Je m'appelle Maximilien et je suis aveugle de naissance. Ma cécité ne m'empêche pas de vivre pleinement mes passions. Je suis massothérapeute et j'adore le sport : ski alpin, voile, marche, vélo en tandem. Je suis aussi passionné par la radio (CB, PMR 446) et la musique, avec des goûts variés allant du blues au rock'n'roll en passant par la chanson française. À travers ce blog, je partage mes aventures et mes découvertes.
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lundi 2 novembre 2026
Allô ? Du téléphone à cadran au smartphone : nom de bleu, que de changements !
Salut à tous !
Aujourd'hui, je vous propose de remonter le temps. Et pas qu'un peu !
Nous allons parler d'un objet que nous utilisons presque tous, mais qui a énormément changé au fil des décennies : le téléphone.
Alors, non, nous n'allons pas uniquement parler des smartphones, de leurs appareils photo, de leurs applications ou de leurs écrans tactiles. Nous allons remonter beaucoup plus loin, à l'époque où l'on tournait un cadran pour composer un numéro, où les téléphones avaient parfois une antenne télescopique, où l'on devait chercher du réseau pour passer un appel et où recevoir un simple message pouvait nécessiter un appareil appelé pager.
Sans oublier les cabines téléphoniques, les anciens Natel suisses, les fax et les annonces automatiques qui pouvaient parfois vous faire une sacrée frayeur !
Pourquoi ce sujet ?
Tout simplement parce que j'ai connu pas mal de ces appareils, que certains m'ont accompagné pendant de nombreuses années et que j'ai toujours eu un faible pour les technologies que l'on peut véritablement manipuler.
D'ailleurs, on me traite parfois de vieux con parce que j'aime encore les téléphones fixes.
Eh bien, tant pis !
J'utilise un iPhone moderne, mais cela ne m'empêche pas d'apprécier un bon vieux combiné et, surtout, un téléphone à cadran.
Alors, installez-vous confortablement. Nous allons décrocher le combiné et repartir quelques décennies en arrière !
Le téléphone à cadran : quel plaisir de composer un numéro !
L'un de mes premiers souvenirs remonte à l'appartement familial de Zermatt.
Nous avions un téléphone blanc à cadran, posé sur une table.
Et moi, gamin, j'adorais faire tourner ce fichu cadran !
Il fallait placer son doigt dans le trou correspondant au chiffre, tourner jusqu'à la butée, puis relâcher le mécanisme.
Le cadran revenait alors à sa position initiale avec son bruit caractéristique.
Et on recommençait pour chaque chiffre !
Pas d'écran, pas d'application, pas de double-tap. Un combiné, un cadran, une sonnerie et une ligne téléphonique.
Plus tard, nous avons également eu un téléphone gris provenant de l'ancien cabinet dentaire de mon père. Je ne sais d'ailleurs plus exactement où cet appareil se trouve aujourd'hui.
Et figurez-vous que, dans mon bureau, je possède toujours un téléphone à cadran ayant appartenu à ma grand-tante.
Il est là, en décoration.
Mais de temps en temps, je ne résiste pas à l'envie de lui faire tourner le cadran !
Eh oui, sacrebleu !
Ce que j'aime dans ces appareils, c'est leur authenticité. On sent vraiment le mécanisme fonctionner sous les doigts.
Le cadran, le combiné, le poids de l'appareil, les commandes : tout est physique.
Cela ne veut pas dire que je refuse les téléphones à touches. Simplement, si vous me demandiez quel ancien téléphone j'aimerais remettre en service, je choisirais sans hésiter un modèle à cadran.
Rien que pour le plaisir de composer un numéro !
Les premiers téléphones sans fil : on pouvait enfin se promener en téléphonant !
Après les téléphones à cadran, je me souviens notamment d'un appareil sans fil blanc assez particulier.
Il possédait une petite antenne sur le combiné, une autre sur la base et un clavier dont les touches n'étaient pas particulièrement faciles à distinguer au toucher.
Mais ce qui m'amusait surtout, c'était son système d'ouverture.
Il avait une sorte d'arceau articulé devant la bouche. On appuyait sur un bouton situé sur le côté, et l'arceau s'ouvrait pour permettre de parler.
