et les conditions météorologiques influencent la qualité des transmissions. Malgré cela, chaque sortie radio en montagne est une expérience enrichissante, et ce jour-là, j’étais prêt à tenter un QSO en altitude.
Les conditions de trafic : Mon équipement radio CB
Avant d’aller plus loin, parlons technique ! Pour ce contact radio, j’ai utilisé :
📡 Mon équipement :
PNI Escort HP 82, une radio CB portable fiable
Antenne Gigatron 1,30 m, optimisée pour la réception et l’émission
De son côté, Coyote 67 / Daniel utilisait :
🚗 Son équipement :
President Randy 3, une radio CB portable
Antenne de 1,10 m montée sur sa voiture
Nos conditions de trafic étaient équilibrées, et mon altitude élevée me permettait d’avoir une meilleure réception, même si la propagation et la puissance des équipements restaient des facteurs déterminants.
Le contact : Un QSO court mais précieux
Ce jour-là, alors que je testais ma radio depuis la terrasse du chalet, j’ai capté un signal intéressant sur le canal 4, qui est le canal d’appel en Suisse romande. Après quelques essais, j’ai réussi à établir un contact radio avec Coyote 67 / Daniel, un opérateur mobile en train de rouler.
Notre échange a été court, mais suffisant pour partager nos conditions de travail, un moment toujours excitant entre passionnés de radio CB.
Extrait du QSO :
🔹 Moi (Léman 69) : « Coyote 67, ici Léman 69, est-ce que tu me reçois ? »
🔹 Lui : « 5/5, Léman 69, ici Coyote 67, Daniel à l’appareil ! »
🔹 Moi : « Content de faire ce QSO avec toi ! Moi je suis en fixe avec un PNI Escort HP 82 et une antenne Gigatron 1,30 m. Toi, quelles sont tes conditions ? »
🔹 Lui : « Je suis en mobile avec un President Randy 3 et une antenne de 1,10 m. La propagation est moyenne mais ça passe bien ! »
🔹 Moi : « Super, content d’avoir pu établir le contact malgré les conditions ! »
Après quelques échanges supplémentaires, le signal s’est affaibli et nous avons dû conclure le QSO en montagne. Mais malgré la brièveté du contact, l’essentiel était là : la satisfaction d’avoir réussi à établir une communication claire malgré la distance et les contraintes techniques.
Pourquoi chaque contact radio est une petite victoire
Ce genre de QSO peut sembler anodin pour un non-initié, mais pour un passionné de radio CB, c’est un moment précieux. Pourquoi ?
1️⃣ Le défi technique : Chaque contact radio est un défi. Entre les obstacles naturels, les interférences et la propagation des ondes qui varie selon l’heure et les conditions météo, réussir à établir un QSO est toujours un petit exploit.
2️⃣ Le plaisir du partage : La radio CB est avant tout une histoire de passionnés. Chaque QSO permet d’échanger avec des personnes qui partagent la même passion, parfois à des centaines de kilomètres.
3️⃣ L’accessibilité universelle : Contrairement aux communications modernes basées sur Internet ou le réseau téléphonique, la radio CB est libre et accessible à tous. Pas besoin d’abonnement ni de connexion, il suffit d’un bon matériel et d’un peu de patience pour contacter des stations radio.
4️⃣ Un lien social unique : En tant qu’aveugle, la radio CB me permet de communiquer sans aucune barrière visuelle. Ici, seule la voix compte. C’est un média où l’échange prime, indépendamment de qui nous sommes ou d’où nous venons.
Conclusion : La radio CB, une passion toujours vivante
Ce QSO avec Coyote 67 / Daniel n’était qu’un contact parmi d’autres, mais il illustre parfaitement pourquoi j’aime la radio CB en montagne. À chaque nouvelle connexion, il y a un frisson d’excitation, un sentiment de réussite et un partage humain authentique.
Même si les technologies évoluent, la radio CB reste un formidable outil de communication sans fil, surtout dans des environnements comme la montagne, où elle peut être une alternative précieuse aux réseaux traditionnels.
Si vous êtes passionné de radio, n’hésitez pas à partager vos expériences ! Qui sait, peut-être aurons-nous un jour l’occasion d’échanger sur les ondes radio CB ?
📡 73 à tous et à bientôt sur les fréquences !
lundi 10 février 2025
📡 Test de Portée CB en Montagne : Alan 42 & PNI Escort HP 82 avec Antennes Gigatron XL 1,30m
👋 Bonjour à tous, je reviens avec un nouvel article !
Aujourd’hui, je vous partage une expérience de test de portée CB en terrain montagneux. La CB (Citizen Band) reste un excellent moyen de communication en dehors des réseaux mobiles, notamment pour les amateurs de radio, les randonneurs et les professionnels travaillant en zone isolée. Mais comment se comporte-t-elle en milieu accidenté ?
Mon objectif était de tester la portée réelle de mes appareils CB en condition montagneuse et de comprendre l’impact des reliefs sur la transmission radio.
🔧 Configuration du Test
📍 Lieu : Zone montagneuse avec reliefs variés
📻 Matériel utilisé :
Émetteur : Alan 42 (Moi, au chalet)
Récepteur : PNI Escort HP 82 (Ma sœur, en déplacement)
Antennes utilisées : Gigatron XL télescopiques de 1,30 m sur les deux CB
Nous avons effectué plusieurs relevés en fonction des déplacements et des altitudes afin d’observer les variations de signal.
🎯 Le Test : Déroulement & Observations
1️⃣ Départ du chalet (Altitude élevée) – Signal Parfait (R5 S9)
✅ Signal : R5 S9 (parfait, puissance maximale)
💬 Qualité : Son clair, aucun parasite
📌 Analyse :
L’absence d’obstacles entre nous permettait une propagation idéale des ondes CB. Les antennes Gigatron XL 1,30 m ont joué un rôle important dans la qualité optimale de la transmission.
2️⃣ Montée en cabine – Signal Bon (R5 S8)
✅ Signal : R5 S8 (très bon mais légèrement atténué)
💬 Qualité : Toujours bonne, mais début d’affaiblissement
📌 Analyse :
L’augmentation de la distance et la présence de premiers obstacles naturels expliquent cette baisse. Les CB restent efficaces malgré une légère perte de puissance.
3️⃣ Passage derrière la montagne – Perte totale du signal ❌
❌ Signal : Aucun
💬 Qualité : Perte complète du contact
📌 Analyse :
Les ondes CB sont en propagation directe et ne traversent pas les obstacles massifs comme une montagne. Contrairement aux ondes HF qui peuvent rebondir sur l’ionosphère, la CB en 27 MHz est bloquée par les reliefs solides.
4️⃣ Arrivée en bas, au sol – Signal faible (R3 S2)
⚠️ Signal : R3 S2 (réception faible et instable)
💬 Qualité : Beaucoup de parasites, coupures fréquentes
📌 Analyse :
L’effet de réflexion des ondes sur les parois rocheuses a permis une réception partielle, mais le signal était fortement dégradé.
5️⃣ Descente vers une zone dégagée – Signal Excellent (R5 S9)
✅ Signal : R5 S9 (retour à une transmission parfaite)
💬 Qualité : Son net, aucun parasite
📌 Analyse :
Le positionnement en altitude favorise nettement une bonne transmission. Moins il y a d’obstacles, mieux les ondes CB se propagent.
6️⃣ Perte du signal dans une cuvette, puis récupération finale
❌ Signal : Perte totale dans la cuvette
✅ Signal : Récupéré en ressortant
📌 Analyse :
Les creux de terrain agissent comme des zones mortes pour la CB. Dès que l’on sort d’un relief fermé, le contact est rétabli immédiatement.
📊 Analyse des Résultats & Enseignements
🏔️ Impact du Relief sur la Portée CB
Ce test a mis en évidence l’impact du terrain sur la transmission radio :
✔️ En terrain dégagé, la portée est excellente
✔️ En altitude, la transmission est optimale
❌ Derrière une montagne ou dans une cuvette, le signal est complètement bloqué
✔️ Dans une vallée ouverte, une réflexion sur les parois peut parfois récupérer un signal partiel
📻 Les Performances des Appareils Testés
Les CB Alan 42 et PNI Escort HP 82 ont montré d’excellentes performances en terrain dégagé, notamment grâce à l’utilisation des antennes Gigatron XL 1,30 m :
✅ Alan 42 : Bonne qualité, même en portable
✅ PNI Escort HP 82 : Transmission fiable
✅ Antennes Gigatron XL télescopiques : Amélioration significative de la portée
🚀 Conclusion : Ces appareils sont très efficaces, mais fortement limités par les reliefs.
🔎 Prochain Test : Comparaison avec un Test en Plaines et Zones Dégagées
Ce premier test en terrain montagneux a apporté des résultats intéressants, mais pour mieux comparer les performances de la CB, je vais prochainement réaliser un test entre ma maison et le lac.
📌 Objectif du prochain test :
✔️ Comparer la portée en terrain dégagé vs terrain montagneux
✔️ Évaluer la stabilité du signal en plaine
✔️ Analyser les performances des mêmes appareils dans un cadre différent
Rendez-vous dans le prochain article pour voir les différences de portée et les conclusions finales sur l’efficacité des CB portables avec antennes longues !
🎬 Conclusion : Un Test Instructif !
Ce test a permis de mieux comprendre les forces et limites de la CB en montagne.
✅ En terrain dégagé ou en altitude, la portée est excellente
❌ Le relief (montagnes, creux) bloque complètement le signal
✅ L’antenne télescopique longue améliore nettement la transmission
📌 À retenir : Une antenne Gigatron XL 1,30 m apporte une grande amélioration, mais le relief reste le facteur limitant de la CB.
📡 Avez-vous déjà testé la CB en terrain montagneux ? Partagez vos expériences en commentaire !
📍 Prochain test : Comparer la portée CB entre chez moi et le lac pour tirer des conclusions définitives.
🔴 Abonnez-vous pour plus de tests et d’analyses sur la communication radio ! 🚀
mercredi 1 janvier 2025
Bienvenue en 2025 : Une Année Pour Rêver, Construire et Partager
Bonsoir à toutes et à tous,
En ce tout premier jour de 2025, je souhaite commencer par vous adresser mes vœux les plus chaleureux. Que cette année soit douce, lumineuse et remplie de ce que vous souhaitez le plus profondément. Je vous souhaite la santé, la sérénité, et que tous vos projets trouvent le chemin de leur réalisation.
Mes souhaits pour 2025 : entre simplicité et profondeur
En réfléchissant à cette nouvelle année qui s’ouvre devant nous, je ressens le besoin de revenir à l’essentiel. Voici ce que je souhaite pour 2025 :
La santé : Car sans elle, tout le reste semble secondaire. Que cette année soit celle du bien-être, tant pour moi que pour mes proches, et pour vous tous qui lisez ces lignes. Prenons le temps de chérir ce que nous avons et de prendre soin de nous, physiquement et mentalement.