C'était assez original !
Il disposait également de mémoires de numérotation.
Par exemple, pour appeler ma grand-mère, on pouvait utiliser un code comme M05. Le téléphone retrouvait alors automatiquement le numéro enregistré.
Il y avait aussi une fonction permettant de retrouver le combiné.
On appuyait sur un bouton de la base, et le téléphone se mettait à sonner.
Pratique quand quelqu'un avait encore abandonné le combiné dans une autre pièce !
D'ailleurs, cette fonction existe encore sur de nombreux téléphones sans fil modernes.
Par la suite, nous avons connu plusieurs appareils DECT, avec la possibilité de téléphoner d'une pièce à l'autre.
Nous avions notamment un combiné dans la chambre de mes parents.
On pouvait donc appeler un autre combiné de la maison sans forcément passer par le réseau téléphonique extérieur.
Une sorte de petit réseau domestique, finalement !
Le fax : non de non, on allait l'oublier !
Et puisqu'on parle des téléphones fixes, impossible de passer sous silence le télécopieur.
Le fameux fax !
Chez nous, nous avions un appareil deux-en-un : téléphone et fax.
Il servait principalement à téléphoner, mais nous utilisions aussi la fonction télécopie de temps en temps.
Nous envoyions parfois des documents à des amis, et même des dessins !
Eh oui !
On plaçait la feuille dans l'appareil, on composait le numéro du destinataire, et les deux machines commençaient leur petite conversation électronique.
Biiiiip ! Krrrrr ! Chhhhhhh !
Ah, quelle musique !
Puis, si tout se déroulait correctement, le document était reproduit chez le correspondant.
Mon père, qui était dentiste, disposait également d'un fax professionnel à son cabinet.
Le fax a longtemps été un outil très important pour transmettre rapidement des documents, bien avant que les courriels et les services de partage de fichiers deviennent aussi courants.
D'ailleurs, il faut rappeler que la ligne téléphonique ne servait pas uniquement à transporter la voix.
On pouvait aussi s'en servir pour transmettre des documents et, plus tard, accéder à Internet avec un modem.
Mais nous y reviendrons !
Le Natel : une histoire bien suisse !
Maintenant, parlons d'un mot qui a marqué plusieurs générations de Suisses.
Le Natel !
Alors, si vous dites à un Français qui ne connaît pas l'expression :
« Merde, j'ai perdu mon Natel ! »
Il risque de vous répondre :
« Pardon ? Ton quoi ? »
Ha ha ha !
Eh oui, chez nous, le terme Natel a longtemps désigné tout simplement le téléphone portable.
À l'origine, il s'agissait du nom du réseau de téléphonie automobile national des PTT suisses.
Le premier réseau Natel A a été mis en service en 1978. D'autres générations ont suivi, notamment les réseaux Natel B, Natel C, puis Natel D, qui a marqué le passage au GSM numérique.
Le terme Natel est ensuite devenu si courant qu'on l'utilisait même pour parler d'un Nokia, d'un Siemens ou d'un Motorola acheté chez un autre opérateur.
Aujourd'hui, on dit plus volontiers « portable » ou « smartphone », mais je connais encore des gens qui parlent de leur Natel.
Et moi aussi, il m'arrive d'utiliser ce mot !
L'Ericsson Natel C de mes parents
Mes parents avaient possédé un Ericsson de la génération Natel C.
Ce n'était déjà plus un énorme téléphone installé dans une voiture.
On pouvait le transporter et même le glisser dans une grande poche ou un sac à main.
Il possédait une antenne, un petit écran, un clavier numérique et quelques commandes assez imposantes.
Mais le détail dont je me souviens particulièrement, c'est la batterie.
Pour la recharger, il fallait la retirer du téléphone et la placer sur une base de chargement.
Pas question de brancher tranquillement un câble USB-C !
Quant aux sonneries, elles étaient franchement basiques.
Quelques signaux électroniques, et voilà.
Pas de mélodies fantaisistes ni de morceaux de musique.
Et pourtant, à l'époque, pouvoir emporter un téléphone avec soi était déjà quelque chose de formidable.
D'ailleurs, je me souviens encore de l'ancien numéro de cet appareil !