La sérénité : Vivre en paix, dans l’harmonie avec ce qui m’entoure, est une priorité. Je veux apprendre à ralentir, à savourer chaque instant et à ne pas laisser les tracas quotidiens voler mon calme intérieur.
L’amour de mes proches : Passer du temps en famille est un trésor que je ne veux jamais prendre pour acquis. Cette année, je souhaite partager des moments simples et authentiques avec ceux qui comptent pour moi.
Les amis, sur les ondes et au-delà : L’un de mes plaisirs est d’échanger sur les ondes radio, que ce soit en CB ou en PMR. Ces moments de partage sont précieux, mais rien ne remplace les rencontres en face-à-face. Alors, en 2025, j’espère multiplier ces instants, qu’ils soient virtuels ou réels.
Un espace pour vos rêves : et vous, que souhaitez-vous pour 2025 ?
Nous avons tous des rêves, des ambitions et des envies spécifiques pour cette nouvelle année. Alors, je vous pose la question : que souhaitez-vous pour 2025 ? Quels sont vos projets, vos aspirations ou même vos petits plaisirs simples que vous espérez réaliser dans les mois à venir ?
Prenez un instant pour y réfléchir. Ce pourrait être :
Réaliser un projet qui vous tient à cœur depuis longtemps.
Passer plus de temps avec vos proches.
Voyager, découvrir de nouveaux horizons ou simplement explorer davantage votre propre ville.
Apprendre quelque chose de nouveau : une langue, une compétence, ou même un hobby.
Dites-moi en commentaire ce qui vous motive pour 2025, et comment vous vous voyez évoluer dans cette nouvelle année. J’ai hâte de lire vos partages et vos inspirations !
2025 : une page blanche à remplir ensemble
Chaque début d’année est une opportunité. C’est comme un livre aux pages blanches qui attend qu’on y écrive notre histoire. Voici quelques conseils pour rendre cette année inoubliable :
Fixez des objectifs réalistes et positifs : Pas besoin de viser la perfection ; l’important est de se donner des caps à suivre. Que ce soit améliorer votre santé, renforcer vos relations ou développer un talent, chaque pas compte.
Soyez bienveillant envers vous-même : Les erreurs sont humaines et font partie de l’apprentissage. L’important est de continuer à avancer.
Prenez soin des liens avec vos proches : L’amour, l’amitié et la solidarité sont les piliers de notre bonheur. N’oubliez jamais de dire aux gens que vous aimez combien ils comptent pour vous.
Trouvez du temps pour vous : Avec un monde toujours en mouvement, il est facile de s’oublier. Cette année, offrez-vous des moments de pause et de ressourcement.
Ensemble, construisons un monde meilleur
2025 n’est pas seulement une année individuelle. C’est aussi une opportunité collective de rendre notre monde plus solidaire, plus respectueux et plus chaleureux. Si chacun de nous fait un petit geste, l’impact peut être immense. Cela peut être :
Aider un voisin ou un inconnu.
Participer à une action solidaire ou écologique.
Simplement sourire davantage et répandre de la gentillesse.
En conclusion : vive 2025 !
Je suis convaincu que cette nouvelle année a tout le potentiel pour être extraordinaire, mais cela commence par nous-mêmes. Alors, prenons un moment pour rêver, pour planifier, et surtout pour vivre pleinement chaque jour qui nous est offert.
Je vous invite à partager vos propres souhaits pour 2025 dans les commentaires. Comment imaginez-vous cette année ? Quels sont vos rêves, petits ou grands ? J’ai hâte de vous lire et de construire, avec vous, un espace d’échanges inspirants et motivants.
Je vous souhaite à tous une excellente année 2025. Qu’elle soit lumineuse, bienveillante, et qu’elle vous apporte tout ce dont vous avez besoin pour vous épanouir.
Bonne année à toutes et à tous ! 🎉
mardi 17 décembre 2024
Une belle rencontre radio grâce à mon Midland G9 Pro : quand les ondes rapprochent !
sur les ondes
Bonjour à toutes et à tous,
En cette période de l’Avent, où les journées se font plus courtes et le froid commence à s’installer, j’ai pour vous une petite vidéo qui, je l’espère, vous fera sourire autant que moi. Vous le savez, la radio est une de mes grandes passions, et chaque contact établi est une petite victoire qui me fait vibrer. Aujourd’hui, je viens vous raconter un nouvel exploit radio réalisé tranquillement depuis mon bureau, avec mon fidèle Midland G9 Pro.
C’était une journée tout à fait ordinaire, un moment comme tant d’autres où j’écoute attentivement les ondes, espérant capter une voix, un signal. Et cette fois, la chance a été avec moi : une porteuse a retenti dans mon appareil. Curieux et enthousiaste, j’ai décidé de me signaler. Quelle bonne idée, car Nico 69 m’a répondu, malgré les conditions difficiles !
1. Une passion radio qui ne s’éteint jamais
Pour commencer, permettez-moi de revenir un peu sur ce qui me motive à pratiquer la radio. Vous le savez peut-être déjà, mais pour moi, cette passion est bien plus qu’un simple passe-temps : c’est un moyen unique d’entrer en contact avec le monde extérieur. Que je sois à la maison ou en voiture, mon PMR 446 est toujours avec moi.
Ce mode de communication libre est particulièrement fascinant parce qu’il permet des contacts imprévus, où que l’on se trouve, sans réseau Internet, sans abonnement, juste avec des ondes qui traversent des kilomètres. En plus, pour moi, aveugle de naissance, le son est tout : c’est un paysage invisible que je peux explorer sans limites.
Mon allié dans cette aventure ? Le Midland G9 Pro. Un appareil fiable, intuitif et robuste, qui me permet de capter des signaux même dans des conditions difficiles. Depuis que je l’ai, il ne m’a jamais déçu, et il me réserve souvent de belles surprises, comme celle que je vais vous raconter aujourd’hui.
2. Une rencontre inattendue : Nico 69 sur les ondes
Tout a commencé tranquillement. J’étais assis à mon bureau, comme d’habitude, mon Midland G9 Pro allumé en mode écoute. Le silence habituel régnait jusqu’à ce que, tout à coup, j’entende une porteuse. Pour les amateurs de radio, c’est ce moment magique où un signal apparaît : faible mais bien là.
Je me suis dit : « Pourquoi ne pas tenter ma chance ? » Alors, je me suis signalé, envoyant mon appel sur la fréquence. Et là, à ma grande surprise, Nico 69 m’a répondu ! Vous auriez dû voir mon sourire à cet instant (ou plutôt l’imaginer, car vous savez que je ne vois pas).
La communication n’était pas parfaite. Comme souvent, ça passait mal, les interférences étaient nombreuses et la propagation capricieuse. Mais Nico 69, persévérant, m’a dit quelque chose d’incroyable : il allait se déplacer pour mieux capter mes signaux. Là, je me suis senti honoré. Qu’un correspondant radio prenne la peine de changer de position pour m’entendre davantage, cela montre bien à quel point la radio crée du lien entre passionnés.
3. Immortaliser l’instant : une vidéo brute, mais authentique
Ce moment était trop précieux pour ne pas être partagé. Alors, j’ai voulu l’immortaliser. Ni une, ni deux, j’ai pris mon téléphone et lancé l’enregistrement vidéo pour garder une trace de cet échange si particulier.
Bien sûr, je sais que la vidéo n’est pas parfaite. Je préfère vous le dire tout de suite : je suis totalement aveugle, et donc filmer proprement relève du défi. Le cadrage ? Aléatoire. L’image ? Brute. Mais ce qui compte pour moi, c’est de vous faire partager ce moment authentique, sans retouche ni mise en scène.
Car au-delà de l’image, ce qui compte, c’est le son : le signal de mon Midland G9 Pro, la voix de Nico 69 qui répond malgré les conditions, et surtout la magie d’une rencontre rendue possible par notre passion commune.
4. Pourquoi la radio garde tout son charme aujourd’hui ?
Certains pourraient se demander pourquoi, à l’heure des smartphones et d’Internet, je reste attaché à la radio. Mais pour moi, la radio est incomparable. C’est un monde à part, où chaque contact est unique et imprévisible.
Voici pourquoi la radio est magique :
Simplicité et liberté : pas de réseau requis, pas d’abonnement, juste une fréquence et un appareil.
Des rencontres imprévues : comme aujourd’hui avec Nico 69, on ne sait jamais qui l’on va croiser.
Une passion humaine : contrairement aux échanges impersonnels sur Internet, la radio repose sur l’écoute, la patience et le partage.
5. Quelques conseils pour les amateurs de PMR 446
Si vous êtes tenté par la pratique du PMR 446 après avoir lu mon expérience, voici quelques conseils pour vous lancer :
Équipez-vous d’un bon appareil : Le Midland G9 Pro est un excellent choix pour débuter, avec une portée intéressante et une grande facilité d’utilisation.
Restez à l’écoute : Une porteuse peut apparaître à tout moment, soyez prêt à vous signaler.
Soyez patients et persévérants : Parfois, les signaux sont faibles, mais un déplacement (comme l’a fait Nico 69) peut tout changer.
Immortalisez vos exploits : Même si la qualité n’est pas parfaite, filmer ou enregistrer vos contacts permet de partager ces moments avec d’autres passionnés.
Conclusion : Des moments simples, mais inoubliables
En résumé, cette journée ordinaire s’est transformée en un moment exceptionnel grâce à la radio. Cet échange avec Nico 69 m’a rappelé pourquoi j’aime tant ce hobby. Peu importe les distances, peu importe les interférences, la radio crée du lien, de l’écoute, et parfois même de belles amitiés.
La vidéo que je partage avec vous est brute, imparfaite, mais pleine d’authenticité. C’est un témoignage de ce que la radio m’apporte chaque jour : la magie de l’inattendu et la satisfaction de créer des ponts invisibles avec d’autres passionnés.
Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et de regarder la vidéo. J’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi, et qu’elle vous donnera envie, vous aussi, de tenter votre chance sur les ondes.
Et vous, avez-vous déjà vécu une rencontre inattendue grâce à la radio ?
N’hésitez pas à me partager vos expériences dans les commentaires. Je serais ravi de lire vos anecdotes et de continuer à échanger avec vous.
À très bientôt pour de nouvelles aventures radiophoniques !
vendredi 15 novembre 2024
Des voiles carrées au 3Di : comment les marins ont appris à utiliser le vent
Mise à jour août 2026 : cet article, publié initialement en novembre 2024, a été entièrement revu, corrigé et considérablement enrichi.
Quand on monte aujourd'hui sur un voilier moderne, une voile peut sembler relativement simple.