Je ne vais pas vous le recopier ici, mais cela montre à quel point certains numéros restent gravés dans la mémoire.
Ericsson, Motorola, Siemens et Sony Ericsson : chacun son style !
Ensuite, les téléphones mobiles se sont multipliés dans la famille.
Ma mère a notamment possédé un Ericsson bleu marine, probablement un T10, avec un petit écran et un clapet protégeant le clavier.
Mon père avait un Motorola StarTAC.
Ah, le StarTAC !
Un téléphone à clapet devenu emblématique.
Pour ouvrir celui de mon père, il fallait utiliser les deux mains.
Je me souviens également de l'époque où l'on changeait parfois de carte en fonction du pays dans lequel on voyageait, afin de pouvoir utiliser un autre abonnement ou un réseau adapté.
Puis sont arrivés les Siemens.
Ma mère a eu un C35, puis un C45. Nous avons également connu le M35, un modèle à la conception plus robuste.
Et il y avait les Sony Ericsson !
Ma mère a possédé un modèle à clapet rouge, avec deux écrans, probablement un Z600.
Elle a ensuite eu un W580i rose, un téléphone coulissant particulièrement reconnaissable.
Mon père, quant à lui, avait un Sony Ericsson assez curieux : la partie supérieure pivotait sur le côté pour découvrir le clavier.
C'était une autre manière de concevoir un téléphone !
À cette époque, les fabricants expérimentaient beaucoup.
Il y avait des clapets, des parties coulissantes, des mécanismes pivotants, des antennes, des coques interchangeables et toutes sortes de formes différentes.
Aujourd'hui, la plupart des smartphones se ressemblent davantage.
Certes, leurs possibilités sont extraordinaires, mais j'avoue que cette diversité mécanique avait quelque chose de sympathique.
Mon premier portable : le Nokia 8210
Et moi, dans tout cela ?
Mon premier téléphone portable personnel a été un Nokia 8210.
Je l'avais personnalisé avec une coque grise et un petit élément coulissant muni d'un microphone, qui protégeait le clavier.
C'était un appareil compact.
Mais je ne l'ai pas gardé très longtemps.
Pourquoi ?
Parce que son haut-parleur a rendu l'âme !
Sacrebleu !
J'ai donc dû changer de téléphone assez rapidement.
Et c'est ainsi qu'est arrivé le fameux Nokia 3310.
Le Nokia 3310 : des touches enfin plus agréables !
Avec le 3310, j'ai immédiatement apprécié le clavier.
Les touches étaient mieux espacées et plus faciles à distinguer.
Et pour une personne aveugle, ce n'était pas un détail !
À l'époque, les téléphones ne disposaient pas encore des lecteurs d'écran intégrés que nous connaissons aujourd'hui.
Je pouvais composer un numéro directement au clavier, mais parcourir librement tous les menus ou lire les SMS était une autre histoire.
Le 3310 m'a tout de même accompagné pendant un bon moment.
Il était pratique, agréable à manipuler et, contrairement à mon 8210, il n'a pas rapidement rendu l'âme.
Mais une autre révolution allait arriver.
Et celle-là, je ne suis pas près de l'oublier !
Nokia 3230 : enfin, je pouvais lire et écrire mes SMS !
Après le 3310, je suis passé assez rapidement au Nokia 3230.
Et celui-là, mesdames et messieurs, je l'ai adoré !
Il fonctionnait sous Symbian OS, avec la possibilité d'installer un lecteur d'écran comme TALKS ou Mobile Speak.
Personnellement, j'utilisais Mobile Speak.
Et là, quel changement !
Je pouvais enfin lire et écrire mes SMS moi-même !
Je pouvais accéder aux menus, consulter différentes informations, utiliser les fonctions du téléphone et même prendre des photos.
Cela peut paraître banal aujourd'hui, mais à l'époque, c'était une véritable révolution pour mon autonomie.
Bien entendu, il fallait payer.
Et pas qu'un peu !
D'après mes souvenirs, Mobile Speak coûtait environ 300 francs suisses, installation comprise, tandis que TALKS pouvait atteindre quelque 400 francs.
Et ces montants venaient s'ajouter au prix du téléphone !