On la sort de son sac, on cherche le point d'amure, on le fixe au bon endroit — enfin, normalement, parce qu'il m'est déjà arrivé de le fixer sur le rail de fargue avant de comprendre que quelque chose n'allait pas ! — puis on prépare la drisse.
Pour un génois endraillé sur l'étai, viennent ensuite les mousquetons.
Clac, clac, clac…
On les fixe les uns après les autres en prenant garde à ne pas retourner la voile. Un équipier se place au mât. Moi, je suis généralement au piano. Il commence à hisser à la main pendant que je récupère la drisse. Puis la charge augmente. Deux ou trois tours autour du winch, davantage lorsque cela devient nécessaire, la drisse dans le self-tailing et, pour terminer, on y va à la manoille — la manivelle de winch pour ceux qui ne parlent pas le suisse !
Une fois la voile établie, il reste à la régler.
Et là commence une autre histoire.
Je ne vois pas la forme de la voile ni sa couleur. Cela ne m'empêche pas d'avoir une représentation mentale très précise de ce que je manipule. Depuis petit, j'utilise notamment des maquettes que je peux toucher. Aujourd'hui, j'ai aussi les vraies voiles sous les mains.
Je connais leurs points, leurs dimensions, leur emplacement et les cordages qui les commandent. J'écoute également énormément. Une voile qui faseille, la tension d'une écoute, le comportement du bateau, les indications de mes équipiers et même ce petit « clac » caractéristique lorsque tout travaille correctement sont autant d'informations.
Une voile trop bordée, on l'étouffe et on perd de la vitesse. Pas assez bordée, elle faseille et le bateau n'avance pas comme il devrait. Un réglage légèrement faux, un angle de barre imparfait, et on sent rapidement que quelque chose ne fonctionne pas.
Mais comment en sommes-nous arrivés au génois, à la grand-voile bermudienne et aux matériaux modernes que nous utilisons aujourd'hui ?
Pour le comprendre, il faut remonter très loin.
Les voiles carrées : quand les vergues régnaient sur les océans
La voile carrée est l'une des grandes formes historiques de la propulsion à voile.
Son principe est assez facile à comprendre. La voile est portée par une pièce transversale appelée vergue, fixée au mât. Contrairement à une grand-voile moderne qui travaille dans l'axe longitudinal du bateau, la voile carrée se présente largement en travers de celui-ci.
Elle est particulièrement efficace aux allures portantes.
Mais contrairement à une idée encore assez répandue, un navire à voiles carrées n'est pas condamné à attendre que le vent souffle exactement dans son dos. Il peut naviguer avec le vent venant de côté et même gagner au vent en louvoyant. Il le fait simplement beaucoup moins efficacement qu'un voilier moderne conçu pour le près.
Pour régler ces immenses voiles, on ne borde pas simplement une écoute comme sur notre génois.
Il faut orienter les vergues.
C'est ce qu'on appelle brasser.
Des cordages appelés bras permettent de faire pivoter les vergues pour présenter correctement les voiles au vent. Lorsque les vergues sont disposées transversalement au bateau, on parle notamment de les carrer.
Et voilà une expression qui me fait sourire, parce qu'en Suisse, à bord de Virus, lorsque nous travaillons avec notre spi symétrique, j'ai également entendu « brasser carré ». Le vocabulaire a traversé les siècles, même si la manœuvre n'est évidemment plus la même.
Hunier, perroquet, cacatois… bienvenue dans la volière !
Prenons un trois-mâts carré.
De l'avant vers l'arrière, nous avons le mât de misaine, le grand-mât, puis le mât d'artimon.
Sur le grand-mât, la voile carrée la plus basse est la grand-voile. Au-dessus se trouve le grand hunier, puis le grand perroquet et éventuellement, encore plus haut, le grand cacatois.
Sur le mât de misaine, on retrouve la même logique, mais le vocabulaire change : petit hunier, petit perroquet, éventuellement petit cacatois.
Pourquoi « petit » ?
Tout simplement parce que nous sommes sur le mât de misaine. « Grand » nous indique au contraire que nous sommes sur le grand-mât.
À l'artimon, les marins ont décidé que ce n'était manifestement pas encore assez compliqué.
On rencontre notamment le perroquet de fougue, puis au-dessus la perruche, et éventuellement encore un cacatois de perruche.
Perroquets, perruches, cacatois… on finirait presque par oublier que nous sommes sur un bateau !
Attention cependant : il n'existe pas un plan de voilure carré universel.
Au fil des siècles, les navires ont grandi et les voiles avec eux. Certaines sont devenues tellement importantes qu'il était avantageux de les diviser.
Ainsi, un grand hunier peut devenir un hunier inférieur et un hunier supérieur. On rencontre également des gréements où une vergue est fixe tandis qu'une autre est volante, c'est-à-dire qu'elle peut être hissée ou amenée.
Les perroquets ont eux aussi parfois été divisés.
Si vous regardez deux grands voiliers et que l'un possède davantage d'étages de voiles que l'autre, cela ne signifie donc pas que quelqu'un a oublié de terminer le deuxième. Leur époque et leur conception peuvent simplement être différentes.
Là-haut, le travail des gabiers
Et maintenant, imaginez qu'il faille réduire toute cette toile parce que le vent monte.
Sur notre voilier moderne, prendre un ris dans la grand-voile est déjà une manœuvre qui demande de la coordination.
Je commence par préparer la bosse de ris et la mettre au winch. On choque ensuite suffisamment la drisse pour descendre la grand-voile jusqu'au niveau nécessaire. Lorsque j'ai le feu vert, je reprends la bosse de ris au winch, puis nous réétarquons la drisse.
Quand la charge devient importante : self-tailing et manoille !
Sur les anciens grands voiliers, c'était une autre histoire.
Pour travailler directement sur certaines voiles carrées, il fallait envoyer des hommes dans la mâture : les gabiers.
Lorsqu'une voile devait être serrée, elle était ramenée vers sa vergue à l'aide des cargues. Les gabiers pouvaient alors la ferler et la maintenir avec des rabans : on disait qu'ils la rabantaient.
Les huniers pouvaient également comporter des bandes de ris. Prendre un ris pouvait alors nécessiter de travailler directement sur la vergue.
Et plus le mauvais temps arrivait, plus on réduisait la voilure. Les petites voiles hautes, cacatois puis perroquets notamment, étaient généralement parmi les premières que l'on cessait de porter. Selon le navire et les conditions, les huniers puis les basses voiles pouvaient à leur tour être réduits.
Il n'existait cependant pas une recette universelle.
Dans le très gros temps, un navire pouvait notamment prendre la fuite, c'est-à-dire courir devant le mauvais temps sous une voilure fortement réduite, à condition bien entendu d'avoir suffisamment d'eau libre devant lui. Dans d'autres circonstances, le capitaine pouvait préférer mettre son navire à la cape.
La mer a toujours le dernier mot.
Les focs : parce qu'il n'y a pas que des carrés
Un trois-mâts carré ne porte pas uniquement des voiles carrées.
Tout à l'avant se trouve le beaupré, cette longue pièce qui prolonge le navire. Différentes voiles d'avant peuvent y être établies.
Selon les époques et les gréements, on rencontre notamment trinquettes, focs et autres voiles d'étai.
Et là encore, les noms peuvent rapidement devenir nombreux.
Retenons surtout le principe : ces voiles longitudinales complètent le travail des voiles carrées et participent notamment aux capacités du navire lorsqu'il faut naviguer autrement que vent arrière.
Pas besoin, pour comprendre l'essentiel, d'apprendre par cœur le perroquet d'étai, le cacatois d'étai et toute la famille !
La voile au tiers : on incline la vergue
Changeons maintenant complètement de taille de bateau.
La voile au tiers se rencontre notamment sur différentes embarcations traditionnelles, barques, chaloupes et bateaux de pêche.
Cette fois, la vergue n'est plus disposée transversalement comme sur notre grand voilier carré. Elle est fortement inclinée et la drisse vient la saisir approximativement vers son premier tiers, ce qui explique le nom de la voile.
La bordure de la voile peut rester libre : il n'y a pas nécessairement de bôme.
Et nous découvrons un autre joli mot du vocabulaire maritime : gambeiller.
Selon le gréement, lorsqu'on change d'amure, il peut être nécessaire de faire passer la vergue et la voile de l'autre côté du mât afin qu'elles travaillent correctement.
Je n'ai personnellement jamais eu la chance de naviguer avec une voile au tiers. Je connais donc son principe sans prétendre vous raconter une manœuvre que j'aurais effectuée moi-même.
Mais si vous voulez voir jusqu'où ce type de gréement a pu être poussé, regardez du côté des bisquines de Cancale et de Granville. Ces bateaux de pêche ont porté des voilures au tiers impressionnantes.
La voile à corne : de grandes surfaces sur des mâts relativement courts
Avec la voile à corne, nous retrouvons une autre grande famille de voiles auriques.
Cette fois, la grande voile est établie derrière le mât. Sa partie supérieure est portée par la corne, ou pic, tandis que sa partie inférieure peut être portée par une bôme.
Cette disposition permet notamment de porter une surface importante tout en conservant un mât relativement court.
Et contrairement à notre grand-voile bermudienne moderne, hisser une grande voile à corne traditionnelle peut nécessiter plusieurs manœuvres. Il faut notamment contrôler la partie de la corne située près du mât et son pic afin d'établir correctement l'ensemble.
On est loin de notre unique drisse de grand-voile moderne.
Au-dessus de la voile à corne, certains gréements ajoutent même une autre voile : le flèche.
Encore de la toile !
Ce n'est pas systématique, mais cela permet d'utiliser l'espace situé au-dessus de la corne.
Goélettes, bricks et trois-mâts barques : quand les familles se mélangent
L'histoire des voiles n'est surtout pas une succession où une invention chasse immédiatement la précédente.
Les marins ont mélangé les solutions.
Une goélette traditionnelle à deux mâts peut être principalement gréée de voiles auriques. Certaines goélettes reçoivent également des huniers carrés.
Le brick utilise largement les voiles carrées sur ses deux mâts tout en pouvant porter une brigantine à l'arrière.
Et il existe tellement de variantes — brigantins, bricks-goélettes, goélettes à huniers et autres — qu'on pourrait consacrer un article entier rien qu'à leurs différences.
Arrêtons-nous plutôt sur un exemple particulièrement parlant : le trois-mâts barque.
Le mât de misaine et le grand-mât restent gréés carré, tandis que l'artimon reçoit principalement un gréement longitudinal, notamment une grande brigantine.
Carré devant, aurique derrière.
Cette combinaison permet de profiter des qualités de plusieurs familles de voiles et facilite notamment certaines manœuvres et l'équilibre du navire.
L'évolution n'efface donc pas toujours ce qui existait avant : parfois, elle le combine autrement.