Autrement dit, pour utiliser pleinement son appareil, une personne aveugle devait parfois dépenser plusieurs centaines de francs supplémentaires.
Mais quel plaisir de ne plus dépendre de quelqu'un pour lire un message !
Côté clavier, le Nokia 3230 était bien pensé. Ses touches étaient relativement petites, mais agréables à utiliser.
En revanche, pas question de profiter tranquillement du dictionnaire prédictif T9 avec ma configuration de Mobile Speak.
J'écrivais donc avec la saisie classique, en appuyant plusieurs fois sur les touches pour obtenir les lettres.
Et j'écrivais en toutes lettres !
Parce que les SMS du genre « c koi », « pk » et autres abréviations incompréhensibles, très peu pour moi !
Nom de bleu, ce n'est pas parce qu'on envoie un SMS qu'on doit massacrer le français !
Bon, chacun fait comme il veut, évidemment.
Mais moi, je préférais écrire correctement.
Le Nokia N70, puis le 6210 Navigator
Malheureusement, mon Nokia 3230 a connu une fin plutôt malheureuse.
Je l'ai fait tomber à l'eau !
Et non, il n'a pas particulièrement apprécié l'expérience.
Nous avons donc dû trouver une autre solution.
C'est ainsi que je suis passé au Nokia N70.
Toujours avec Mobile Speak.
J'ai conservé cet appareil assez longtemps, même si je trouvais ses touches trop petites.
Mais il a finalement connu, lui aussi, une fin peu glorieuse.
Cette fois, pas de baignade !
C'est une mise à jour qui lui a été fatale.
Heureusement, un copain possédait un Nokia 6210 Navigator dont il ne se servait plus.
Il me l'a vendu.
Et là, quel bonheur !
Un petit téléphone coulissant, simple, pratique, agréable à manipuler, avec un clavier physique et toujours Mobile Speak.
J'ai énormément aimé cet appareil.
Je l'ai d'ailleurs conservé jusqu'à aujourd'hui !
C'est dire si j'y tiens.
Mais en 2011, j'ai décidé de franchir une nouvelle étape.
2011 : l'iPhone 4 et l'ouverture sur le monde
À cette époque, j'avais envie de me mettre à la page.
J'ai donc acheté un iPhone 4.
Et je me suis retrouvé face à un écran tactile, sans le clavier physique auquel j'étais habitué.
Pourtant, il ne m'a fallu qu'une trentaine de secondes pour comprendre les principes de base de VoiceOver.
C'est un lecteur d'écran intégré aux appareils Apple.
Il permet notamment d'explorer l'écran au toucher, d'entendre les éléments sélectionnés et d'interagir avec eux grâce à différents gestes.
Avec le clavier tactile, j'ai également découvert une autre manière de saisir du texte.
On pouvait explorer les lettres, puis les sélectionner par double-tap.
Mais il existait aussi la saisie tactile, que je préfère encore aujourd'hui : on pose le doigt sur une lettre et on le relève pour la saisir.
Et surtout, avec l'iPhone, mon téléphone n'était plus simplement un outil permettant d'appeler ou d'envoyer des SMS.
J'avais accès à Internet, aux journaux, aux réseaux sociaux, à mes courriels et à une multitude d'applications.
J'avais littéralement un petit ordinateur accessible dans la poche !
Attention, les Nokia Symbian pouvaient déjà proposer Internet, des courriels et différentes applications.
Mais l'iPhone m'a permis de profiter beaucoup plus facilement et largement de toutes ces possibilités.
Et surtout, VoiceOver était déjà intégré : plus besoin d'acheter séparément une licence Mobile Speak ou TALKS.
Aujourd'hui, j'utilise toujours un iPhone, mais un modèle bien plus récent.
Et je ne regrette absolument pas cette évolution !
Le pager : cette petite bestiole que j'aurais adoré posséder !
Mais revenons à un appareil qui mérite lui aussi sa place dans notre histoire : le pager.
Ou, en français, le récepteur de radiomessagerie.
Ah, les pagers !
Je n'en ai malheureusement jamais possédé personnellement, mais j'en ai connu, notamment à l'Hôpital ophtalmique.
Je crois également que mon parrain, ou peut-être sa femme, en avait un.
Le principe était assez particulier.
On pouvait recevoir un signal d'appel, parfois accompagné d'un numéro ou d'un message, puis rappeler depuis un téléphone.
Imaginez-moi en classe, avec un pager accroché à la ceinture.
BIIIIP ! BIIIIP ! BIIIIP !
« Ah, nom de bleu ! Qui est-ce qui me cherche encore ? »
Je consulte le message.
« Ah, c'est ma mère ! Bon, maintenant, il faut trouver un téléphone pour la rappeler ! »
Ha ha ha !
Bon, attention : cette scène est imaginaire, puisque je n'ai jamais eu de pager à l'école.
Mais j'aurais adoré !
Et, aujourd'hui encore, je serais ravi d'en posséder un.
À une condition toutefois : qu'il soit accessible.
Parce qu'un appareil qui sonne pour m'annoncer un numéro que je ne peux pas lire, ça ne m'avancerait pas à grand-chose.
Il faudrait donc une lecture vocale du numéro ou du message reçu.
Certains pagers classiques affichaient seulement quelques chiffres, d'autres pouvaient recevoir des messages alphanumériques.
Il existait aussi des systèmes de radiomessagerie vocale, mais cela ne remplaçait pas nécessairement un véritable lecteur d'écran.
Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, les pagers n'ont pas totalement disparu. Certains services hospitaliers ou d'urgence utilisent encore des dispositifs de radiomessagerie, parfois en complément de moyens de communication plus modernes.
Comme quoi, une ancienne technologie peut encore rendre des services !
Swisscom, diAx, Orange : quand le réseau ne passait pas partout
Autrefois, le paysage de la téléphonie mobile suisse était bien différent.
Nous avions Swisscom, diAx et Orange Suisse.
Dans ma famille, nous étions chez Swisscom.
Aujourd'hui, je suis chez Sunrise, et je ne le regrette pas.
Mais à l'époque des premiers Natel, une chose était certaine : on n'avait pas du réseau partout !
Il fallait parfois chercher un endroit où le téléphone captait suffisamment pour passer un appel.
On se déplaçait un peu, on réessayait, puis on finissait parfois par trouver quelques précieuses barres de réseau.
« Ah, ça passe ici ! Bon, surtout, ne bouge plus ! »
Les réseaux se sont considérablement développés depuis, même si la couverture n'est pas absolument parfaite partout aujourd'hui.
Et les opérateurs ont également changé de nom.
diAx est devenu Sunrise après les réorganisations de l'époque, tandis qu'Orange Suisse est devenue Salt.
Toute une évolution !
Les cabines téléphoniques : pièces, cartes et Postcard !
Ah, les cabines téléphoniques !
J'en ai connu plusieurs, notamment au centre sportif d'Ovronnaz.
Je me souviens d'une cabine qui possédait, au départ, un téléphone à pièces avec un cadran rotatif.
Oui, oui !
Il fallait introduire ses pièces, composer son numéro et surveiller la durée de l'appel.
Puis sont arrivés les appareils à touches et les cartes téléphoniques.
Et ces cartes avaient quelque chose de sympathique.
Elles portaient souvent des illustrations, des photographies ou différents dessins.
On pouvait notamment trouver des cartes de 5 ou 10 francs.
Certaines personnes les collectionnaient.
Et sur des Publiphones plus récents, il était également possible d'utiliser des cartes de paiement, notamment la Postcard.
J'ai surtout connu les cabines fermées, celles dans lesquelles on entrait pour téléphoner.
Mais lorsque les cabines ont progressivement disparu, je n'en ai pas été particulièrement bouleversé.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que nous avions déjà des téléphones portables !
C'était donc une évolution assez logique.
Cela n'enlève rien au charme des anciens appareils ni au souvenir de leur fonctionnement.
Les annonces automatiques : parfois, quelle frayeur !
Et maintenant, parlons des voix du réseau téléphonique.
Parce que là aussi, j'ai quelques souvenirs !
Certaines annonces automatiques me faisaient franchement peur quand j'étais petit.
Par exemple :
« Prière de rappeler plus tard. L'abonné désiré n'est pas disponible. »
Ou encore :
« Ce numéro n'est pas valable. Veuillez consulter la liste des abonnés ou appeler le numéro 111. »
Ah, le 111 !