La voile latine : une autre grande histoire
Pendant ce temps, une autre tradition maritime s'est développée autour de la Méditerranée : la voile latine.
Sa silhouette est très différente.
Il s'agit d'une voile triangulaire portée par une très longue pièce oblique appelée antenne.
Et non, pour les amateurs de radio qui me lisent, cette antenne-là ne vous permettra pas de faire un QSO !
La voile latine devient particulièrement importante dans la navigation méditerranéenne. Elle permet notamment de travailler efficacement à des allures plus serrées que les grands gréements carrés traditionnels.
Mais attention à ne pas confondre simplicité de la forme et simplicité de la manœuvre.
Une longue antenne peut être une sacrée pièce à manipuler. Les techniques de changement d'amure varient selon les bateaux et les traditions locales. Sur certaines embarcations, on fait passer l'antenne d'un côté à l'autre du mât. Sur d'autres, les marins ont développé des méthodes différentes.
C'est tout un savoir-faire.
Et inutile d'aller jusqu'en Méditerranée : regardez le Léman
La voile latine fait également partie de notre patrimoine lémanique.
Elle arrive sur le Léman au Moyen Âge, vers les XIIe-XIIIe siècles selon les sources, avant de devenir caractéristique des grandes barques utilisées notamment pour le transport de matériaux.
Et certaines naviguent encore.
Neptune, construite en 1904.
Vaudoise, construite en 1932 sous le nom de Violette.
Mais aussi Savoie, Aurore et Demoiselle, cette dernière étant la réplique moderne d'une barque du XIXe siècle.
Sur ces bateaux, on change complètement d'échelle.
Les antennes peuvent être gigantesques. Sur Neptune, elles atteignent environ 25 mètres, alors que les mâts eux-mêmes sont nettement plus courts.
Et là, je vais être très clair : ce savoir-faire de bacouni, je ne le possède pas.
Je connais la voile moderne, j'ai navigué sur différents bateaux et je m'intéresse énormément aux gréements traditionnels, mais manœuvrer ces immenses voiles latines lémaniques appartient à une tradition spécifique qui s'apprend et se transmet.
Et c'est précisément ce qui me passionne.
Une voile ancienne n'est pas seulement une forme conservée dans un musée. Avec elle survivent des gestes, des mots et une manière de naviguer.
Le houari : presque moderne… mais pas tout à fait
Continuons notre voyage.
Avec le houari, nous rencontrons une voile triangulaire dont la partie supérieure est portée par une vergue extrêmement apiquée, presque verticale.
Cela permet encore une fois de porter une voile haute sans nécessiter immédiatement un immense mât monobloc.
Je n'ai pas eu l'occasion de naviguer sous houari non plus, mais son principe est intéressant parce qu'il nous rapproche visuellement et mécaniquement des grands gréements triangulaires que nous connaissons aujourd'hui.
Et lorsque la construction permet finalement de disposer de mâts suffisamment hauts et résistants, une question se pose presque naturellement : avons-nous encore besoin de cette vergue supérieure ?
Bermudien et Marconi : bienvenue dans le monde moderne
Nous arrivons à la grand-voile que pratiquement tout plaisancier reconnaît aujourd'hui : la voile bermudienne.
Plus de corne. Plus de vergue supérieure.
La voile est essentiellement triangulaire. Son guindant monte le long du mât et sa bordure travaille du côté de la bôme.
Le gréement bermudien trouve ses origines aux Bermudes plusieurs siècles avant sa généralisation, qui intervient beaucoup plus tard, notamment au XXe siècle.
Et voici une petite anecdote que j'ai moi-même découverte en préparant cet article.
Pourquoi parle-t-on aussi de gréement Marconi ?
Oui, il s'agit bien du Marconi auquel pensent les amateurs de radio !
Guglielmo Marconi n'a évidemment pas inventé cette voile. Le surnom apparaît lorsque les hauts mâts fortement haubanés des yachts du début du XXe siècle rappellent les installations de télégraphie sans fil de l'époque.
Comme quoi, même dans un article consacré aux voiles, j'arrive à retrouver la radio !
Et le génois dans tout ça ?
Revenons à notre fameux génois du début.
Lui aussi est relativement récent.
Le génois moderne se fait connaître dans le monde de la régate à Gênes dans les années 1920. Sa grande particularité est son recouvrement : contrairement à un foc classique non recouvrant, son point d'écoute vient largement en arrière du mât.
Cela permet d'obtenir une importante surface de voile.
Et soudain, mon clac, clac, clac du début de l'article prend une autre dimension.
Lorsque j'endraille notre génois sur l'étai, je manipule une solution qui, sous sa forme moderne, est finalement très jeune par rapport aux milliers d'années d'histoire de la voile.
Aujourd'hui, les bateaux peuvent évidemment posséder plusieurs voiles d'avant différentes selon les conditions. Le génois n'a pas supprimé d'un coup tous les focs et toutes les trinquettes.
Mais il a pris une place considérable dans l'histoire de la plaisance et de la régate du XXe siècle.
Une voile ne travaille jamais toute seule
Il y a cependant une chose que plusieurs siècles d'évolution n'ont pas supprimée : la coordination de l'équipage.
Sur Virus, lorsque nous envoyons une voile, chacun a son rôle.
Pour la grand-voile, mon coéquipier travaille au mât. S'il a besoin de mou, il me le demande. Moi, je suis au piano et je travaille avec la drisse et le winch.
Pour le spi symétrique, la coordination devient encore plus importante.