Les renseignements téléphoniques !
Ces annonces avaient un ton particulièrement officiel et impersonnel.
On aurait presque dit qu'on venait de commettre une faute grave simplement parce qu'on avait composé un mauvais numéro !
Ha ha ha !
Il ne faut toutefois pas confondre ces messages avec les répondeurs et les messageries vocales.
Les annonces automatiques du réseau servaient à signaler qu'un appel ne pouvait pas aboutir.
Le répondeur, lui, permettait d'enregistrer un message.
Puis les opérateurs ont proposé leurs propres messageries vocales, comme COMBOX chez Swisscom ou les services équivalents chez Sunrise et Salt.
Ce n'était pas tout à fait la même chose.
Et puis il y avait les tonalités.
Les bips courts et répétés indiquaient généralement que la ligne était occupée.
Les tonalités plus longues et espacées signalaient que l'appel avait été acheminé et que le correspondant était en train d'être appelé.
Il existait encore d'autres signaux, mais je ne prétends pas tous les connaître par cœur !
L'horloge parlante et les services téléphoniques
Ah, l'horloge parlante !
Qui se souvient du 161 ?
On composait le numéro et une voix annonçait l'heure.
« Au prochain top, il sera 15 heures, 5 minutes et 10 secondes… »
TOP !
Rien que d'y repenser, j'entends presque la voix !
Et les services téléphoniques ne se limitaient pas à l'heure.
Il y avait également les prévisions météorologiques, les informations routières, les résultats sportifs et différents services spécialisés.
On connaissait notamment le 162 pour la météo, le 163 pour les informations routières et le 164 pour des informations sportives.
Tous ces services n'ont pas nécessairement conservé leur fonctionnement historique, mais ils rappellent une époque où le téléphone permettait déjà d'obtenir des renseignements sans passer par Internet.
Aujourd'hui, nous ouvrons une application météo, un site d'informations ou un navigateur.
Autrefois, il suffisait parfois de composer trois chiffres !
Et cela me rappelle aussi les gros annuaires téléphoniques.
Chez nous, mes parents consultaient régulièrement le bottin, distribué par région.
Moi, je connaissais surtout les numéros par cœur.
C'était bien pratique, puisque les annuaires imprimés n'étaient pas directement accessibles pour moi.
Quand il a fallu changer la manière de composer les numéros
L'histoire de la téléphonie suisse, c'est également celle des numéros et des indicatifs.
Autrefois, pour certains appels locaux, il n'était pas nécessaire de composer systématiquement l'indicatif régional.
Puis les règles ont changé.
Le 29 mars 2002, la Suisse est passée à une numérotation fermée, imposant notamment la composition de l'indicatif pour les appels locaux sur le réseau fixe.
Cela a nécessité de modifier certaines habitudes.
Moi, je ne me souviens pas de toutes les étapes antérieures de la numérotation, mais je me rappelle que le changement avait été annoncé.
Et les anciens indicatifs suisses mériteraient presque un article à eux seuls !
Nous pourrions même prendre un personnage fictif, appelons-le Alphonse, pour expliquer comment on composait son numéro à différentes époques.
Mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, sinon nous allons nous lancer dans toute l'histoire du plan de numérotation suisse !
Et ça, nom de bleu, c'est encore un autre morceau !
Aujourd'hui, je garde mon téléphone fixe !
Nous voilà presque revenus à notre époque.
Aujourd'hui, j'utilise un iPhone moderne, avec VoiceOver, Internet, mes courriels, les réseaux sociaux et toutes sortes d'applications.
Mais j'aime toujours avoir un téléphone fixe.
J'ai notamment connu un Switel DECT, puis un Doro 214, et aujourd'hui un Geemarc, dont il faudra d'ailleurs que je vérifie le fonctionnement, puisqu'il commence à grésiller sérieusement.
Certains trouvent cela démodé.
Moi, j'aime tout simplement avoir un objet physique entre les mains.
Un combiné, des boutons, des commandes que l'on peut sentir au toucher.
Et je trouve cela parfaitement compatible avec l'utilisation d'un smartphone.