J'ai eu l'occasion d'assurer le travail du numéro 1 à l'avant : préparer le tangon, le fixer au mât, mettre le bras au vent dans sa mâchoire, préparer le sac du spi — et surtout ne pas oublier de fixer le sac au bateau, parce que nous avons déjà réussi à en perdre un !
Puis on trouve la tête du spi, on fixe la drisse et tout le monde doit être prêt.
Sur Virus, nous disposons de plusieurs spis, jusqu'au fameux grand rouge d'environ 196 m².
Celui-là, quand il faut travailler avec, on sait qu'il y a de la toile !
Nous l'avons même empanné.
Et lorsque presque 200 m² de spi doivent passer proprement d'un bord à l'autre, le mot coordination prend tout son sens.
Trop de toile ne fait pas forcément aller plus vite
Autre chose que la navigation m'a apprise : davantage de voile ne signifie pas automatiquement davantage de vitesse.
Quand le vent monte, garder toute la grand-voile et tout le génois peut finir par rendre le bateau moins performant et beaucoup moins confortable.
On devient surtoilé.
Il faut alors réduire.
Un ris. Puis éventuellement deux.
Et il arrive qu'un bateau sous voilure réduite marche mieux qu'avec toute sa toile, simplement parce qu'il retrouve son équilibre.
Le génois joue énormément dans la puissance ressentie et la gîte. La grand-voile participe elle aussi à l'équilibre général du bateau.
La voile n'est donc pas un moteur que l'on met simplement « à fond ».
Elle se règle.
De la toile végétale aux voiles composites
Et pendant que les formes évoluaient, les matériaux changeaient eux aussi.
Pendant des siècles, les voiles ont été fabriquées à partir de fibres naturelles : notamment lin, chanvre puis coton selon les régions et les époques.
Puis sont arrivées les fibres synthétiques, dont le polyester, très largement connu sous le nom commercial Dacron dans le monde de la voile.
Et aujourd'hui, la technologie va beaucoup plus loin.
Sur Virus, par exemple, notre grand-voile est en 3DL et notre génois en 3Di, deux technologies développées par North Sails.
Et j'ai moi-même appris quelque chose en préparant cet article : 3DL et 3Di ne sont pas simplement les noms de deux tissus.
Ce sont des technologies de construction différentes.
Le 3Di moderne utilise une structure composite constituée de filaments disposés pour travailler selon les efforts subis par la voile.
Au toucher, ce sont évidemment des sensations très différentes des anciennes toiles naturelles. Et non, le 3Di ne donne pas simplement l'impression de manipuler un vulgaire morceau de plastique.
Et parfois, le moderne regarde de nouveau vers les anciennes formes
Notre grand-voile de Virus possède également une tête particulière, soutenue par une latte forcée que mon coéquipier au mât doit mettre en place avant le hissage.
J'ai pris l'habitude de parler d'un « profil ancien », parce que cette forme me rappelle certaines solutions que l'on retrouve dans l'histoire des voiles.
Techniquement, les grands-voiles modernes à tête élargie appartiennent évidemment à un tout autre monde que les véritables voiles à corne d'autrefois.
Mais je trouve le rapprochement passionnant.
Pendant des siècles, les marins ont cherché différentes manières de porter davantage de surface en hauteur.
Aujourd'hui, les matériaux composites, les lattes et les calculs aérodynamiques permettent d'y parvenir autrement.
L'histoire ne se répète pas exactement.
Mais certaines questions restent les mêmes.
Alors, pourquoi les voiles me passionnent-elles ?
On pourrait me demander pourquoi je m'intéresse autant aux voiles alors que je ne les vois pas.
Justement parce que leur histoire est passionnante.
Je veux comprendre pourquoi une voile est faite comme ceci et pas comme cela. Pourquoi une vergue doit être brassée. Pourquoi une voile au tiers peut être gambeillée. Pourquoi une corne permet de porter davantage de surface. Pourquoi une antenne latine peut dépasser largement la hauteur du mât. Pourquoi le houari a existé. Pourquoi le bermudien s'est finalement imposé sur tant de voiliers modernes.
Et pourquoi, aujourd'hui encore, les ingénieurs et les voiliers continuent à modifier les formes et les matériaux.
Je ne vois certes pas les couleurs des voiles.
Mais ce n'est finalement pas cela qui m'intéresse le plus.
Depuis petit, les maquettes m'ont permis de construire ma propre représentation mentale d'un bateau et de son gréement. Aujourd'hui, cette représentation est complétée par ce que je touche, ce que j'entends et surtout par ce que je fais réellement à bord.
Une voile, je peux la sortir de son sac.
Je peux chercher son point d'amure.
Je peux endrailler son guindant.
Je peux travailler sur sa drisse au piano.
Je peux la hisser au winch.
Je peux régler une écoute.
Je peux participer à une prise de ris.
Je peux préparer un tangon et participer à l'envoi d'un spi.
Et surtout, je peux sentir ce qui se passe lorsque tout le monde travaille ensemble et que le bateau commence à accélérer.
Finalement, entre le gabier qui travaillait autrefois sur sa vergue et nous qui travaillons aujourd'hui avec nos winches, nos self-tailings et nos voiles composites, énormément de choses ont changé.
Mais il reste toujours le vent.
Il reste la voile.
Il reste l'équipage.
Et lorsque tout est enfin correctement réglé, il reste parfois ce tout petit « clac » qui me dit que la voile est contente.
Et là, pas besoin de la voir pour savoir qu'elle travaille.
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