Je ne vais pas prétendre que tout était mieux avant.
Les téléphones modernes nous offrent des possibilités extraordinaires, particulièrement en matière d'accessibilité.
Il suffit de comparer les premières générations de Nokia, où il fallait acheter Mobile Speak plusieurs centaines de francs, avec les smartphones actuels et leurs lecteurs d'écran intégrés.
Mais il y a une chose que nous avons un peu perdue.
Nous ne connaissons presque plus les numéros de téléphone par cœur !
Aujourd'hui, on ouvre son répertoire, on sélectionne un nom et on lance l'appel.
C'est très pratique.
Mais combien d'entre nous connaissent encore le numéro de leurs copains ?
Autrefois, je composais les chiffres moi-même.
Je connaissais les numéros, je savais qui j'appelais et, avec un téléphone à cadran, chaque chiffre nécessitait un petit geste mécanique.
Aujourd'hui, tout cela se fait souvent automatiquement.
C'est un progrès, évidemment.
Mais j'avoue que le plaisir de faire tourner un cadran me manque un peu.
Alors, était-ce mieux avant ?
Je ne crois pas qu'il faille poser la question aussi simplement.
Les anciens téléphones avaient leur charme, leur robustesse pour certains, leurs commandes physiques et leurs mécanismes particuliers.
Mais ils avaient aussi leurs limites.
Les premiers Natel étaient coûteux, les réseaux ne couvraient pas partout, les batteries étaient moins pratiques et les téléphones mobiles étaient loin d'être entièrement accessibles.
Puis les lecteurs d'écran mobiles sont arrivés, avec TALKS et Mobile Speak.
Ils ont permis à des personnes aveugles comme moi de lire des SMS, d'en écrire, de parcourir les menus et de profiter davantage de leurs téléphones.
Enfin, les smartphones ont ouvert des possibilités encore plus vastes, avec Internet, les applications et des technologies d'assistance intégrées.
Alors non, je ne voudrais pas abandonner mon iPhone pour revenir définitivement à un Nokia 3310.
Mais si vous me proposez un téléphone à cadran que je peux faire fonctionner, je ne vais certainement pas refuser !
Et si quelqu'un invente un jour un bon vieux pager tout simple, avec de vrais boutons et une lecture vocale des messages, je serais probablement parmi les premiers intéressés !
Parce qu'on peut parfaitement apprécier les technologies modernes sans oublier les anciennes.
Et surtout, ce n'est pas parce qu'un appareil est vieux qu'il est forcément sans intérêt.
La preuve : mon Nokia 6210 Navigator est toujours là, et mon téléphone à cadran aussi !
Et vous, quels téléphones avez-vous connus ?
Maintenant, c'est à vous !
Avez-vous connu les téléphones à cadran, les combinés à clapet, les premiers Natel, les Nokia, les Siemens, les Ericsson ou les Motorola StarTAC ?
Avez-vous déjà utilisé un pager, un fax, une cabine téléphonique avec une carte à prépaiement ou les anciens services téléphoniques suisses ?
Peut-être possédez-vous encore un appareil de cette époque ?
Et surtout, y a-t-il un ancien téléphone que vous aimeriez retrouver ou remettre en service ?
Je serais ravi de lire vos souvenirs, vos anecdotes et vos avis !
Vous pouvez réagir directement dans les commentaires sous cet article, mais également sur Facebook, LinkedIn ou les autres plateformes où il sera partagé.
Vous pouvez aussi ne pas être d'accord avec moi. Au contraire, les échanges sont toujours intéressants lorsqu'ils restent respectueux !
Et si cet article vous a rappelé quelques bons souvenirs, n'hésitez pas à le partager avec vos proches, vos amis ou vos anciens collègues.
Peut-être qu'il réveillera chez eux le souvenir d'un vieux Nokia, d'une cabine téléphonique ou d'un fax particulièrement capricieux !
Merci à toutes celles et ceux qui prennent le temps de me lire.
À bientôt sur BlindPower pour de nouvelles découvertes et d'autres aventures !
Aveugle mais capable !
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Salut à tous ! Aujourd'hui, je vous propose de remonter le temps. Et pas qu'un peu ! Nous allons parler d'un objet que nous ut...
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